Accordd'entreprise "Convention SITA ITS" chez SITA IT SERVICES FRANCE. Cet accord signé entre la direction de SITA IT SERVICES FRANCE et le syndicat UNSA et CFDT le 2021-05-21 est le résultat de la négociation sur le télétravail ou home office, les augmentations de salaire (ou diminuton / gel des salaires), le temps-partiel, le systÚme de primes, les dispositifs
Passer au contenu Site de Julien Machillot info PrĂ©sentationAtelier archĂ©galitĂ©Meetic et MetooCours de philosophieCours de philosophie 2020Cours de philosophie 2018Cours de philosophie 2017Cours de philosophie 2016Livres en venteContact 0 Un seul crime, lâamour Ecrit philosophique de Julien Machillot Meetic et Metoo â 2020 Un seul crime, lâamour Titre du livre publiĂ© par Mary Letourneau et Vili Fualaau en 1998, aux Ă©ditions Fixot pour la traduction française A la fin des annĂ©es quatre-vingt-dix, une relation amoureuse entre une institutrice de 33 ans, Mary Kay Letourneau, et un jeune homme de 12 ans, Vili Fualaau, qui venait dâĂȘtre un de ses Ă©lĂšves, a dĂ©frayĂ© la chronique aux Etats-Unis. Cette histoire est apparue dans ce pays puritain au dernier degrĂ© comme un scandale bientĂŽt trĂšs largement connu, dont sâest lamentablement repue lâopinion pendant des mois. Lâimmense intĂ©rĂȘt de cette histoire â notamment lorsquâon sây intĂ©resse Ă lâaune du livre que Mary Kay, Vili Fualaau et la mĂšre de celui-ci, Soona Fualaau ont publiĂ© ensemble en 1998, aprĂšs le second procĂšs qui a envoyĂ© Mary Kay pour sept ans et demi en prison â est quâil sâagit dâune histoire dâamour Ă©vidente, parfaitement incontestable, qui de plus ne se prĂ©sente absolument pas comme une histoire de pĂ©dophilie. Je voudrais ici rendre compte de cette histoire oubliĂ©e en citant le plus possible le livre Ă©crit alors que Mary Kay Letourneau Ă©tait en prison, de façon Ă leur donner la parole. Ce qui est absolument terrible en ce moment est la façon dont le rĂ©el du dĂ©sir et des rencontres est recouvert par des propos extĂ©rieurs, par du bricolage idĂ©ologique totalement creux, la parole et la pensĂ©e des gens Ă©tant violemment niĂ©e, barrĂ©e, parfois par ceux-lĂ mĂȘme qui ont vĂ©cu une histoire et qui dĂ©cident rĂ©troactivement de la renier et de ne plus y voir quâun mal, corrompant par lĂ dĂ©finitivement la beautĂ© intrinsĂšque de ce qui avait pu avoir lieu. Je propose donc ici de mĂ©diter la possibilitĂ© radicale dâun amour vrai entre un adulte et un enfant. Que Mary nâĂ©tait absolument pas pĂ©dophile, nombre de ses propos lâatteste, et la mĂšre de Vili, Soona, en a elle-mĂȘme rapidement pris conscience En Ă©coutant Mary, jâai bien compris quâelle nâavait pas prĂ©mĂ©ditĂ© de se retrouver au lit avec mon fils. Elle nâavait pas du tout ce genre dâintention, mais voilĂ , une Ă©tincelle a allumĂ© le feu de bois, et une chose en amĂšne une autre. Jâignore ce qui sâest passĂ© dans sa tĂȘte, pour que ça arrive, tout ce que je sais, câest quâelle nâĂ©tait pas assez forte pour refuser ce que mon fils voulait dâelle. Et, Dieu me pardonne, quand il veut faire quelque chose, si je ne suis pas lĂ pour le surveiller, il le fait. » 42, 43 La raison de faire ressurgir cette histoire plus de vingt ans aprĂšs est quâil apparaĂźt vite quâĂ lâaune de celle-ci, la situation a empirĂ© au dernier degrĂ©, au point que le puritanisme amĂ©ricain est en passe, avec les mouvements fĂ©ministes actuels, de sâinstaller dĂ©finitivement en France. Alors quâelle Ă©tait en prison, Mary Kay a reçu un certain nombre de lettres Jâai reçu Ă©galement beaucoup de lettres et dâappels venant du monde entier et notamment dâEurope. Lâhistoire avait Ă©tĂ© publiĂ©e en France dans certains journaux, et en lâespace de quelques semaines jâai reçu une centaine de lettres de France. Pas une nâĂ©tait nĂ©gative Ă mon sujet. Chacun de mes correspondants mâapportait son soutien et pensait que jâĂ©tais victime dâune injustice. Il nây avait pas de lettres dâinjure⊠» Aujourdâhui, la situation semble avoir bien changĂ©, et pour le pire. Il est fort Ă parier que si cette histoire avait lieu actuellement, Mary Kay recevrait de France une centaine de lettres dâinsultes et non plus de soutien. Mary Kay Letourneau a grandi dans une famille amĂ©ricaine bourgeoise conservatrice, rĂ©publicaine et catholique. Son pĂšre, John Schmitz, pour qui elle a toujours vouĂ©e une grande admiration, nâĂ©tait pas tout Ă fait nâimporte qui aprĂšs avoir Ă©tĂ© membre du CongrĂšs sous Nixon, il sâest prĂ©sentĂ© aux Ă©lections prĂ©sidentielles amĂ©ricaines de 1972. RĂ©publicain trĂšs conservateur, un jour, Ă lâoccasion de la visite historique de Nixon en Chine, il a dĂ©clarĂ© quâil ne voyait pas dâobjection Ă ce que Nixon aille en Chine, sa seule objection Ă©tait quâil en revienne ». Quant Ă Mary Kay elle-mĂȘme, elle sâest trĂšs tĂŽt, dĂšs lâenfance, envisagĂ©e comme mĂšre et institutrice, ce quâelle est devenue. Elle a eu quatre enfants de Steve Letourneau, et est devenu institutrice. Il nâest peut-ĂȘtre pas inutile de souligner quâoutre son implication quasiment sans limite dans son travail auprĂšs des Ă©lĂšves, pour lesquels elle se dĂ©pensait sans compter, disposant dâune vaste expĂ©rience scolaire du fait des incessants dĂ©placements dus aux activitĂ©s politiques de son pĂšre durant toute son enfance, elle sâest forgĂ©e trĂšs tĂŽt une orientation et une conception trĂšs affirmative et engagĂ©e de son mĂ©tier dâinstitutrice. Un des points Ă©tait le suivant QuatriĂšmement mes plans Ă court terme pour une Ă©ducation rĂ©ussie comprennent des cours prĂ©paratoires en langue, une formation particuliĂšre pour les Ă©lĂšves douĂ©s âŠ. Je mâintĂ©resse beaucoup aux Ă©lĂšves qui possĂšdent des dons particuliers. Nombre de mauvais Ă©lĂšves sont douĂ©s dans des domaines non conventionnels, talents quâen ma qualitĂ© dâenseignante je peux repĂ©rer et encourager ». Vili Fualaau sera un cas typique de mauvais Ă©lĂšve » dont elle dĂ©cĂšlera des dons immenses, en particulier pour le dessin. Mais de tous les Ă©lĂšves quâelle a eu et auquel elle sâest consacrĂ©e pendant plusieurs annĂ©es, on sent que Vili est celui qui a poussĂ© son travail jusquâĂ son point dâimpossible, et cela a Ă©tĂ© la condition du basculement dans la rencontre amoureuse. Elle raconte la façon dont, dĂ©jĂ trĂšs fragilisĂ©e par lâĂ©chec total de son mariage, il lui arrivait de quitter sa classe en pleurant devant ses Ă©lĂšves, ne pouvant supporter les Ăąneries interminables de son Ă©lĂšve malgrĂ© tout son dĂ©vouement professionnel. Elle disait aussi jâai toujours pensĂ© que Vili serait un jour un grand artiste, peut-ĂȘtre mĂȘme le futur Picasso. Ce qui mâagaçait et me mettait parfois en colĂšre, câest que son parcours scolaire ne lâaidait pas ». Dâune certaine maniĂšre, la situation dâenseignement Ă©tait avec lui une situation Ă©vĂ©nementielle, oĂč lâenseignement est au bord du vide, confrontant lâenseignant Ă un choix tout Ă fait radical ou bien abandonner la partie, abandonner lâenfant Ă son sort, ou bien accepter de basculer dans un autre registre, complĂštement diffĂ©rent, capable de franchir lâobstacle, de forcer lâimpossible par la crĂ©ation dâune possibilitĂ© existentielle entiĂšrement neuve et insoupçonnĂ©e. Câest un point crucial Mary Kay nâest pas tombĂ©e amoureuse de son Ă©lĂšve parce quâelle Ă©tait sexuellement attirĂ©e par les enfants, mais prĂ©cisĂ©ment parce quâelle Ă©tait une vraie enseignante, une pĂ©dagogue hors pair. Sans cela, il est clair quâune femme de sa trempe ne se serait jamais aventurĂ©e dans une telle relation. Cependant, lâautre facteur dĂ©terminant a Ă©tĂ© lâĂ©chec de son mariage avec Steve Letourneau, quâelle raconte en dĂ©tail et sur lequel je ne mâattarderai pas, et donc le fait quâelle se soit Ă cette occasion dĂ©couverte une question mĂ©taphysique » commune avec celle de Vili Fualaau oĂč mĂšne le chemin ? ». La difficultĂ© dâorienter Vili dans lâexistence se nouait intimement avec sa propre dĂ©sorientation existentielle. Au-delĂ de son enseignement, câĂ©tait donc en quelque sorte sa vie entiĂšre qui se retrouvait dâune certaine maniĂšre au bord du vide ». Le destin de Vili Fualaau est lui-mĂȘme trĂšs singulier. Il raconte que lui et toute sa famille sont des Samoans, des PolynĂ©siens amĂ©ricains, mĂȘme sâil est nĂ© Ă HawaĂŻ, oĂč sa mĂšre a grandi. Sa mĂšre est venue vivre aux Etats-Unis aprĂšs avoir quittĂ© son mari. Ici Ă Seattle, la communautĂ© sâest installĂ©e surtout en banlieue sud, prĂšs des usines Boeing, dans des quartiers comme Burien et White Center qui sont trĂšs proches lâun de lâautre. Je ne crois pas que nous ressemblons aux autres habitants des Ăźles du Pacifique Sud, ou aux Asiatiques, qui eux aussi vivent en communautĂ© Ă Seattle, comme les Cambodgiens, les Vietnamiens ou les Philippins. Ils ont toujours lâair de se battre entre eux ces types. Les Samoans, eux, forment une vraie communautĂ© soudĂ©e et fraternelle. Tout le monde sait que les Samoans sont des types costauds, et personne va leur chercher de crosse. On appelle Hood » le coin oĂč nous vivons. Un raccourci de neighborhood en amĂ©ricain. Ce nâest pas vraiment un ghetto, ou un endroit de ce genre, mais il y a des gangs et tout ça, et chacun a son propre territoire dans le Hood ». Le mien sâappelle Roxbury Hood », un genre de banlieue ouvriĂšre, oĂč lâon trouve beaucoup dâethnies diffĂ©rentes. Il y a des gens qui louent leur maison, pas trĂšs cher, mais aussi beaucoup de gens propriĂ©taires. Des gangs se sont formĂ©s dans le coin, câest comme ça quâon se sent forts. Il se passe des tas de trucs dans le Hood », des vols de voiture, de magasins, des bagarres, toutes ces choses. JâĂ©tais dans un gang qui piquait des bagnoles, Ă un moment, juste pour rouler avec pendant quelques jours. Si des concurrents Ă©trangers se pointent dans le quartier, ou mĂȘme des flics, on est trĂšs vite au courant, on surveille. Si un autre gang essayait de sâinstaller dans le Hood », il y aurait sĂ»rement de la bagarre. Mais je ne crois pas que ce soit dĂ©jĂ arrivĂ©. Parfois les choses peuvent tourner Ă la violence, mais ce nâest pas souvent, quoique, une fois, jâĂ©tais dans une voiture, et quelquâun a carrĂ©ment tirĂ© dessus. Ce sont des jeunes pour la plupart, mais quand on a vingt et un ans ou plus, on peut tomber dans le vol Ă main armĂ©e, la drogue et mĂȘme se retrouver mort. Câest ça grandir dans le Hood ». MalgrĂ© tout ça je prĂ©fĂšre grandir ici que dans des quartiers de Blancs, comme Bellevue ou Renton, lĂ oĂč sont les gosses de riches. Câest pas une histoire de racisme, parce que dans les gangs que je frĂ©quente, il y a aussi des Blancs, comme mon copain Chris. Mais il vaut mieux grandir dans le Hood », moi je dis que ça ouvre les yeux dâun mec vite fait, alors que si on grandit dans les quartiers riches, on est des singes, on apprend rien sur la façon dont le monde tourne. Câest ce que je pense. Des fois on descend en ville, juste rigoler aprĂšs les singes, ces jeune Blancs gosses de riches, rien que des nuls. Quand on est arrivĂ©s ici, jâavais environ quatre ans, et maman Ă©tait seule pour Ă©lever et nourrir quatre gosses. La maison Ă©tait toujours emplie de monde, des tantes, des oncles, des cousins, des amis. Maman travaillait tout le temps dehors, et il fallait presque que je me dĂ©brouille tout seul Ă mon Ăąge. Ăa mâa fait grandir vite. Il y avait des jours oĂč la maison Ă©tait tellement pleine de monde, quâon entendait discuter et crier et rĂąler dans tous les coins. Jâaurais bien voulu me trouver un endroit pour dessiner tranquillement. Jâai commencĂ© Ă dessiner tout ce qui me passait par la tĂȘte, quand on est venus de Hawaii. Je fais ça facilement, et les gens disent toujours que câest super. Je sais que câest bien, et que jâai un vrai talent, pas seulement parce que les gens le disent, mais parce que je regarde aussi ce que font les autres artistes, et bien souvent je trouve ça nul. » 61-62 Le rapport Ă son pĂšre, avant dâen ĂȘtre sĂ©parĂ©, Ă©tait fait Ă la fois de haine et dâadmiration. Haine contre sa violence, mais admiration envers un homme qui lui paraissait ĂȘtre un chef important de lâĂźle, un chef de gang ou de mafia. Il lâa en fait trĂšs peu connu, sa mĂšre Soona sâĂ©tant sĂ©parĂ©e de lui pour Ă©chapper Ă sa violence je crois bien quâil Ă©tait dans le trafic des drogues, il devait livrer par-ci par-lĂ , brutaliser et cogner les gens et tout ça. Il avait lâair de tout contrĂŽler sur cette putain dâĂźle dâHawaii. Je suppose que jâai dĂ» fantasmer sur lui, je croyais que câĂ©tait quelquâun Ă qui il fallait ressembler. Je me souviens quâune fois, on Ă©tait sur la plage et mon frĂšre Perry sâest fait prendre par un mauvais courant, il Ă©tait entraĂźnĂ© de force. Mon pĂšre a foncĂ© dans les vagues, il lâa arrachĂ© de lâeau comme un rien. Ce jour-lĂ , il a sauvĂ© Perry de la noyade. Je suis retournĂ© Ă Hawaii depuis, la famille mâa aidĂ© Ă remplir un peu les trous Ă propos de mon pĂšre, moi je savais pas vraiment qui câĂ©tait. Il paraĂźt que câĂ©tait un sale mec finalement, quâil Ă©tait tout le temps en prison, et en plus quâil y a fumĂ© du crack. Un truc que jâaime pas du tout. » La figure dĂ©terminante de la vie de lâenfant Vili a Ă©tĂ© non son pĂšre, mais sa mĂšre, Soona, que manifestement il aimait, respectait et craignait tout Ă la fois. Figure dâautoritĂ© et figure centrale de la famille. Les choses sâĂ©claircissent dans le rĂ©cit que fait Mary du temps qui a suivi lâaccouchement, Ă lâhĂŽpital Quelques temps plus tard, jâai eu lâimpression que le peuple samoan tout entier surgissait dans ma chambre. Soona, Leni et Seni, la sĆur et la tante de Vili, sont arrivĂ©s. Lâambiance dans la chambre a aussitĂŽt changĂ©. Vili, rĂ©fugiĂ© prĂšs de la fenĂȘtre, sâest fait tout petit sur sa chaise, tandis que Soona occupait le centre de la scĂšne, installĂ©e dans un rocking-chair, le bĂ©bĂ© dans les bras. La maniĂšre dont Vili se rapetissait ainsi devant sa mĂšre me contrariait. Les Samoans ont, il me semble, un systĂšme matriarcal qui Ă©crase les hommes. Voir lâĂȘtre que lâon aime se retrouver brusquement dans cette situation est assez bouleversant. On avait dĂ©libĂ©rĂ©ment mis de cĂŽtĂ© Vili, tassĂ© sur sa chaise contre la fenĂȘtre, et sa mĂšre avait pris la situation en main. Heureusement, nous avions eu le temps dâĂȘtre un peu seul, Vili avait pu prendre le bĂ©bĂ© dans ses bras et lui parler comme un pĂšre. » 247 Mais le plus intĂ©ressant est le rapport de Soona Ă son fils. Câest dâelle que lui vient son surnom de Bouddha, et elle a trĂšs tĂŽt considĂ©rĂ© que Vili Ă©tait une vieille Ăąme dans un jeune corps ». Soona tient son fils pour responsable de ce qui sâest passĂ© avec Mary. Or, quâune mĂšre puisse tenir son fils mineur pour responsable de sa relation avec une femme adulte est dĂ©terminant, car cela signifie la possibilitĂ© de lâamour aux yeux de la mĂšre elle-mĂȘme, ou plus prĂ©cisĂ©ment la capacitĂ© dâĂȘtre sujet dans le registre de lâamour. Bien sĂ»r, cela ne va pas au dĂ©part sans une profonde incomprĂ©hension, mais elle finit par lâaccepter, et par se rallier Ă lâamour de Mary et Vili contre la loi et le jugement Soona Il y a une pĂ©riode oĂč jâaurais volontiers Ă©tranglĂ© Mary pour ce quâelle avait fait. Dâabord, je ressentais de la colĂšre en tant que mĂšre, elle avait trompĂ© la confiance que jâavais en elle. Non seulement Mary est aussi une mĂšre, mais nom dâun chien, elle Ă©tait lâinstitutrice de Vili ! Pourtant aujourdâhui, assise sur ce banc de la salle dâaudience, je la regarde et jâai envie de lui tendre les bras. Si je pouvais seulement ĂȘtre Ă ses cĂŽtĂ©s et lui montrer que je la soutiens. Si je pouvais mâavancer pour lâembrasser devant tous ces gens, la rassurer, lui dire que tout ira bien. Je sais bien pourtant, au fond de moi, que rien nâira bien, quâelle va les prendre, ces sept ans et demi de prison, mais ça ne fait rien, elle a mon soutien, et jâaurais voulu montrer aux autres quâils auront beau lâenfermer, la punir autant quâils voudront, mon cĆur est avec elle, et je ne ressens plus aucune colĂšre envers elle. Je suis sincĂšrement dĂ©solĂ©e Ă prĂ©sent, je mâen veux de ne pas avoir le cran de la prendre dans mes bras, lĂ , devant tout le monde. Je crains tous ces journalistes, et leurs rĂ©actions. Beaucoup ont dĂ©jĂ entendu parler de moi, ils connaissent mon nom, mais personne ne connaĂźt mon visage, et il vaut mieux que ça reste ainsi. En allant au tribunal ce matin, je me demandais encore comment je rĂ©agirais vis-Ă -vis de Mary. La colĂšre ou le pardon ? Je nâĂ©tais sĂ»re de rien, jusquâau moment oĂč je lâai vue arriver dans la salle dâaudience, avec ses boucles blondes, ses grands yeux dâenfant Ă©carquillĂ©s, lâair tellement perdu et dĂ©sorientĂ©. A cette minute jâai compris que mon cĆur Ă©tait avec elle. Je me suis assise dans un coin, loin des regards insistants des journalistes, en essayant de contenir ma rage aprĂšs eux⊠Câest la maniĂšre dont il la traite qui me met en rogne. Je suis une femme simple, je comprends des choses simples. Et ce que jâentends ici ne me plaĂźt pas. La cour dit quâelle a commis un crime. Le viol de mon fils, quâils disent, mais moi je nâai jamais vu ça comme un viol. Ou alors ce viol est une drĂŽle de chose. Jâai toujours cru que le viol, câĂ©tait prendre quelquâun contre sa volontĂ©. Et quâest-ce quâon a dans cette histoire ? On a deux parties consentantes, deux personnes conscientes de ce qui sâest passĂ© entre eux, et qui le dĂ©siraient. Je sais bien, moi, que ce nâest pas un viol, et Dieu le sait aussi. SĂ»r que câĂ©tait un adultĂšre, ça, je ne peux pas dire le contraire, mais pas un viol ! Ils ne connaissent pas mon fils ! En Ă©coutant les avocats et le juge, les choses se compliquent encore dans ma tĂȘte. Je finis par me demander Ă quoi servent nos lois. Jâai toujours pensĂ© quâelles Ă©taient faites pour nous protĂ©ger, mĂȘme si je sais quâil est impossible de traiter chaque cas sĂ©parĂ©ment, de lâexaminer individuellement, selon ses caractĂ©ristiques propres. Mais il faudrait aussi admettre que certaines choses sont particuliĂšres dans la vie. On ne peut pas toujours suivre la loi Ă la lettre. A mon avis, câest le cas pour Mary et Vili. CâĂ©tait un mercredi, quand les policiers mâont appelĂ©e pour la premiĂšre fois Ă cause de tout ça. Le lendemain, ils arrĂȘtaient Mary et lâinculpaient. Un tas de gens voyaient le problĂšme diffĂ©remment, chacun avait son idĂ©e, et moi, jâavais dĂ©jĂ les idĂ©es confuses, tout embrouillĂ©es. Quand il se passe quelque chose, je tente toujours de comprendre par moi-mĂȘme comment câest arrivĂ©, et pourquoi. Câest ce que jâai essayĂ© de faire. Jâai tĂ©lĂ©phonĂ© Ă Mary pour quâon se rencontre quelque part dans la marina, un endroit Ă peu prĂšs tranquille. Câest assez drĂŽle, car jâai appris plus tard que câĂ©tait lĂ que Vili et elle se rencontraient souvent. Jâavais dĂ©cidĂ© dâemmener une amie avec moi pour ce rendez-vous. A cause de lâĂ©tat dâesprit dans lequel jâĂ©tais Ă ce moment-lĂ , en colĂšre, inquiĂšte, et aussi parce que je ne savais pas comment les choses allaient tourner. On est arrivĂ©es Ă la marina vers 9 heures du soir, il faisait dĂ©jĂ sombre, Mary Ă©tait en retard, et quand elle sâest enfin montrĂ©e, le parking Ă©tait dĂ©jĂ fermĂ©. Nous sommes allĂ©es de lâautre cĂŽtĂ© de la route, dans le parking du restaurant, chez Anthony. Il y avait beaucoup de monde, avec tous ces gens qui entraient et sortaient, et personne ne nous a prĂȘtĂ© attention. On est restĂ©es dans la voiture de mon amie, pour discuter. Je nâavais vraiment quâune seule question Ă lui poser Pourquoi ? » Et je lâai rĂ©pĂ©tĂ©e plusieurs fois Dis-moi seulement pourquoi câest arrivĂ©, Mary ? Lâambiance a chauffĂ© par moments, quand jâĂ©levais la voix. Parce quâelle me parlait dâamour, et de son intime conviction, au plus profond de son Ăąme⊠Moi, je nâĂ©tais pas lĂ pour entendre ces salades. Je lui rĂ©pĂ©tais Non, Mary, dis-moi pourquoi, câest tout. Dis-moi comment câest arrivĂ© ! Elle Ă©tait incapable de me fournir une explication, et jusquâĂ ce jour, alors que le tribunal va lâenvoyer en prison pour la deuxiĂšme fois, pour sept ans et demi, elle ne mâa toujours pas dit pourquoi. Ce soir-lĂ , recroquevillĂ©e dans la voiture sur le siĂšge du passager, Mary mâa fait pitiĂ©, elle Ă©tait pathĂ©tique, enfantine, Ă sangloter en marmonnant tous ces trucs sur lâamour et le reste. Jâai essayĂ© de mây prendre autrement Pourquoi tu nâes pas venue me voir ? On aurait pu sâen sortir ensemble ! Jâaurais peut-ĂȘtre piquĂ© une colĂšre, fulminĂ© aprĂšs vous deux, sĂ»rement mĂȘme, mais ça ne serait pas sorti de ma maison ! On se serait dĂ©brouillĂ©es, on aurait trouvĂ© une solution. CâĂ©tait la meilleure façon de faire, jâen suis toujours persuadĂ©e. » 9-11 Elle ajoute Je lui disais tout ça, et elle hochait la tĂȘte, en mâimplorant toujours de comprendre que lâamour quâils avaient lâun pour lâautre Ă©tait exceptionnel. Ăa mâa fichue en rogne Ă nouveau, jâavais pas besoin de ce genre de parenthĂšse romantique pour le moment ! Comme tout le monde, comme nâimporte qui, je ne voyais que le problĂšme de lâĂąge. Mary, il faut que tu regardes les choses en face, câest un gosse de treize ans ! Et tu es une femme mariĂ©e, avec un tas de gosses dĂ©jĂ . Tâas un fils qui a pratiquement le mĂȘme Ăąge que Vili⊠Mais elle arrĂȘtait pas de dire Je sais, je sais, je sais⊠Câest toi la plus vieille dans tout ça, tu le savais bien, tu nâaurais pas dĂ» te laisser faire⊠dis-le moi maintenant, de mĂšre Ă mĂšre, entre quatre yeux, hein ? Pourquoi ? Pourquoi câest arrivĂ© ? On est restĂ©es lĂ dans la voiture, peut-ĂȘtre deux heures, et je nâai pas eu de rĂ©ponse. Mais au moment de la quitter, mĂȘme si mon cĆur ne comprenait toujours pas, jâavoue quâil lui avait au moins pardonnĂ©. Une mĂšre ne peut que prier quand son enfant aime vĂ©ritablement celui ou celle quâil a choisi. Pour que leur union ne soit pas superficielle, mais basĂ©e sur des sentiments profonds, sur ce quâils peuvent sâapporter lâun Ă lâautre. Et je commençais Ă comprendre quâelle aimait vraiment mon fils, mĂȘme sâil nâavait que treize ans. Jâai toujours dit, et je lâai rĂ©pĂ©tĂ© bien des fois depuis, Vili, câest une vieille Ăąme dans un jeune corps ». Et Mary lâa en quelque sorte prouvĂ©. ⊠A prĂ©sent, je vais ĂȘtre tĂ©moin, dans cette cour, dâune parodie de justice. Je ne suis venue lĂ que parce que lâavenir des enfants me concerne. Dâabord, il y a Audrey, le bĂ©bĂ© de Mary et Vili. Ma prĂ©occupation est quâelle devra grandir sans connaĂźtre sa mĂšre. Les autres enfants de Mary, qui sont avec leur pĂšre, auront tous des souvenirs de Mary en tant que mĂšre, ils auront toujours des petites choses en commun, des choses faites ensemble, des images dâenfance. Mais les souvenirs dâAudrey ne viendront que de sa grand-mĂšre, de son arriĂšre-grand-mĂšre et de la famille de son pĂšre. Dans le meilleur des cas, elle ne saura que peu de choses Ă propos de sa mĂšre. Jâai bien essayĂ© de convaincre les gens de la prison de me laisser lui emmener lâenfant, mais ils se sont montrĂ©s inflexibles. Ne voient-ils pas quâils sont tout simplement en train de dĂ©possĂ©der une petite fille de sa mĂšre ? Le silence est pesant. Au moment oĂč le juge Ă©nonce la sentence, je suis sous le choc. A ce moment prĂ©cis, je voudrais ĂȘtre avec elle. Jâavais beau mâattendre Ă ce quâelle Ă©cope des sept ans et demi quâon lui avait promis la premiĂšre fois, jâavais malgrĂ© tout gardĂ© un petit espoir et je suis triste pour Mary Ă prĂ©sent. Je suis triste aussi pour tous ceux qui sont embarquĂ©s dans ce pĂ©trin. Pour elle, pour sa famille, son avocat, mon fils, ma petite-fille, et ses quatre autres enfants. La seule personne pour laquelle je ne ressens rien, câest son mari. Mais pour Mary, câest comme si quelquâun de ma famille venait de mourir. Câest tellement dommage, elle avait tant de cartes en main, et elle a tout perdu. Elle a dĂ©jĂ sacrifiĂ© sa libertĂ© une fois et, pour la retrouver, elle devait dĂ©jĂ payer un certain prix ne plus revoir mon fils et ses enfants. Je pense que Mary sâĂ©tait dit que, mĂȘme hors de prison, elle resterait une prisonniĂšre, car le prix quâon lui demandait, en particulier de ne plus revoir ses propres enfants, Ă©tait bien trop Ă©levĂ©. Ăa, je peux dire que je nâarrive pas Ă y croire ! MĂȘme un meurtrier a le droit de voir ses gosses, un meurtrier peut coller les photos de tous ceux quâil aime sur les murs de sa cellule. Pas Mary. Si un mari tue sa femme, il a toujours le droit de voir ses enfants, et il a le droit de les retrouver dĂšs lâinstant oĂč il sort de prison. Pas Mary. La loi, dans sa grande sagesse, a dĂ©cidĂ© quâelle nâĂ©tait pas capable de voir ses enfants et Vili sans leur faire de mal, alors quâelle les aime du fond du cĆur. » 41-44 On voit bien, si on laisse pour lâinstant de cĂŽtĂ© la question de la justice et de la loi, que la difficultĂ© pour Soona est quâelle ne peut que se convertir Ă lâamour de son fils sans jamais avoir la rĂ©ponse Ă sa question pourquoi ? », pour la simple et bonne raison que lâamour est sans pourquoi. Lâamour est en quelque sorte comme la rose de la sentence mystique dâAngelus Silesius que commente longuement Heidegger dans Le principe de raison La rose est sans pourquoi, fleurit parce quâelle fleurit, Nâa souci dâelle-mĂȘme, ne dĂ©sire ĂȘtre vue ». 104 Lâamour est sans pourquoi, il ne saurait relever dâaucun principe de raison suffisante, puisque son origine est Ă©vĂ©nementielle et bouleverse la ligne de partage entre le possible et lâimpossible. Lâabsence de pourquoi caractĂ©rise certainement tout Ă la fois ce quâil y a de meilleur et ce quâil y a de pire dans la vie humaine. Aux antipodes de lâincomprĂ©hension de Soona, on trouve lâhistoire racontĂ©e par Primo Levi dans Si câest un homme, au moment oĂč il dĂ©couvre en tant que dĂ©tenu juif le camp de concentration et dâextermination dâAuschwitz Et justement, poussĂ© par la soif, jâavise un beau glaçon sur lâappui extĂ©rieur dâune fenĂȘtre. Jâouvre, et je nâai pas plus tĂŽt dĂ©tachĂ© le glaçon, quâun grand et gros gaillard qui faisait les cent pas dehors vient Ă moi et me lâarrache brutalement. Warum ? » dis-je, dans mon allemand hĂ©sitant. Hier ist kein warum » ici il nây a pas de pourquoi, me rĂ©pond-il en me repoussant rudement Ă lâintĂ©rieur. Lâexplication est monstrueuse, mais simple en ce lieu, tout est interdit, non certes pour des raisons inconnues, mais bien parce que câest lĂ prĂ©cisĂ©ment toute la raison dâĂȘtre du Lager. Si nous voulons y vivre, il nous faudra le comprendre, et vite. » 29 On voit la diffĂ©rence entre le bon et le mauvais sans pourquoi » le mauvais consiste en la prescription dâun nouvel interdit Ă©tendant le champ de lâimpossible et Ă©crasant la vie humaine, tandis que le bon sans pourquoi » consiste Ă transgresser un interdit afin de forcer lâimpossible vers la crĂ©ation dâune possibilitĂ© nouvelle rendant la vie humaine plus vaste et plus haute. Par ailleurs, Soona a parfaitement raison de considĂ©rer son fils comme ayant Ă©tĂ© Ă lâinitiative de la rencontre amoureuse. Mary le rĂ©sume trĂšs bien Ce jour-lĂ , dans ma voiture, jâĂ©tais face Ă lâincertitude totale quant Ă mon avenir, et je songeais Ă Vili Fualaau. Jâaimais vivre seule, cela mâarrivait parfois, jâĂ©tais parfaitement heureuse de lâexistence elle-mĂȘme, de mon rĂŽle de mĂšre et dâenseignante. Je ne songeais nullement Ă rencontrer un partenaire. Je ne cherchais rien, jusquâĂ ce que je sois brutalement accostĂ©e par Vili. A prĂ©sent, je nâavais plus beaucoup de chance dây Ă©chapper. JâĂ©tais lĂ , dans ma voiture, hĂ©bĂ©tĂ©e. Mais aussi la tĂȘte pleine dâincrĂ©dulitĂ© et de colĂšre. Car je savais intimement, Ă ce moment-lĂ , quâil Ă©tait devenu mon compagnon pour la vie, et jâespĂ©rais ĂȘtre sa compagne. Mais nous Ă©tions trop amoureux, et je sentais surtout que les rĂšgles de la sociĂ©tĂ© contemporaine allaient nous perdre et nous blesser. Je savais que nous venions de franchir une barriĂšre dĂ©terminante dans notre relation. » 138 Tout cela place Vili Ă des annĂ©es lumiĂšres de toute considĂ©ration en termes de victime traumatisĂ©e » ! Du reste, le meilleur moyen de sâen rendre compte, câest de lâĂ©couter et de juger sur piĂšce. VoilĂ comment il raconte sa premiĂšre rencontre avec la police, liĂ©e Ă cette affaire Vili Les flics se sont pointĂ©s Ă lâĂ©cole pour venir me chercher. Jâavais sĂ©chĂ© un cours, pour aller fumer dans les toilettes, en sortant je suis tombĂ© sur la principale, Mme Baily, et une autre femme que je connaissais pas. Oh ! Vili ! Justement nous te cherchions. Merde. Jâallais me faire gauler pour avoir sĂ©chĂ© le cours. On sâest tous retrouvĂ©s dans le bureau du conseiller dâĂ©ducation, Ă cĂŽtĂ© de celui de la principale. Ăa avait lâair sĂ©rieux. Jâattendais que les emmerdements me tombent dessus. Et voilĂ que cette bonne femme dit quâelle est inspectrice. LĂ , je me demande ce que jâai bien pu faire⊠Un truc que jâaurai oubliĂ©, ou alors jâai pas eu de bol, on mâaura vu fumer aux alentours de lâĂ©cole⊠Je pensais vraiment quâelle Ă©tait venue me coincer pour un truc de ce genre, mais la voilĂ qui me balance aussi sec de ne pas me faire du souci et que jâai pas dâennuis⊠LĂ , je me demandais encore plus ce qui se passait. Jâai bien pensĂ© Ă Mary, mais sans y croire vraiment, jusquâĂ ce quâelle me demande Tu connais Mme Letourneau ? Evidemment⊠voilĂ pourquoi elle Ă©tait lĂ . Ăa mâa scandalisĂ©. Je connais pas de grands mots pour le dire scandalisĂ© ! Cette espĂšce de tordue de flic, ce rat humain avec ses petits yeux vicelards, ses grandes oreilles et son nez de fouine ! Elle posait la question mine de rien si je connaissais Mary ! Et elle raconte quâelle est dĂ©jĂ au courant de notre liaison, et de toute lâaffaire sexuelle. Putain, jâavais la trouille ! Je savais que Mary pouvait aller en prison, Ă cause de notre diffĂ©rence dâĂąge. La flic a dit quâelle sâappelait Maley, et elle sâest mise Ă faire la gentille avec moi, polie et attentive, comme si jâĂ©tais malade. Elle mâa emmenĂ© comme ça, dans sa voiture, jusquâau poste de police du centre-ville. Elle avait mĂȘme pas prĂ©venu ma mĂšre ni rien, et pendant le trajet elle sâest mise Ă vouloir discuter de mon cas » et Ă me demander des trucs du genre Est-ce que Mary tâa manipulĂ© ? », Est-ce quâelle tâa forcĂ© Ă faire des choses avec elle ? » Jâavais beau lui dire quâil nây avait rien de tout ça dans lâhistoire, elle marmonnait et elle arrĂȘtait pas de mâinterroger. Elle voulait absolument que Mary mâait forcĂ© Ă faire lâamour. Et moi je rĂ©pĂ©tais Mais non⊠Non⊠et non. » Elle me traitait comme un gosse de cinq ans ! Elle me parlait comme Ă un mĂŽme ! Elle se foutait de moi ou quoi ? On est arrivĂ© au poste, on sâest assis Ă son bureau, et lĂ elle a tĂ©lĂ©phonĂ© Ă ma mĂšre pour tout lui raconter sur Mary. Elle en dĂ©bitait, des conneries ! Et moi je me disais GagnĂ© ! Merci, salope ! Merci ! GrĂące Ă toi je vais me faire botter le cul Ă la maison. » AprĂšs ça, elle a demandĂ© si je voulais rentrer chez moi, ou quâon mâemmĂšne quelque part ailleurs. Jâai rĂ©pondu ailleurs, je voulais pas rentrer Ă la maison. AprĂšs ça, elle a dit quâelle me ramĂšnerait quand mĂȘme chez moi, mais quâelle avait encore quelques questions Ă poser Ă ma mĂšre. Elle les a posĂ©es. Pendant ce temps-lĂ je me demandais ce qui sâĂ©tait passĂ©. Quâest-ce qui avait bien pu arriver Ă Mary ? JâĂ©tais vachement inquiet que Mary ait fait une connerie, se suicider ou un truc comme ça. La flic Maley avait bien vu que ça mâembĂȘtait quâelle ait appelĂ© ma mĂšre, alors elle a dit que si elle me battait elle aurait des problĂšmes, donc quâelle nâavait pas intĂ©rĂȘt Ă me toucher. Ouais⊠super ! Encore merci ! AprĂšs son coup de fil, elle a demandĂ© si jâavais faim, et elle mâa emmenĂ© dans un restaurant chinois. LĂ , elle a commencĂ© Ă me raconter quâelle avait dĂ©jĂ eu Ă sâoccuper de cas de mineurs comme le mien. Puis elle a dit Est-ce que tu veux que tout ça sâarrĂȘte ? LĂ , jâĂ©tais pas sĂ»r de ce quâelle voulait dire. Que sâarrĂȘte ma liaison avec Mary ou quâelle arrĂȘte de me gonfler avec ses questions ? Alors jâai rĂ©pondu Ouais. » Au hasard. Je savais plus oĂč jâen Ă©tais, et ce qui attendait Mary. On mangeait, elle Ă©tait en train de poser encore des questions sur Mary, et tout Ă coup elle demande un truc complĂštement bizarre. Est-ce que tu pourrais avoir une relation avec une femme comme moi ? Alors là ⊠jâai seulement rĂ©pondu que je savais pas⊠Jâaurais bien dit carrĂ©ment Non », mais je voulais pas la mettre en rogne. AprĂšs ça on est retournĂ©s Ă son bureau. Chaque fois que jâessayais de lui expliquer ma liaison avec Mary, elle mâinterrompait Incident » avec Mary. Elle voulait pas du mot liaison ». Mais ça voulait dire quoi incident » ? On a un incident, avec une femme ? Elle tournait comme ça autour de petits dĂ©tails, et Ă un moment elle a demandĂ© Est-ce quâelle a essayĂ© de tâenlever tes vĂȘtements ? Je me rappelle pas. Jâen avais marre. Je voulais plus parler Ă cette femme, plus rien lui dire. Mais elle continuait Est-ce que Mary tâa forcĂ© Ă faire quelque chose ? Sais-tu ce que signifie rapports sexuels » ? Combien de fois lâas-tu fait avec Mary ? Ăa me paraissait un chiffre raisonnable. Jâai pas dit zĂ©ro, parce que Mary Ă©tait enceinte et quâils auraient fait un test pour savoir de qui Ă©tait le bĂ©bĂ©. Mais je lui ai pas dit la vĂ©ritĂ© non plus, la vĂ©ritĂ© câest entre deux et trois cents fois. Parce que jâavais peur quâon lui colle des charges en plus, et quâon lâenferme pour le restant de sa vie. Je savais que câĂ©tait dĂ©jĂ sĂ©rieux, mais si notre liaison nâavait pas lâair normale pour les autres, alors lĂ , ça deviendrait vraiment grave pour elle. Six, je trouvais que ça avait lâair normal, moi. Pendant quatre, cinq, peut-ĂȘtre six heures je suis restĂ© lĂ Ă me faire chier avec cette flic. Jâaurais voulu ĂȘtre ailleurs, jâen avais marre quâelle me pose tout le temps les mĂȘmes questions sur les mĂȘmes trucs. Jâen suis arrivĂ© au point oĂč je regrettais presque dâavoir sautĂ© Mary. JâĂ©tais mal, je commençais Ă me sentir coupable de tout ça. Je me disais Si seulement je pouvais remonter le temps, jâaurais plus jamais lâidĂ©e de baiser mon prof. Jây penserais pas une seconde ! » AprĂšs toute cette salade avec la flic, ça mâa passĂ©. Je regrette pas. Mais sur le moment⊠merde ! Jâen pouvais plus. Jâai commencĂ© Ă dessiner nâimporte quoi sur du papier, un ange, parce quâĂ ce moment-lĂ jâĂ©tais fana des anges, et quand jâai eu fini la flic Maley a dit que ça lui plaisait beaucoup et elle lâa accrochĂ© dans son bureau. Maintenant elle doit raconter Ă tout le monde quâelle est mon amie ! Tu parles dâune amie ! » 225-228 Ce rĂ©cit est Ă la fois drĂŽle et trĂšs choquant. ExtrĂȘmement comique par ce que la position dâĂ©nonciation de Vili fait surgir de grotesque dans le rapport Ă lui des adultes qui le prennent pour une victime, mais aussi franchement sinistre et dĂ©goĂ»tant par ce qui sây rĂ©vĂšle du comportement de la commissaire chargĂ©e de lâinterroger. Ce qui ressort de tout cela avec la derniĂšre brutalitĂ©, et qui sera une constante du rapport des flics et autres autoritĂ©s au jeune Vili, câest quâĂ aucun moment il nâest Ă©coutĂ©, Ă aucun moment ce quâil peut avoir Ă dire de ce qui a eu lieu ne sera pris en compte. Sa parole est entiĂšrement et dĂ©finitivement niĂ©e a priori du fait mĂȘme de son assignation, Ă la fois juridique et dâopinion, en tant que mineur, Ă la catĂ©gorie de victime. Victime » se rĂ©vĂšle ici pour ce que câest une catĂ©gorie violente et barbare de nĂ©gation de lâexpĂ©rience et de la subjectivitĂ© rĂ©elles de celui qui est envisagĂ© de lâextĂ©rieur comme relevant de son extension. Le pire est que la commissaire ait pu oser poser une question telle que est-ce que tu pourrais avoir une relation avec une femme comme moi ? ». La rĂ©ponse est Ă©videmment non ». Mais de quel droit en dĂ©duire que dans ce cas, le jeune homme ne saurait dĂ©sirer avoir une relation avec Marie ? Ici opĂšre le recouvrement de la singularitĂ© absolue du dĂ©sir et de lâamour par lâidĂ©ologie des critĂšres de rencontre » propagĂ©e depuis par les sites de rencontre tel Ăąge, telle taille, tels loisirs, etc. ! Vili fait le bilan de son rapport aux autoritĂ©s avec une parfaite luciditĂ© Jây comprend rien. Quâest-ce qui sâest passĂ© au fond ? Ils ont arrĂȘtĂ© Mary. VoilĂ ce qui sâest passĂ©. Elle sâest encore fourrĂ©e dans le pĂ©trin. Comment elle fait pour se coller tout le temps dans la merde comme ça ? La premiĂšre fois, pour la premiĂšre arrestation, on ne pouvait pas y Ă©chapper. Ces saletĂ©s de flics sont arrivĂ©s, lâair au courant de tout, me racontant quâils Ă©taient dĂ©solĂ©s pour moi, quâils allaient me sortir de lĂ , jâavais quâĂ leur raconter ce qui sâĂ©tait passĂ©. Tous le genre sympa les mecs, jâavais quâĂ leur dĂ©baller mon histoire, et ils allaient mâaider, ils voyaient bien que jâĂ©tais une pauvre victime et tout un tas de trucs comme ça. Mâaider ? Sans blague ? Vraiment mâaider ? Tout ce quâils ont fait câest de foutre ma vie en lâair et celle de Mary avec. Si câest ça aider quelquâun ! Pourquoi ne pas nous foutre la paix tout simplement ? Comme si jâĂ©tais une victime ! Moi ? Tu parles. Des conneries tout ça. Rien que du flan. Le seul mal quâon mâa fait, câest eux qui lâont fait en dĂ©barquant. Câest comme ça que tout a commencĂ© Ă aller de travers. DĂšs que Mary a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e, tout le monde sâest pris pour un fichu expert en la matiĂšre, sans blague, ils ont commencĂ© Ă dĂ©cortiquer ce qui sâĂ©tait passĂ©, Ă porter des jugements sur tout, sans savoir le plus petit morceau de vĂ©ritĂ© sur nous deux. Tous ces experts Ă la noix passaient leur temps Ă dire quâon mâavait fait du mal, que jâĂ©tais traumatisĂ© Ă cause de mon Ăąge, que câĂ©tait horrible quâune femme occupant un tel poste de confiance ait pu en tirer avantage. Mais de quoi ils parlaient tous ces imbĂ©ciles ? Non seulement ils nâĂ©coutaient pas ce que jâavais Ă dire, mais ils ne sâadressaient mĂȘme pas Ă moi ! Je pensais exactement comme dans cette chanson Ă la mode que jâĂ©coutais souvent Allez tous vous faire foutre ! » » 23-24 Les procĂšs Venons-en maintenant aux procĂšs de Mary Kay Letourneau. Les choses se sont dĂ©roulĂ©es en deux Ă©tapes. Dans un premier temps, sur le conseil de son avocat, elle a acceptĂ© de plaider coupable et de se dĂ©clarer malade mentale », dĂ©linquante sexuelle », ce qui revenait Ă accepter la qualification juridique de sa relation avec Vili comme relevant dâun viol », en Ă©change de quoi elle ne serait en prison que le temps du procĂšs et ne serait pas jugĂ©e comme criminelle ». Seulement, cela signifiait aussi quâelle sâengageait Ă suivre un traitement pour sa maladie mentale » psychiatres, thĂ©rapies de groupe avec de rĂ©els violeurs patentĂ©s⊠et surtout quâĂ lâissue du procĂšs elle acceptait de cesser dĂ©finitivement de voir et Vili, et ses propres enfants ! Mary Kay AprĂšs ma premiĂšre arrestation, on mâavait laissĂ©e en libertĂ©. En attendant que le juge statut sur mon sort, jâavais acceptĂ© de suivre un programme dâaide psychologique. Et dây perdre mon temps Ă subir les expertises et les Ă©valuations mentales. On voulait me faire entrer dans une de leurs boĂźtes, me cataloguer. Tout le monde Ă©tait convaincu que je souffrais de certains dĂ©sordres de la personnalitĂ©. Lorsque nous avions choisi ce systĂšme de dĂ©fense avec mon avocat, jây croyais. Dâabord David Gehrke avait confirmĂ© ce que mâavait dit la police si je plaidais coupable pour viol, je ne serais condamnĂ©e quâĂ subir le programme dâaide aux dĂ©linquants sexuels. DâaprĂšs lui, câĂ©tait lĂ mon unique option ». Ensuite les options se sont rĂ©duites et prĂ©cisĂ©es ou bien jâacceptais le programme, ou bien jâallais en prison pour sept ans et demi. En dĂ©pit de tout ce que jâavais pu dire, de mon espoir de rĂ©gler lâaffaire entre les deux familles, pour Ă©viter les mĂ©dias, je nâavais que deux solutions accepter dâĂȘtre une malade mentale, ou ĂȘtre enfermĂ©e. Je me pose toujours des questions sur la lĂ©gislation de notre Etat pourquoi la loi nâa-t-elle rien prĂ©vu entre ces deux options ? » 231 Elle ajoute La premiĂšre audience avait Ă©tĂ© fixĂ©e au mois dâaoĂ»t, je devais en principe y plaider coupable de viol. Je savais quâĂ la fin du dĂ©lai accordĂ© par la cour, je devrais aller en prison en attendant que le juge reçoive les rapports des nombreux psychiatres et psychologues qui sâĂ©taient penchĂ©s sur mon cas. Ils avaient trois semaines pour rendre leur dossier. Ce qui signifiait trois semaines de prison prĂ©ventive Ă partir du mois dâaoĂ»t car, selon la loi de lâEtat, quiconque plaide coupable dâagression sexuelle doit rester enfermĂ© dans lâattente de son procĂšs. ⊠La sĂ©ance devant le tribunal a Ă©tĂ© courte. Les mĂ©dias en ont fait trop en clamant plus tard que jâavais suppliĂ© quâon mâaide ». Alors que jâavais dit Aidez-nous tous⊠» Ils nâont ni Ă©coutĂ© ni retranscrit correctement les trois malheureuses phrases que jâai eu le droit de prononcer. Lorsque jâai dĂ©clarĂ© jâai mal agi », jâĂ©tais sincĂšre. Ce que jâavais fait Ă©tait mal, contre les principes de ma religion, car jâĂ©tais encore mariĂ©e. Jâavais donc tort, moralement autant que lĂ©galement. Moralement vis-Ă -vis de lâEglise, et lĂ©galement parce que jâavais rompu mon contrat de mariage. Lorsque jâai dĂ©clarĂ© Cela ne se reproduira plus, je vous en prie, aidez-moi », je voulais en fait dire que jâallais divorcer, et que la situation serait diffĂ©rente. Je ne voulais pas dire que je ne reverrai plus Vili, je nâai jamais voulu dire cela. Seulement que je ne me mettrais plus dans ce genre de situation. Et lorsque jâai dit aidez-nous tous », il est vrai que je rĂ©clamais de lâaide, et cela a pu paraĂźtre trĂšs ambigu. Aidez-nous tous⊠Ne dĂ©truisez pas deux familles, laissez-nous nous aimer, donnez-nous la chance dâĂ©lever notre enfant, laissez-moi continuer Ă ĂȘtre la mĂšre que jâavais toujours Ă©tĂ©. Mais pour pouvoir comprendre, encore fallait-il Ă©couter chacune de ces trois phrases. Je nâavais pas le droit de plaider plus longtemps ma cause. Mon avocat lâavait fait. Et lorsquâun juge vous demande en fin dâaudience, Ă brĂ»le-pourpoint, sĂšchement, dâun air presque mĂ©prisant AccusĂ©e, avez-vous quelque chose Ă ajouter ? »⊠Mon Dieu, jâaurai eu tant Ă dire que jâen tremblais. La premiĂšre audience passĂ©e, je me prĂ©parais Ă entrer en prison, espĂ©rant que jâallais supporter cette nouvelle Ă©preuve sans trop de dĂ©gĂąts. On mâavait enlevĂ© Audrey, qui par bonheur avait Ă©tĂ© confiĂ©e Ă Soona et Vili. Je devais subir encore dâautres tests psychologiques. Les trois semaines dâincarcĂ©ration devaient durer jusquâau 29 aoĂ»t, jour de mon retour devant le tribunal, cette fois pour y entendre la sentence. DâaprĂšs mon avocat, je pouvais, en restant plus longtemps incarcĂ©rĂ©e, bĂ©nĂ©ficier dâune consultation avec lâun des meilleurs psychiatres, agréé par le tribunal, le docteur Copeland. Quel que soit le dĂ©lai, et le temps que cela prenne, je devrais suivre en attendant un traitement destinĂ© aux dĂ©linquantes sexuelles. Je ne comprenais toujours pas que lâon puisse me considĂ©rer comme telle. La date de la sentence tardait Ă venir, jâĂ©tais dans le flou. Les trois semaines de prison sont devenues six, puis neuf semaines. Durant lesquelles jâai eu lâinsigne honneur de recevoir le traitement du docteur McGuire, psychiatre renommĂ©. Il Ă©tait convaincu que jâappartenais Ă la catĂ©gorie des maniaco-dĂ©pressifs. Jâai acceptĂ© de prendre un mĂ©dicament qui devait avoir un effet sur ce dĂ©sordre du comportement. Son effet principal sâest rĂ©vĂ©lĂ© en une semaine, je perdais mes cheveux par paquets. Chaque fois que je me lavais la tĂȘte, ils me restaient entre les mains. CâĂ©tait effrayant comme sensation. On aurait dit que je suivais une chimiothĂ©rapie. Et je devais tenir deux semaines encore, malgrĂ© les effets de cette drogue qui me perturbait considĂ©rablement. Plus mes cheveux tombaient vite, plus le temps passait lentement. Jâai toujours eu une excellente mĂ©moire, la capacitĂ© dâorganiser Ă©normĂ©ment de choses dans ma tĂȘte. Ma mĂ©moire aussi sâen allait. Le plus pĂ©nible Ă©tait de commencer Ă faire quelque chose, puis au beau milieu de me retrouver complĂštement perdue, lâesprit vide, tout idĂ©e effacĂ©e de mon cerveau. Ensuite, il fut dĂ©cidĂ© que je devais passer entre les mains du docteur Copeland, celui que nous attendions, David et moi. Il avait enfin pu se rendre disponible pour un rendez-vous en prison. Il acceptait de mâintĂ©grer dans son programme de rĂ©habilitation. David ne pouvait pas assister Ă ce rendez-vous, il avait envoyĂ© Ă sa place un de ses collaborateurs. Jâattendais avec lui, dans la salle des avocats de la prison, de rencontrer ce docteur Copeland. Il a posĂ© une premiĂšre condition, il acceptait de me prendre dans son programme Ă la condition expresse que je nâaie plus aucun contact avec mes enfants pendant dix mois. Aucun contact, câest-Ă -dire pas dâappels tĂ©lĂ©phoniques, pas de cartes postales ou de lettres, pas de nouvelles du tout. JâĂ©tais pĂ©trifiĂ©e. Ensuite il mâa expliquĂ© que la grande majoritĂ© des dĂ©linquants sexuels dont il sâoccupait Ă©taient des violeurs, des pĂšres de famille incestueux envers leurs filles. Je lui ai demandĂ© immĂ©diatement Bon, dites-moi combien de ces pĂšres violeurs ont accouchĂ© dâune fille ? Vous en avez combien dans ma situation ? Il ne mâa pas rĂ©pondu. Je lui ai dit que jâacceptais ses conditions concernant lâinterdiction de voir mes enfants, mais je voulais que sur le dĂ©lai de six mois il prenne en compte la longue pĂ©riode pendant laquelle nous avions dĂ©jĂ Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s et nâavions plus eu aucune vie de famille. Il a refusĂ©, froidement. Et il a ajoutĂ©, pour faire bonne mesure, que je devais Ă©galement mâengager Ă ne pas parler de ce programme aux mĂ©dias ni Ă qui que ce soit dâautre. On voulait encore me museler, me priver de mes droits constitutionnels. En regagnant ma cellule, jâai su que je ne pourrais pas supporter ce programme de rĂ©habilitation pour dĂ©linquants sexuels. Il ne me concernait pas. Je nâĂ©tais pas une dĂ©linquante, je nâavais violĂ© personne, et je nâavais pas besoin de leur rĂ©habilitation. Les gens qui organisaient ce genre de choses, lâEtat lui-mĂȘme, ne voulaient pas comprendre ce qui sâĂ©tait passĂ© entre Vili et moi. Ils Ă©taient incapables de faire la diffĂ©rence entre un violeur patentĂ© et moi. Je nâentrais pas dans les catĂ©gories dont ils sâoccupaient, ils nây trouveraient jamais ma place, puisquâelle nâexistait pas. Je me rĂ©conciliais peu Ă peu avec lâidĂ©e quâil vaudrait peut-ĂȘtre mieux passer sept ans et demi en prison câĂ©tait la peine que je risquais, plutĂŽt que dâessayer de convaincre la sociĂ©tĂ© quâil sâagissait pour nous dâamour, rien que dâamour. Rien Ă voir avec la dĂ©finition de lâabus sexuel ! Plus tard, le remplaçant de David mâa apportĂ© en prison une lettre dans laquelle David me recommandait de me conformer Ă la loi et de suivre le programme. JâĂ©tais tellement en colĂšre que je lui ai dit en face Je me fous de ce genre de loi, je vais mĂȘme la combattre Ă partir de maintenant ! Je lui ai tournĂ© le dos et je suis partie, en le plantant lĂ , bouche bĂ©e. Oh oui, jâallais me battre contre ça, depuis ma cellule de prison sâil le fallait ! Je voyais clair Ă prĂ©sent. La loi voulait me faire passer pour folle, la loi mâavait sĂ©parĂ©e de mes enfants, et ça, câĂ©tait le pire des abus. » On voit les malentendus intenables auxquels conduit ce type de dĂ©fense. La premiĂšre contrepartie au fait de se dĂ©clarer malade est de perdre le droit Ă la parole, Ă sâexpliquer, ou presque. Câest lĂ un grave paradoxe parfaitement mis Ă nu par Althusser dans LâAvenir dure longtemps, quand il revient sur le non-lieu dont il a bĂ©nĂ©ficiĂ© » aprĂšs le meurtre de sa femme. Il sâagit ici du droit français et non amĂ©ricain, et qui concerne un cas de figure trĂšs diffĂ©rent de celui qui nous occupe. Dans le cas dâAlthusser, il y a rĂ©ellement eu une crise de folie extrĂȘmement grave dont il sâest trĂšs difficilement et trĂšs lentement remis, et il sâagissait dâune affaire de meurtre. NĂ©anmoins, la radicalitĂ© de son cas » lui permet dâaller au fond du problĂšme, problĂšme concernant Ă©galement deux systĂšmes juridiques aussi diffĂ©rents que le droit français et le droit anglo-saxon. Il raconte comment il a Ă©chappĂ© Ă la comparution devant la cour dâassise, et les graves consĂ©quences qui sâen sont suivies Gravement atteint confusion mentale, dĂ©lire onirique, jâĂ©tais hors dâĂ©tat de soutenir la comparution devant une instance publique ; le juge dâinstruction qui me visita ne put tirer de moi une parole. De surcroĂźt, placĂ© dâoffice et mis sous tutelle par un dĂ©cret de police, je ne disposais plus de la libertĂ© ni de mes droits civiques. PrivĂ©s de tout choix, jâĂ©tais en fait engagĂ© dans une procĂ©dure officielle que je ne pouvais Ă©luder, Ă laquelle je ne pouvais que me soumettre. Cette procĂ©dure comporte ses avantages Ă©vidents elle protĂšge le prĂ©venu jugĂ© non responsable de ses actes. Mais elle dissimule aussi de redoutables inconvĂ©nients, qui sont moins connus. ⊠Quand je parle dâĂ©preuves, je parle non seulement de ce que jâai vĂ©cu de mon internement, mais de ce que je vis depuis lors, et aussi, je le vois bien, de ce que je suis condamnĂ© Ă vivre jusquâau terme de mes jours si je nâinterviens pas personnellement et publiquement pour faire entendre mon propre tĂ©moignage. Tant de personnes dans les meilleurs et les pires sentiments ont jusquâici pris le risque de parler ou de se taire Ă ma place ! Le destin du non-lieu, câest en effet la pierre tombale du silence. Cette ordonnance de non-lieu qui a Ă©tĂ© prononcĂ©e en ma faveur en fĂ©vrier 1981 se rĂ©sume en effet dans le fameux article 64 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, en sa version de 1838 article toujours en vigueur malgrĂ© les trente-deux tentatives de rĂ©forme qui nâont pu aboutir. Il y a quatre ans, sous le gouvernement Mauroy, une commission sâest de nouveau saisie de cette dĂ©licate question, qui met en cause tout un appareil de pouvoirs administratifs, judiciaires et pĂ©naux unis au savoir, aux pratiques et Ă lâidĂ©ologie psychiatrique de lâinternement. Cette commission ne se rĂ©unit plus. Apparemment, elle nâa pas trouvĂ© mieux. Le Code pĂ©nal oppose en effet depuis 1838 lâĂ©tat de non-responsabilitĂ© dâun criminel ayant perpĂ©trĂ© son acte en Ă©tat de dĂ©mence » ou sous la contrainte » Ă lâĂ©tat de responsabilitĂ© pur et simple reconnu Ă tout homme dit normal ». LâĂ©tat de responsabilitĂ© ouvre la voie Ă la procĂ©dure classique comparution devant une cour dâassises, dĂ©bat public oĂč sâaffrontent les interventions du MinistĂšre public qui parle au nom des intĂ©rĂȘts de la sociĂ©tĂ©, tĂ©moins, avocats de la dĂ©fense et de la partie civile qui sâexpriment publiquement et du prĂ©venu qui prĂ©sente lui-mĂȘme son interprĂ©tation personnelle des faits. Toute cette procĂ©dure marquĂ©e par la publicitĂ© se clĂŽt par la dĂ©libĂ©ration secrĂšte des jurĂ©s qui se prononcent publiquement soit pour lâacquittement, soit pour une peine dâemprisonnement, oĂč le criminel reconnu tel est frappĂ© dâune peine de prison dĂ©finie, oĂč il est censĂ© » payer sa dette Ă la sociĂ©tĂ© et donc se laver » de son crime. LâĂ©tat de non-responsabilitĂ© juridico-lĂ©gale, en revanche, coupe court Ă la procĂ©dure de comparution publique et contradictoire en cour dâassises. Elle voue prĂ©alablement et directement le meurtrier Ă lâinternement dans un hĂŽpital psychiatrique. Le criminel est alors lui aussi mis hors dâĂ©tat de nuire » Ă la sociĂ©tĂ©, mais pour un temps indĂ©terminĂ©, et il est censĂ© recevoir les soins psychiatriques que requiert son Ă©tat de malade mental ». Si le meurtrier est acquittĂ© aprĂšs son procĂšs public, il peut rentrer chez lui la tĂȘte haute en principe du moins car lâopinion peut sâindigner de le voir acquittĂ©, et peut le lui faire sentir. Il se trouve toujours des voix averties dans ce genre de scandale pour prendre le relais de la mauvaise conscience publique. Sâil est condamnĂ© Ă lâemprisonnement ou Ă lâinternement psychiatrique, le criminel ou le meurtrier disparaĂźt de la vie sociale pour un temps dĂ©fini par la loi dans le cas dâemprisonnement que des rĂ©ductions de peine peuvent raccourcir ; pour un temps indĂ©fini dans le cas de lâinternement psychiatrique, avec cette circonstance aggravante considĂ©rĂ© comme privĂ© de son jugement sain et donc de sa libertĂ© de dĂ©cider, le meurtrier internĂ© peut perdre la personnalitĂ© juridique, dĂ©lĂ©guĂ©e par le prĂ©fet Ă un tuteur » homme de loi, qui possĂšde sa signature et agit en son nom et place â alors quâun autre condamnĂ© ne la perd quâen matiĂšre criminelle ». Câest parce que le meurtrier ou le criminel est considĂ©rĂ© comme dangereux, tant Ă son Ă©gard suicide quâĂ celui de la sociĂ©tĂ© rĂ©cidive, quâil est mis hors dâĂ©tat de nuire par lâenfermement soit carcĂ©ral, soit psychiatrique. Pour faire le point, notons que nombre dâhĂŽpitaux psychiatriques sont encore restĂ©s, malgrĂ© des progrĂšs rĂ©cents, des sortes de prisons, et quâil y existe mĂȘme pour malades dangereux » agitĂ©s et violents des services de sĂ©curitĂ© ou de force dont les profonds fossĂ©s et barbelĂ©s, les camisoles de force physiques ou chimiques » rappellent de mauvais souvenirs. Les services de force sont souvent pires que nombre de prisons. IncarcĂ©ration dâun cĂŽtĂ©, internement de lâautre on ne sâĂ©tonnera pas de voir ce rapprochement de condition induire dans lâopinion commune, qui nâest pas Ă©clairĂ©e, une sorte dâassimilation. De toute façon, lâincarcĂ©ration ou lâinternement demeure la sanction normale du meurtre. Hormis les cas dâurgences, dits aigus, qui ne font pas question, lâhospitalisation ne va pas sans dommage, tant sur le patient, quâelle transforme souvent en chronique, que sur le mĂ©decin, contraint lui aussi de vivre dans un monde clos oĂč il est censĂ© tout supposĂ© savoir » sur les patient et qui vit souvent dans un tĂȘte-Ă -tĂȘte angoissant avec le malade quâil maĂźtrise trop souvent par une insensibilitĂ© dâaffectation et une agressivitĂ© accrue. » De plus, alors que lâidĂ©ologie de la dette », et de la dette acquittĂ©e » Ă la sociĂ©tĂ©, joue malgrĂ© tout en faveur du condamnĂ© qui a purgĂ© sa peine et, dans une certaine mesure, protĂšge mĂȘme le criminel libĂ©rĂ©âŠ, il nâen va pas du tout de mĂȘme dans le cas du fou » meurtrier. Quand on lâinterne, câest Ă©videmment sans limite de temps prĂ©visible, mĂȘme si lâon sait ou devrait savoir quâen principe tout Ă©tat aigu est transitoire. Mais il est vrai que les mĂ©decins sont le plus souvent, sinon toujours, bien incapables, mĂȘme pour les aigus, de fixer un dĂ©lai mĂȘme approximatif pour un pronostic de guĂ©rison. Mieux, le diagnostic » initialement arrĂȘtĂ© ne cesse de varier, car en psychiatrie il nâest de diagnostic quâĂ©volutif câest lâĂ©volution de lâĂ©tat du patient qui permet seule de le fixer, donc de le modifier. Et avec le diagnostic, de fixer et modifier bien entendu le traitement et les perspectives de pronostic. Or, pour lâopinion commune, quâune certaine presse cultive sans jamais distinguer la folie » des Ă©tats aigus mais passagers de la maladie mentale », qui est un destin, le fou est tenu dâemblĂ©e pour un malade mental, et qui dit malade mental entend Ă©videmment malade Ă vie, et, par voie de consĂ©quence internable et internĂ© Ă vie Lebenstodt » comme lâa si bien dit la presse allemande. Tout le temps quâil est internĂ©, le malade mental, sauf sâil parvient Ă se tuer, continue Ă©videment de vivre, mais dans lâisolement et le silence de lâasile. Sous sa pierre tombale, il est comme mort pour ceux qui ne le visitent pas, mais qui le visite ? Mais comme il nâest pas rĂ©ellement mort, comme on nâa pas, sâil est connu, annoncĂ© sa mort la mort des inconnus ne compte pas, il devient lentement comme une sorte de mort-vivant, ou plutĂŽt, ni mort ni vivant, et ne pouvant donner signe de vie, sauf Ă des proches ou Ă ceux qui se soucis de lui cas rarissime, combien dâinternĂ©s ne reçoivent pratiquement jamais de visites â je lâai constatĂ© de mes yeux et Ă Sainte-Anne et ailleurs !, ne pouvant de surcroĂźt sâexprimer publiquement au-dehors, il figure en fait, je risque le terme, sous la rubrique des sinistres bilans de toutes les guerres et de toutes les catastrophes du monde le bilan des disparus. ⊠Il faut enfin en venir Ă ce point Ă©trangement paradoxal. Lâhomme quâon accuse dâun crime et qui ne bĂ©nĂ©ficie pas dâun non-lieu a certes dĂ» subir la dure Ă©preuve de la comparution publique devant une cour dâassises. Mais, du moins, tout y devient matiĂšre Ă accusation, dĂ©fense et explications personnelles publiques. Dans cette procĂ©dure contradictoire », le meurtrier accusĂ© a du moins la possibilitĂ© reconnue par la loi, de pouvoir compter sur des tĂ©moignages publics, sur les plaidoiries publiques de ses dĂ©fenseurs, et sur les attendus publics de lâaccusation ; et par-dessus tout il a le droit et le privilĂšge sans prix de sâexprimer et sâexpliquer publiquement en son nom et en personne, sur sa vie, son meurtre et son avenir. Quâil soit condamnĂ© ou acquittĂ©, il a du moins pu sâexpliquer lui-mĂȘme publiquement, et la presse est tenue, du moins en conscience, de reproduire publiquement ses explications et la conclusion du procĂšs qui clĂŽt lĂ©galement et publiquement lâaffaire. Sâil se juge injustement condamnĂ©, le meurtrier peut clamer son innocence, et lâon sait que cette clameur publique a fini, et dans des cas trĂšs importants, par emporter la reprise du procĂšs et lâacquittement du prĂ©venu. Des comitĂ©s peuvent publiquement prendre sa dĂ©fense. Par tous ces biais, il nâest ni seul ni sans recours publics câest lâinstitution de la publicitĂ© des procĂ©dures et dĂ©bats que le lĂ©giste italien Beccaria, au XVIIIĂšme siĂšcle, considĂ©rait dĂ©jĂ , et Kant aprĂšs lui, comme la garantie suprĂȘme pour tout inculpĂ©. Or, je regrette, ce nâest pas exactement le cas dâun meurtrier bĂ©nĂ©ficiant dâun non-lieu. Deux circonstances, inscrites avec la derniĂšre rigueur dans le fait et le droit de la procĂ©dure, lui interdisent tout droit Ă une explication publique. Lâinternement et lâannulation corrĂ©lative de sa personnalitĂ© juridique dâune part et le secret mĂ©dical dâautre part. » 36-43 MalgrĂ© lâextrĂȘme diffĂ©rence des circonstances, on voit bien quâon touche lĂ Ă ce Ă quoi Marie Kay a Ă©tĂ© confrontĂ©e lâimpossibilitĂ© de se dĂ©fendre rĂ©ellement, câest-Ă -dire publiquement. ImpossibilitĂ© pour elle, en tant que malade mentale » ; impossibilitĂ© pour Vili Fualaau Ă©galement, en tant que victime mineure ». Dâailleurs, lâattitude de lâopinion publique aux Etats-Unis a parfaitement reflĂ©tĂ© cette impasse duale. Dâun cĂŽtĂ©, il y avait les plus conservateurs â appelons ça la droite » â qui envisageaient Marie Kay comme une criminelle quâil fallait enfermer, de lâautre, les plus libĂ©raux â appelons ça la gauche » â qui lâenvisageaient comme une malade mentale quâil fallait soigner et protĂ©ger dâelle-mĂȘme. Deux modes de recouvrement de la situation dâamour tout aussi stupides et brutaux, absurdes et arrogants, lâun que lâautre ; deux orientations aussi oppressives lâune que lâautre. A tout prendre, sans doute valait-il mieux pour cette femme dâĂȘtre prise pour une criminelle » et avoir de ce fait le droit de sâexpliquer et de se dĂ©fendre publiquement. Telle Ă©tait bien son intention au moment du deuxiĂšme procĂšs, qui se rĂ©vĂšle malheureusement avoir Ă©tĂ© le plus terrible des procĂšs, Ă cause de la lĂąchetĂ© dĂ©sastreuse de son lamentable avocat. AprĂšs avoir Ă©tĂ© relĂąchĂ©e suite au premier procĂšs, elle a Ă©videmment immĂ©diatement dĂ©sobĂ©it Ă la rĂšgle de cesser de voir Vili, et fĂ»t bientĂŽt prise en flagrant dĂ©lit » par la police. Le jour du deuxiĂšme procĂšs Marie Deux autres gardes viennent enfin me chercher pour mâescorter jusquâĂ la salle dâaudience, un homme et une femme. Lâheure de mon entrĂ©e en scĂšne a sonnĂ©. Tandis que nous descendons par lâascenseur dans la cour spĂ©ciale du quatriĂšme Ă©tage, lâun des gardes plaisante, plus amical quâhostile Alors, Mary, câest encore toi la star aujourdâhui ! Le parcours se termine en silence. Mais les portes du couloir sont Ă peine entrouvertes, que dĂ©jĂ jâentends crier la voilà ⊠la voilà ⊠» Je me suis prĂ©parĂ©e mentalement Ă lâassaut des mĂ©dias. Je savais que les journalistes seraient prĂ©sents au moment de lâaudience, mais ça⊠ça⊠rien nâaurait pu mây prĂ©parer. Aussi loin que porte mon regard, tout le long du couloir vers la salle dâaudience, des douzaines, peut-ĂȘtre des centaines de reprĂ©sentants des mĂ©dias. Des camĂ©ras de tĂ©lĂ©vision perchĂ©es sur des Ă©paules, des reporters en rangs serrĂ©s brandissant des appareils photos et encore des camĂ©ras qui tournent, cliquettes, des flashes dans tous les sens. Une galerie de visages surexcitĂ©s, toute la panoplie des prĂ©sentateurs de tĂ©lĂ©vision est lĂ , regards inquisiteurs, une vĂ©ritable armĂ©e qui tente de passer de force entre les gardes et moi. Ils sont vraiment tous lĂ , Ă dĂ©biter leurs ragots sans fin, leurs questions stupides, uniquement prĂ©occupĂ©s de sourire, toutes dents dehors, dans lâespoir dâobtenir une rĂ©ponse. Je vis un vrai cauchemar. Je voudrais me glisser rapidement au travers de cette marĂ©e humaine, me faufiler dans la salle dâaudience avant que ma maigre escorte et moi-mĂȘme ne nous retrouvions submergĂ©es par lâocĂ©an des journalistes. DâoĂč sortent-ils ? On dirait que tous les journalistes dâAmĂ©riques se sont donnĂ© rendez-vous Ă la mĂȘme porte. Je me demande sâils sont aussi nombreux pour les affaires de meurtre. Ont-ils seulement conscience de ce quâils font ? Et ces photographes qui se contorsionnent pour une malheureuse photo ! Il y en a mĂȘme un allongĂ© par terre, Ă mes genoux, qui me mitraille depuis le sol. Les moteurs des camĂ©ras bourdonnent Ă mes oreilles, je perçois le grĂ©sillement des flashes dans mon dos. Pensent-ils rĂ©ellement tirer quelque chose dâune photographie de ma nuque ? ! Je lance un coup de pied Ă celui qui se traĂźne Ă mes genoux, une bonne ruade. Il ne semble mĂȘme pas y prĂȘter attention, et continue Ă prendre ses clichĂ©s comme un robot. Je finis malgrĂ© tout par sourire, car en dĂ©pit des bousculades, des cris et des questions, je rĂ©alise lâabsurditĂ© totale du comportement de ces gens. Une meute dĂ©sordonnĂ©e. Aucun sens commun. Sâils reculaient un peu, de maniĂšre Ă nous laisser un passage dĂ©cent, sâils posaient au moins leurs questions lâun aprĂšs lâautre, je pourrai mâarrĂȘter et leur parler. Mais devant ça⊠Impossible ! Jâaimerais bien les questionner moi aussi. Qui ĂȘtes-vous ? DâoĂč venez-vous ? Que faites-vous lĂ ? Pensez-vous rendre service Ă la sociĂ©tĂ© ? Est-ce cela que vous appelez du journalisme ? » Je voudrais aussi leur demander pourquoi ils nâont pas dĂ©signĂ© dâavance un photographe et un cameraman de tĂ©lĂ©vision pour filmer toute la sĂ©quence. Sâils sont rĂ©ellement obligĂ©s de couvrir lâĂ©vĂ©nement, ils nâont quâĂ se mettre dâaccord, et se partager les images ensuite. De cette façon ils auraient au moins obtenus des clichĂ©s convenables. Je songe aux centaines de rouleaux de pellicules tournant en mĂȘme temps, aux kilomĂštres de prises de vue gĂąchĂ©es. Nous nâavançons presque plus. Soudain je me sens prise Ă bras-le-corps, coincĂ©e par les Ă©paules comme un pantin, et presque transportĂ©e par les deux gardes qui serrent les rangs autour de moi. Solidaires dans la tourmente. Lâhomme, plus grand et plus musclĂ©, me prĂ©vient Ne tâĂ©carte pas de nous, Mary. Je suis bien heureuse quâil rĂ©ussisse Ă nous frayer un chemin dans cette foule opaque. Nous nous heurtons ensemble aux portes de la salle dâaudience, elles sâouvrent soudainement, et nous nous retrouvons littĂ©ralement catapultĂ©s Ă lâintĂ©rieur. Elles se referment derriĂšre nous dans un claquement sec. Me voici brutalement isolĂ©e, dans un autre monde. Comme si je passais dâune Ă©meute en place publique Ă la rigueur dâune Ă©glise. La salle est fraĂźche, lâatmosphĂšre presque glaciale. Le silence rĂšgne, pas un bruit, et la vingtaine de personnes prĂ©sentes, avocats, huissiers, fonctionnaires, quelques journalistes et membres du public, demeurent parfaitement immobiles, le regard braquĂ© dans ma direction. Je me sens assez ridicule, insecte bizarre plaquĂ© contre la porte, dans cet uniforme rouge vif qui ressemble plus Ă un pyjama quâĂ un vĂȘtement. Comme une intruse, jâai presque envie de lever les bras pour mâexcuser du dĂ©rangement, et de dire Ă ces gens que je me suis trompĂ©e dâendroit. Ce formalisme glacial mâest toujours Ă©tranger. Jâaimerai bien surprendre ces visages durs et impassibles, dĂ©concerter tous ces gens en costumes sombres qui dĂ©jĂ me condamnent. Il y a une camĂ©ra de tĂ©lĂ©vision non loin de moi, ils veulent filmer le spectacle jusquâau bout, regarder sâeffondrer la bĂȘte, lâhorrible femme quâils cherchent Ă crucifier. Jâai du mal Ă tenir mes mains tranquilles. Refuge de mon angoisse, elles tremblent sur la table devant moi. Encore suffoquĂ©e par le contact de la foule, je refais lentement surface et commence Ă reconnaĂźtre certains visages. Mon avocat David Gehrke, des amis, un ou deux psychologues, et mĂȘme le procureur Lisa Johnson. David Gehrke sâest occupĂ© de mon cas par hasard. Peu de temps aprĂšs ma premiĂšre arrestation, on mâa dit que jâaurais besoin dâun avocat. Mais je nâen avais pas. Un ami mâa parlĂ© de David et de sa famille qui habitaient dans le voisinage. Je me suis souvenue de sa femme Suzan et de leurs deux enfants, Ă peu prĂšs du mĂȘme Ăąge que les miens. Nous avions partagĂ© quelques goĂ»ters dâanniversaire, des randonnĂ©es scolaires, je savais que Suzan Ă©tait Ă©galement institutrice. Mais jâignorais Ă quoi ressemblait David. ⊠Nous nous sommes revus hier au soir, pour discuter des Ă©vĂ©nements dâaujourdâhui. Ne vous inquiĂ©tez pas, Mary, jâai beaucoup Ă dire. David est maintenant confrontĂ© Ă la situation la plus Ă©norme de sa carriĂšre dâavocat. ExposĂ© aux mĂ©dias, contraint aux interviews et aux dĂ©bats tĂ©lĂ©visĂ©s. Cette affaire est aussi importante pour moi que pour lui. Beaucoup Ă dire, affirme-t-il. Bien sĂ»r, mais au fond de mon cĆur, je souhaite quâil dise les choses que je voudrais dire moi-mĂȘme. Je lui ai demandĂ© de rester ferme cette fois, de donner Ă la cour ma version des faits. La derniĂšre fois nous nous sommes montrĂ©s conciliants, doux comme des agneaux, voire repentants. Devant le juge, jâai dĂ» prononcer des mots tels que Je suis dĂ©solĂ©e », Je mâexcuse », Jâai besoin dâaide ». Tout cela pour apaiser la cour et obtenir sa clĂ©mence. Aujourdâhui je ne souhaite apaiser personne, je veux simplement ĂȘtre franche et dire la vĂ©ritĂ©. Jâen ai besoin comme de boire Ă une source. David mâa expliquĂ© que la procĂ©dure durerait environ trois quarts dâheure, peut-ĂȘtre une heure. Mais nous sommes lĂ depuis deux heures, et le procureur, une femme, nâa pas encore fini dâĂ©tablir ses accusations Ă lâentendre, je suis une inconsciente, une menteuse, en qui on ne peut avoir confiance, puisque jâai ouvertement mĂ©prisĂ© la cour, le juge, la sociĂ©tĂ©, la communautĂ©, Ă©carts Ă©minemment prĂ©visibles selon elle. Je suis un danger public. Jâai compris, depuis le dĂ©but dĂ©jĂ , que cela nâĂ©tait pas la justice, mais la justification de la justice par elle-mĂȘme, et celle des politiques qui la font. Si je veux connaĂźtre la justice, il faudra mây prendre autrement. Alors que dĂ©filent les tĂ©moins de lâaccusation â lâofficier de police qui nous a dĂ©couverts dans la voiture, lâofficier de probation, le psychiatre dĂ©signĂ© par la cour, et mĂȘme le procureur Lisa Johnson, jâattends stoĂŻquement, les mains jointes pour garder mon calme. David se lĂšve enfin. Il est difficile pour moi dâĂȘtre ici, Votre Honneur. Je sais que je vous ai déçue, et que jâai déçu Mary⊠Je suis un ami de Mary, et aussi son avocat. Jâessaie Ă©galement de prendre en compte les intĂ©rĂȘts des enfants directement concernĂ©s par cette affaire. Je parlerai dâeux briĂšvement tout Ă lâheure⊠David parle longuement de loyautĂ©, de sĂ©rĂ©nitĂ©, de la difficultĂ© dâĂȘtre juge, et de celle de comprendre ce qui sâest passĂ©. Et combien il est difficile de prendre la dĂ©cision dâenfermer quelquâun pour sept ans et demi, de le sĂ©parer de son enfant⊠Il Ă©voque mĂȘme le jugement de Salomon. Vous avez pris la bonne dĂ©cision le 14 novembre dernier, Votre Honneur⊠mais⊠Et il enchaĂźne en rappelant que tous ceux qui ont critiquĂ© alors la dĂ©cision du juge Ă©taient dans lâignorance des faits, ou avaient le cĆur trop dur. Mais pas le juge qui mâa honorĂ©e de six mois de prison, dâun traitement psychiatrique et dâune libertĂ© sur parole. Nous avons tous reconnus que Mary Ă©tait malade et quâelle avait besoin dâaide. Malade. Chaque fois quâil use de cet argument pour ma dĂ©fense, mon cĆur se remplit de colĂšre. David nâa pas trouvĂ© dâautre moyen lĂ©gal pour assurer ma dĂ©fense. Il nâen finit pas dâapaiser la cour, de dire quâil est dĂ©solĂ© que sa cliente ait mĂ©prisĂ© les rĂšgles et les lois fondamentales de notre pays. Et la libertĂ© de chaque individu de disposer de lui-mĂȘme ? Jâattends quâil arrĂȘte de jouer ce jeu, jâespĂšre quâil va enfin parler de moi, de ce que je pense et ressens, quâil ne va pas trahir ma confiance. Mais rien⊠Je crois comprendre Ă prĂ©sent oĂč il voulait en venir, et ma gorge se noue. Il ne va pas le dire. Il nâosera pas. Je voudrais pouvoir le tirer par la manche, pour quâil arrĂȘte de parler, et lui demander David, que signifie ce discours ? Vous parlez en mon nom ou au vĂŽtre ? Vous me dĂ©fendez, ou cherchez-vous seulement Ă briller aux yeux de vos collĂšgues ? » Il est lĂ , en train de raconter Ă tout le monde Ă quel point je suis malade, il retombe dans le mĂȘme piĂšge trop simple, pour arriver Ă la mĂȘme solution trop bĂȘte Mary est malade, quâon la fasse soigner, il lui faut un traitement plus long. Je ne mâattendais pas Ă ce quâil ait de nouveau recours Ă ce genre dâargument. Je commence Ă ĂȘtre en colĂšre. Je ne crois pas Ă ce discours. Je voudrais pouvoir me lever pour parler et me dĂ©fendre moi-mĂȘme. Tout cela ne sert Ă rien. Mon avocat retombe dans la mĂȘme chausse-trappe que la premiĂšre fois, lâalternative Ă©tant Ou vous faites soigner Mary, ou vous la mettez en prison. » Personne ne peut et ne veut envisager dâautre solution ? Jâai besoin dâĂȘtre soignĂ©e, de suivre un programme sĂ©rieux, dâavaler des pilules ou je ne sais quoi, de raconter ma vie au psychiatre ! Parce que je suis amoureuse ? Il ne veut pas leur dire. Le mot amour dans cette histoire leur fait tellement peur. Lâadmettre serait si simple. Mais la passion dĂ©range. Ce consensus entre la dĂ©fense et lâaccusation pour me considĂ©rer non comme une femme passionnĂ©e mais comme une malade mentale, pour Ă©viter la vĂ©ritĂ© Ă tout prix, me donne la nausĂ©e. David continue son laĂŻus. Câest sans espoir. Votre Honneur, nous avons des destins dâenfants dont vous devez maintenant tenir compte. Et de nouveau la tĂąche nâest pas facile pour vous. Il y a ce jeune garçon, qui sera déçu de la sentence, qui risque peut-ĂȘtre de devenir suicidaire, qui se sent responsable aujourdâhui, comme hier. Sa vie a Ă©tĂ© complĂštement bouleversĂ©e, il sâest retrouvĂ© lâotage des chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, exposĂ© au ridicule, jetĂ© hors de son Ă©cole⊠Il y a cette petite fille qui a besoin dâune mĂšre⊠et enfin les autres enfants de Mary⊠Vili nâest lâotage de personne, Ă part des dĂ©cisions de justice qui nous empĂȘchent de nous voir. Il se moque pas mal des reportages Ă la tĂ©lĂ©vision, il est bien capable dâenvoyer promener qui il veut quand il veut. Le paradoxe, Votre Honneur, est que pour protĂ©ger ce jeune garçon, il faille mettre Mary en prison. Ce qui le dĂ©primera davantage, causera encore plus de dĂ©gĂąts, avec des consĂ©quences plus graves. La sociĂ©tĂ© nâa pas besoin de se protĂ©ger de Mary Letourneau. Son obsession nâest dirigĂ©e que vers une seule personne. La seule qui ait besoin dâĂȘtre protĂ©gĂ©e de Mary Letourneau, câest Mary Letourneau ! Il faut la protĂ©ger dâelle-mĂȘme, et lâenfermer nâest pas la solution pour y parvenir. Elle est dĂ©jĂ sous surveillance par crainte de suicide, Votre Honneur⊠La justice⊠si difficile Ă rendre⊠La justice ! Elle est absente de cette cour. Dâamour et de libertĂ© il nâest jamais question. Tout ce beau discours mĂ©riterait que je me lĂšve pour applaudir. Ou alors que je demande Ă la cour de lâoublier complĂštement. Il ne me concerne pas. Ce ne sont pas les mots que je voulais entendre. Jâai Ă©coutĂ© le long monologue de mon avocat, il a mĂȘme su se montrer Ă©mouvant parfois, mais il nâa pas dit Ă la cour ce que je voulais quâelle sache. Soudain, câest Ă moi que le juge sâadresse Madame Letourneau, avez-vous quelque chose Ă ajouter ? Je regarde David, lâĆil fĂ©roce. Il avait affirmĂ© que je nâaurais pas Ă prendre la parole aujourdâhui. Quâil ne sâagissait que dâune formalitĂ© ! Quelle infamie ! Il savait que je voulais mâexprimer, que je voulais crier enfin Ă la face du monde ma version de lâhistoire, et hier il mâa convaincue du contraire. On ne vous laissera pas parler, Mary. Il mâa trompĂ©e. Il regarde ailleurs, en rangeant son paquet de dossiers. Et moi, je regarde le juge, dĂ©sespĂ©rĂ©e, le suppliant des yeux, essayant de lui faire comprendre que jâaurais moi aussi des choses Ă dire, tant de choses que je suis prise au dĂ©pourvu. Je voudrais ouvrir la bouche, me dĂ©fendre seule, hurler la vĂ©ritĂ©. Au lieu de cela, je baisse la tĂȘte. Il est trop tard, je ne mây suis pas prĂ©parĂ©e⊠La sentence tombe, elle Ă©tait prĂ©visible. Sept ans et demi de prison. En entendant le juge Lau, une femme, prononcer la phrase qui me condamne, je ressens presque du soulagement, un poids de moins sur les Ă©paules. Au moins nâaurai-je plus Ă subir lâhumiliation du programme de soutien psychologique. Me voilĂ libre de me battre pour gagner ma cause. On vient de mâinfliger sept ans et demi de prison, et pourtant ma tĂȘte est plus lĂ©gĂšre, Ă la limite de lâeuphorie. Les menottes se referment sur mes poignets, sans que je mâen rende vraiment compte. Je dois avoir lâair Ă©garĂ©. Jâentends Ă peine les paroles de rĂ©confort que lâon chuchote autour de moi. Je veux sortir dâici, de cette cour, retourner en prison, au fond de ma cellule, dâoĂč je pourrai vraiment entamer le combat vers la libertĂ©, et la reconnaissance de la vĂ©ritĂ©. Je veux retrouver ma dignitĂ© dâĂȘtre humain. Au moins ne suis-je plus la fausse malade qui avait soi-disant besoin dâaide, et suppliait un juge de lui pardonner ce dont elle se sent fiĂšre au contraire. Ils ont abattu leurs cartes, cette femme amoureuse est une criminelle et une violeuse. Ils ont eu ce quâils voulaient. Au dehors, la presse se rue sur moi. Cette fois le dĂ©lire est Ă son comble. Mary, par ici, Mary, par là ⊠Comment vous sentez-vous ? Que pensez-vous ? Quâallez-vous faire ? Que pensez-vous de ⊠» Des questions sans fin, hurlĂ©es de tous cĂŽtĂ©s, abrutissantes et braillĂ©es sur tous les tons. Ils imaginent que je vais mâarrĂȘter pour leur faire un long discours ? Leur donner un compte rendu dĂ©taillĂ© de mes Ă©motions dans un couloir ? Ou bien leur faut-il simplement un rĂ©sumĂ© de quinze seconde pour le flash de midi ? Je les vois dĂ©filer comme au ralenti, tous ces visages, ces bouches glapissantes, suppliantes, avides, souriantes, quĂ©mandeuses. Des chiens qui aboient aprĂšs leur proie. Nous sommes presque arrivĂ©s mes gardes et moi, nous atteignons enfin le refuge bĂ©ni de lâascenseur, lorsque le dernier reporter se dresse devant nous. Câest une femme. De toute Ă©vidence, elle ne travaille pas pour la tĂ©lĂ©vision, son visage nâest pas maquillĂ©, ses cheveux sont tirĂ©s en arriĂšre et nouĂ©s en queue de cheval. Elle tient son bloc devant elle, de maniĂšre agressive, presque comme une arme de dĂ©fense. Ses mots me transpercent Mary, est-ce que ça valait la peine ? Je ne peux que lui sourire. Comme je voudrais arrĂȘter le temps, et cette foule en furie, pour tout lui expliquer⊠Peut-on respirer sans oxygĂšne ? Peut-on vivre sans amour ? Si seulement elle savait de quoi elle parle. » 32-40 Tout ce qui est racontĂ© ici est rĂ©voltant au dernier degrĂ©. Dâabord, il y a lâabsurditĂ© prĂ©datrice absolue du journalisme. La couverture publique du procĂšs nâest dâaucune protection pour lâaccusĂ©e, le harcĂšlement journalistique extĂ©rieur Ă la salle dâaudience ayant pour principale fonction de recouvrir complĂštement la publicitĂ© du dĂ©roulement du procĂšs lui-mĂȘme. Lâattitude de la meute dĂ©sordonnĂ©e » des journalistes avĂšre la corruption totale de lâespace public, la vacuitĂ© du journalisme, lâimposture de lâespace mĂ©diatique. Mais le plus terrible est Ă©videmment la monstrueuse veulerie de lâavocat de la dĂ©fense, dont toute la plaidoirie nâest quâune trahison ouverte de celle quâil est supposĂ© dĂ©fendre. Avec un tel avocat, il nây avait guĂšre besoin dâaccusateurs ! On a en quelque sorte avec lui la quintessence de lâhumanisme dans toute son infamie ! Le lecteur sain dâesprit et pour qui lâamour est une chose qui compte nâa quâune seule envie lâĂ©trangler une bonne fois ! Il a poussĂ© la trahison jusquâĂ annuler pour Marie ce quâAlthusser appelait Ă trĂšs juste titre le droit et le privilĂšge sans prix de sâexprimer et de sâexpliquer publiquement en son nom et en personne » sur son amour pour Vili. La trahison est telle que lâaccusĂ©e se trouve Ă la fin soulagĂ©e dâĂȘtre dĂ©clarĂ©e coupable et condamnĂ©e en consĂ©quence ! La prison vaut mille fois mieux que la thĂ©rapie » car elle est au moins le lieu dâoĂč il redevient possible pour elle de se battre au nom de la vĂ©ritĂ©. Et comme Althusser, elle le fera finalement publiquement en publiant un livre commun avec Vili et Soona. DâoĂč le sentiment paradoxal de libertĂ© qui la saisit Ă lâissue du procĂšs, malgrĂ© la lourde condamnation et la perspective de longues annĂ©es dâenfermement. Du reste, Ă sa sortie de prison, elle sâest mariĂ©e avec Vili Fualaau, devenu entre-temps majeur », et devint ainsi Mary Kay Fualaau. Le procĂšs vient de se terminer. Le troupeau des mĂ©dias, les histrions de la cour, tous ces gens qui ont toujours voulu me condamner peuvent rentrer chez eux. Sept ans et demi de prison mâattendent. Quatre-vingt-neuf mois, plus de dix mille jours. Une condamnation historique dĂ©sormais, elle a fait le tour du monde. Le visage dâune femme amoureuse court la planĂšte, sous des titres infamants Elle a recommencĂ© ! » Jâai quittĂ© la salle dâaudience avec soulagement, une curieuse sensation de libertĂ©. Câest Ă©trange, car je sors de lĂ pour entrer en cellule, et pour longtemps, pourtant je me sens libĂ©rĂ©e. LibĂ©rĂ©e de mes fers. Du systĂšme qui mâa dĂ©jĂ contrainte Ă subir un traitement de redressement psychologique pour attentat Ă la pudeur et pour viol. Je ne suis plus obligĂ©e dâabandonner mes enfants, ou, du moins, je peux lutter pour les reprendre. Jâai retrouvĂ© le droit Ă la libertĂ© de parole. Alors, qui porte les fers ? Je suis sorti du tribunal menottes aux mains, une fois de plus. Jâai marchĂ© lentement, avec assurance, laissĂ© le temps aux camĂ©ras de filmer chacun de mes pas. Câest tellement nĂ©cessaire pour les journalistes, je fais partie de leur gagne-pain. Je leur sers de proie. Mais eux aussi devraient me servir. Je nâai honte de rien, je revendique cette condamnation comme la plus stupide qui soit. Ce jugement comme le plus inique. MâĂ©couteront-ils ? Le besoin dâappeler mes enfants mâobsĂšde en permanence, il faut que je leur explique ce qui se passe, quâils sachent que tout ira bien maintenant. Je veux faire avancer les choses dans la bonne direction, puisque je ne serai plus enfermĂ©e dans cette institution de fous. Dieu merci, jâen suis dĂ©barrassĂ©e. Jâentends encore vibrer dans ma tĂȘte chaque mot de leur rapport Trois ans minimum de thĂ©rapie pour inadaptation sociale, mentale, et perversion sexuelle ». Et ils nâont cessĂ© de faire rĂ©fĂ©rence Ă Vili, en qualitĂ© de victime ». Câest surtout ce mot-lĂ qui attise ma fureur contre ces gens. Victime »⊠Il tourne et tourne dans ma tĂȘte comme un vent de folie. La leur. Pourquoi lui fallait-il un garçon de cet Ăąge ? Elle affirme quâil est intellectuellement et moralement en avance. » Ils nâont jamais compris Vili. Ils ne lâont jamais vu, jamais rencontrĂ©, encore moins Ă©coutĂ©. Et ils prĂ©tendent juger nos relations. Je suis coupable dâattentat Ă la pudeur ? Depuis quand ? La seule chose que je suis prĂȘte Ă accepter, câest que nous avons eu des rapports sexuels, mais rapports sexuels ne signifie pas abus sexuels ! Ils nâont cessĂ© de dire quâen ayant plaidĂ© coupable je nâavais pas admis lâimportance du concept dâabus sexuel. Ils ont raison dans un sens, et tort dans lâautre. Je nâai pas admis ce concept, câest vrai. Mais je vois bien la faille dans leur lĂ©gislation. Câest un strict point de droit qui veut Ă©tablir que des relations sexuelles entre nous Ă©quivaudraient Ă un abus sexuel. Ils nâont pas pris en compte un cas tel que le nĂŽtre, oĂč les deux parties sont consentantes. Et lâamour dans tout ça ? Ce mot-lĂ , ils ne lâont jamais pris en considĂ©ration. Jamais. Et lâenfant que nous avons eu ? Notre petite Audrey est une enfant de lâamour. Ne le savent-ils pas ? ⊠Dans cette prison je serai libre de vivre. Je sais que je ne peux pas sortir, que je ne peux pas dĂ©passer les limites de la clĂŽture, elle est haute et couronnĂ©e de fil barbelĂ©, mais dans les lumiĂšres aveuglantes qui illuminent tout le secteur, jâentrevois la lueur de lâespoir. ⊠Je ne cherchais pas Ă tomber enceinte, mais Dieu Ă©tait avec moi. CâĂ©tait Ă Madison Park, devant la mer, cette nuit dâhiver et dâĂ©toiles filantes. Oh oui, câest vrai, cet endroit nâest pas pour moi, mais maintenant je ne suis plus seule ! On ne pourra plus mettre ma dĂ©termination et ma volontĂ© Ă lâĂ©preuve ici, puisque je porte le deuxiĂšme enfant de Vili. Il naĂźtra en octobre. Jâai passĂ© un an et demi Ă rĂ©sister, Ă me battre contre la violence dâun mari et la bĂȘtise dâune sociĂ©tĂ© qui mâenferme et sâemprisonne elle-mĂȘme dans ses propres lois. Dieu mâaccorde un peu de paix. Il est avec moi et Il nâest pas le seul, Vili aussi est avec moi. Mais moi je suis en cellule comme une vulgaire criminelle. Je ne veux pas que mon enfant naisse en prison. Qui, Ă part Dieu, dois-je supplier pour que lâon mâaide ? Jâappartiens Ă une sociĂ©tĂ© protĂ©gĂ©e par des lois morales tellement rigides et si puissantes que nos droits civils ont Ă©tĂ© balayĂ©s sans scrupule. Ceux de Vili et les miens. Aidez-nous. Nous avons pris, je le sais, un chemin diffĂ©rent des autres, le chemin le moins empruntĂ©, mais nous ne sommes plus au Moyen-Ăge, oĂč lâon brĂ»lait les femmes, les pĂ©cheresses », les sorciĂšres », qui osaient aimer hors de leur mariage. Seigneur, jâai obĂ©i aux lois de ma religion, jâai tout fait pour que lâerreur de ma premiĂšre union ne se termine en dĂ©sastre pour personne dâautre que moi. Jâai Ă©tĂ© assez punie. Lâamour ne connaĂźt pas de lois. Lâamour est arrivĂ© dans ma vie comme la foudre, venu du cĆur et du corps de ce jeune guerrier, de ce poĂšte, mon Ăąme sĆur. Mon double. Pardonnez au moins, si vous ne comprenez pas. Vili a quinze ans Ă prĂ©sent, il est pĂšre, et personne ne veut toujours lâentendre. Je vous en prie Ă©coutez-le ! Il nâest pas une victime ! Je ne suis pas une criminelle. Notre seul crime, câest lâamour. » 293-297 Pour tĂ©lĂ©charger le texte en pdf Articles Similaires Titre Page load link
AprĂšsplusieurs rĂ©unions entre les Parties, celles-ci sont parvenues au prĂ©sent accord (ci-aprĂšs l'"Accord"). L'Accord se substitue Ă l'ensemble des usages, engagements unilatĂ©raux, accords atypiques ou accords collectifs (accord d'entreprise ou de branche) portant sur l'amĂ©nagement du temps de travail qui pourraient ĂȘtre applicables au sein de la SociĂ©tĂ©.
Beaucoup de femmes se demandent aprĂšs avoir donnĂ© naissance Ă un bĂ©bĂ© si câest possible de tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement, juste aprĂšs le retour des rĂšgles. Bien que plusieurs femmes craignent le fait de retomber enceinte rapidement suite Ă un accouchement et donner naissance Ă un deuxiĂšme enfant, on remarque que d'autres ont du mal Ă concevoir de nouveau malgrĂ© des essais rĂ©pĂ©titifs. Une grossesse peut-elle survenir directement aprĂšs un accouchement ? Quelles sont les consĂ©quences dâune telle grossesse sur la production du lait chez une femme allaitante ? Quels sont les risques dâune seconde grossesse qui survient juste aprĂšs lâaccouchement ? Quelles sont les mĂ©thodes possibles pour prĂ©venir une deuxiĂšme grossesse non planifiĂ©e ? Tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement les probabilitĂ©s chez la femme qui allaite Plusieurs femmes allaitantes refusent de prendre des contraceptifs car elles pensent que lâallaitement provoque Ă lui seul une baisse de fertilitĂ© et que ça sera presque impossible de tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement lorsquâon allaite. Cette idĂ©e nâest pas vraie Ă 100% parce que lâallaitement nâinhibe pas toujours lâovulation, donc câest tout Ă fait possible de concevoir de nouveau suite Ă un accouchement mĂȘme si on allaite au sein. En rĂ©alitĂ©, lâallaitement maternel peut prĂ©venir la survenue dâune grossesse indĂ©sirable seulement si certaines conditions sont respectĂ©es Ă savoir le bĂ©bĂ© est ĂągĂ© de moins de 6 mois, la femme allaite son bĂ©bĂ© jour et nuit, les rĂšgles sont encore absentes aprĂšs lâaccouchement. Selon les spĂ©cialistes de santĂ©, le nombre et la frĂ©quence des tĂ©tĂ©es favorisent ou empĂȘchent le retour du cycle chez la femme. Lâallaitement exclusif est gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme un moyen de contraception car lâhormone de la lactation appelĂ©e prolactine, qui est secrĂ©tĂ©e par lâorganisme de la femme allaitante, empĂȘche la sĂ©crĂ©tion des hormones qui favorisent lâovulation. Selon les statistiques, 90% des femmes qui pratiquent lâallaitement exclusif ne tombent pas enceintes durant les 6 premiers mois qui suivent lâaccouchement Ă condition que les menstruations soient toujours absentes. Une femme qui allaite son nouveau-nĂ© jour et nuit Ă sa demande et entre 6 et 7 fois par jour, aura alors un minimum de chances de tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement. De toute façon, il est recommandĂ© de se fier Ă un moyen de contraception plus efficace que lâallaitement maternel pour empĂȘcher une grossesse si vous ne dĂ©sirez pas avoir le bonheur de tomber enceinte une seconde fois juste aprĂšs lâaccouchement. Tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement les probabilitĂ©s chez la femme qui nâallaite pas Une femme qui nâallaite pas au sein son petit aprĂšs quâelle ait accouchĂ© sĂ©crĂšte gĂ©nĂ©ralement des hormones qui favorisent lâovulation et le retour des rĂšgles. Par consĂ©quent, elle redevient fertile dans les 4 Ă 6 semaines aprĂšs lâaccouchement et sera capable de concevoir de nouveau. En outre, il faut signaler que les femmes ne se ressemblent pas. La fertilitĂ© peut alors ne pas revenir rapidement mĂȘme si la femme nâallaite pas au sein et le temps pour tomber enceinte de nouveau peut dans des cas trĂšs rares ĂȘtre plus long. Tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement quels sont les risques ? Si vous souhaitez faire une planification familiale et espacer les naissances, il est alors crucial de suivre certaines rĂšgles pour ne pas tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement. La reprise des contraceptifs est fortement recommandĂ©e que ce soit pour les femmes qui allaitent au sein ou qui utilisent les prĂ©parations infantiles pour nourrir leurs bĂ©bĂ©s. Il faut toutefois choisir une mĂ©thode de contraception qui sâadapte Ă la nouvelle situation, surtout lorsque vous allaitez au sein, pour bien vous protĂ©ger. Voici certains moyens contraceptifs disponibles les pilules contraceptives, les prĂ©servatifs, le stĂ©rilet, le diaphragme. Il est Ă signaler que la pose dâun stĂ©rilet se fait 4 semaines aprĂšs lâaccouchement par voie basse et 2 mois aprĂšs lâaccouchement par cĂ©sarienne. Durant la pĂ©riode qui suit lâaccouchement, il est conseillĂ© dâemployer une autre mĂ©thode contraceptive pour minimiser les risques. Lisez aussi Comment tomber enceinte dâune fille des astuces qui marchent Quand faut-il commencer Ă utiliser les contraceptifs pour ne pas tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement ? Bien que la prĂ©vision de la date de lâovulation reste une chose impossible, il sera mieux de commencer lâutilisation des contraceptifs dĂšs que possible. La fertilitĂ© de la femme qui nâallaite pas au sein peut revenir trĂšs tĂŽt aprĂšs lâaccouchement parce que lâovulation peut avoir lieu entre deux et trois semaines. Mais la prise des pilules contraceptives doit ĂȘtre reportĂ©e jusquâau retour des rĂšgles. Entre temps, il est recommandĂ© dâutiliser un autre moyen de contraception. Tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement y a-t-il des risques ? Durant la pĂ©riode de grossesse, lâorganisme subit Ă©normĂ©ment de changements et de modifications qui peuvent fatiguer la future maman. Plusieurs transformations physiques et physiologiques apparaissent pendant les mois de la grossesse comme la modification du volume utĂ©rin, lâaugmentation de la rĂ©sistance Ă lâinsuline, la dilatation des uretĂšres, lâaugmentation du volume sanguin, des modifications au niveau de lâappareil respiratoire, lâaugmentation du taux de triglycĂ©rides, etc. Ces changements ne sont pas permanents et tout revient dans lâordre aprĂšs lâaccouchement mais ça demande un peu de temps. Câest pour cette raison que les spĂ©cialistes recommandent dâattendre au moins 6 mois pour tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement. En ce qui concerne les femmes qui ont accouchĂ© par cĂ©sarienne, les experts conseillent dâattendre entre un an et un an et demi avant de tomber Ă nouveau enceintes parce que lâutĂ©rus doit se remettre avant la deuxiĂšme grossesse. Il faut aussi que la cicatrisation de lâutĂ©rus soit complĂšte avant de penser Ă concevoir. Pour les femmes allaitantes, il faut signaler que la production du lait chez la femme qui allaite peut baisser si elle tombe enceinte une deuxiĂšme fois aprĂšs un accouchement. Les hormones qui maintiennent la grossesse peuvent entrer en conflit avec la lactation et par la suite empĂȘcher la production du lait. Tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement comment le prĂ©venir naturellement ? Si pour une raison ou une autre, vous prĂ©fĂ©rez ne pas utiliser de moyens contraceptifs alors que vous ne dĂ©sirez pas tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement, vous devez alors prĂ©venir une Ă©ventuelle grossesse Ă lâaide de mĂ©thodes naturelles. Dans ce cas, Ă©vitez tout simplement les rapports sexuels pendant la pĂ©riode de fertilitĂ©. Vous pouvez la calculer en vous basant sur la durĂ©e de votre cycle menstruel. Sinon, demandez Ă votre conjoint dâĂ©jaculer Ă lâextĂ©rieur de votre vagin pour que son sperme nâentre pas en contact avec vos ovocytes. Tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement avec le miracle de la grossesse Vous essayez de tomber enceinte aprĂšs lâaccouchement mais quelque chose ne va pas ? Quâest-ce qui vous empĂȘche de retomber enceinte aprĂšs le retour du cycle normal ? Est-ce que les problĂšmes dâinfertilitĂ© peuvent apparaĂźtre aprĂšs lâaccouchement ? Vous voulez dĂ©couvrir les rĂ©ponses et parvenir Ă tomber enceinte une seconde fois aprĂšs lâaccouchement ? Consultez le fameux ouvrage de Lisa Olson Le Miracle De La Grossesse » pour vous renseigner sur les mĂ©thodes qui permettent dâavoir dâautres enfants directement aprĂšs lâaccouchement. Cliquez ici pour plus de dĂ©tails sur Le Miracle De La Grossesse !
Augmenterses chances de tomber enceinte : calculer son ovulation. Pour augmenter ses chances de tomber enceinte, il faut calculer son ovulation. Il s'agit de la
Etendue par arrĂÂȘtĂ© du 6 novembre 2020 JORF 21 novembre 2020SignatairesFait Ă Fait Ă Paris, le 27 juin 2018. Suivent les signatures.Organisations d'employeurs FEDEV ; Culture viande,Organisations syndicales des salariĂ©s FGTA FO ; FNAA CFE-CGC ; FGA CFDT ; FNAF CGT,Information complĂ©mentaireLa prĂ©sente convention est conclue pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e Ă compter de sa date d'entrĂ©e en vigueur au 1er jour du mois suivant son arrĂÂȘtĂ© d'extension. Afficher les "non en vigueur"Champ d'application de l'avenant Le prĂ©sent accord est applicable aux entreprises entrant dans le champ d'application de la convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes. Titre Ier Dispositions gĂ©nĂ©rales Objet et champ d'application La prĂ©sente convention collective rĂšgle, sur l'ensemble du territoire mĂ©tropolitain et les dĂ©partements d'Outre-Mer, les rapports entre les employeurs et les salariĂ©s des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes de boucherie bovine, porcine, ovine et caprine, des abats d'animaux de boucherie produits tripiers.La prĂ©sente convention collective s'applique lorsque l'activitĂ© principale des entreprises est l'une ou plusieurs des activitĂ©s suivantes ĂąâŹâ abattage des animaux de boucherie ; ĂąâŹâ dĂ©coupe et dĂ©sossage ; ĂąâŹâ transformation des viandes de boucherie ; ĂąâŹâ dĂ©coupe et prĂ©paration des abats d'animaux de boucherie et/ou fabrication de produits Ă base d' activitĂ©s sont classĂ©es sous le code de la nomenclature d'activitĂ©s française de 2008. ĂąâŹâ commerce de gros des viandes de boucherie ; ĂąâŹâ commerce de gros d'abats d'animaux de boucherie produits tripiers.Ces activitĂ©s sont classĂ©es sous le code de la nomenclature d'activitĂ©s française de en dehors du champ d'application les activitĂ©s principales suivantes ĂąâŹâ production du bĂ©tail ; ĂąâŹâ commerce de bĂ©tail vivant ; ĂąâŹâ boucherie artisanale ; ĂąâŹâ boyauderie boyaux animaux non comestibles ; ĂąâŹâ salaison, charcuterie et conserves de viandes ; ĂąâŹâ production, transformation et commerce en gros de la volaille et des gibiers ; ĂąâŹâ commerce de dĂ©tail ; ĂąâŹâ 5e quartier autres que les abats d'animaux de boucherie en gros et de produits tripiers transformĂ©s. Recours Ă la prestation de services La spĂ©cificitĂ© de l'industrie des viandes conduit les entreprises Ă recourir Ă des opĂ©rations de prestation de services notamment pour des travaux de dĂ©sossage, de parage et de dĂ©coupe des recours Ă la prestation de services prend sa lĂ©gitimitĂ© dans les compĂ©tences et l'expertise spĂ©cifiques nĂ©cessaires Ă l'exĂ©cution de certaines tĂÂąches en 2e transformation des viandes process de transformation des viandes impliquent que la prestation de service soit rĂ©alisĂ©e dans les locaux des entreprises clientes/donneuses d' conduit Ă faire coexister au sein d'un mĂÂȘme site du personnel de l'entreprise cliente/donneuse d'ordres et du personnel de l'entreprise prestataire de particularitĂ©s de cette organisation nĂ©cessitent que chaque acteur, client/donneur d'ordre et prestataire de services, impliquĂ© dans cette relation ait pleinement conscience du cadre dans lequel elle s'inscrit, et soit vigilant dans sa mise en Ă
â les partenaires sociaux s'engagent Ă entamer des nĂ©gociations dans les 6 mois sur la mise en place future d'un rĂ©fĂ©rentiel paritaire consacrĂ© aux aspects sociaux en cas de recours Ă la prestation de rĂ©fĂ©rentiel, servant de base Ă des audits, aura pour objectif de s'assurer que le recours au savoir-faire des prestataires de services se fait dans le respect des droits sociaux des salariĂ©s et du contexte juridique applicable au contrat de d'indicateurs destinĂ©s Ă vĂ©rifier la bonne application des dispositions lĂ©gales et conventionnelles, le rĂ©fĂ©rentiel devra intĂ©grer des critĂšres permettant la mise en Ă
âuvre de bonnes relations entre donneurs d'ordre et prestataires de services afin de s'inscrire dans une dĂ©marche d'amĂ©lioration continue en particulier axĂ©e sur le savoir-faire et la prĂ©servation du capital santĂ© de leurs collaborateurs. DurĂ©e, rĂ©vision et dĂ©nonciation de la conventionDurĂ©e La prĂ©sente convention est conclue pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e Ă compter de sa date d'entrĂ©e en vigueur au 1er jour du mois suivant son arrĂÂȘtĂ© d'extension. Article non en vigueur RemplacĂ©Chaque partie reprĂ©sentative peut demander la rĂ©vision totale ou partielle de la prĂ©sente convention et, le cas Ă©chĂ©ant, de ses 1Toute demande de rĂ©vision devra ĂÂȘtre portĂ©e, par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception, Ă la connaissance des autres parties contractantes. Elle devra comporter l'indication des points dont la rĂ©vision est demandĂ©e et des propositions formulĂ©es en remplacement. Les discussions devront commencer au plus tard dans un dĂ©lai de 2 mois suivant la date d'envoi de la lettre de notification, la 1re sĂ©ance devant fixer la cadence des rĂ©unions et une date limite d'aboutissement. Durant cette discussion, les parties s'engagent Ă ne pas dĂ©noncer la prĂ©sente convention.1 L'alinĂ©a 1 de l'article est Ă©tendu sous rĂ©serve du respect des dispositions de l'article L. 2261-7 du code du travail. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 6 novembre 2020 - art. 1RĂ©vision ConformĂ©ment aux dispositions de l'article L. 2261-7 du code du travail, sont habilitĂ©es Ă rĂ©viser la prĂ©sente convention, ses annexes, accords et avenants ĂąâŹâ jusqu'Ă la fin du cycle Ă©lectoral au cours duquel la convention ou l'accord est conclu ĂąâŹâ ĂąâŹâ une ou plusieurs organisations syndicales de salariĂ©s reprĂ©sentatives dans le champ d'application de la convention ou de l'accord et signataires ou adhĂ©rentes de la convention ou de l'accord ; ĂąâŹâ ĂąâŹâ une ou plusieurs organisations professionnelles d'employeurs signataires ou adhĂ©rentes, Ă©tant prĂ©cisĂ© que si la convention ou l'accord est Ă©tendu, ces organisations doivent ĂÂȘtre, en outre, reprĂ©sentatives dans le champ d'application de la convention ou de l'accord ; ĂąâŹâ Ă l'issue de ce cycle ĂąâŹâ ĂąâŹâ une ou plusieurs organisations syndicales de salariĂ©s reprĂ©sentatives dans le champ d'application de la convention ou de l'accord ; ĂąâŹâ ĂąâŹâ une ou plusieurs organisations professionnelles d'employeurs de la branche, Ă©tant prĂ©cisĂ© que si la convention ou l'accord est Ă©tendu, ces organisations doivent ĂÂȘtre reprĂ©sentatives dans le champ d'application de la convention ou de l'accord. Toute demande de rĂ©vision devra ĂÂȘtre portĂ©e, par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception, Ă la connaissance des autres parties contractantes. Elle devra comporter l'indication des points dont la rĂ©vision est demandĂ©e et des propositions formulĂ©es en 1Les discussions devront commencer au plus tard dans un dĂ©lai de 2 mois suivant la date d'envoi de la lettre de notification, la premiĂšre sĂ©ance devant fixer la cadence des rĂ©unions et une date limite d'aboutissement. Durant cette discussion, les parties s'engagent Ă ne pas dĂ©noncer la prĂ©sente convention.1 8e alinĂ©a Ă©tendu sous rĂ©serve de l'application des dispositions des articles L. 2231-1 et L. 2261-7 du code du travail, telles qu'interprĂ©tĂ©es par la jurisprudence de la Cour de cassation. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 23 mai 2022 - art. 1 DĂ©nonciation La dĂ©nonciation totale de la prĂ©sente convention par l'une des parties contractantes, devra ĂÂȘtre portĂ©e Ă la connaissance des autres parties par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ© doit donner lieu Ă dĂ©pĂÂŽt conformĂ©ment Ă l'article L. 2261-9 du code du ne prend effet qu'Ă l'issue d'un prĂ©avis de 3 mois Ă compter de l'envoi de la lettre recommandĂ©e visĂ©e la dĂ©nonciation Ă©mane de la totalitĂ© des signataires employeurs ou des signataires salariĂ©s, la prĂ©sente convention continuera de produire effet jusqu'Ă l'entrĂ©e en vigueur de la convention qui lui sera substituĂ©e ou, Ă dĂ©faut, pendant une durĂ©e de 1 an Ă compter de l'expiration du dĂ©lai de prĂ©avis de 3 la dĂ©nonciation est le fait d'une partie seulement des signataires employeurs ou des signataires salariĂ©s, elle ne fait pas obstacle au maintien en vigueur de la convention entre les autres parties ce cas, les dispositions de l'alinĂ©a prĂ©cĂ©dent s'appliquent Ă©galement Ă l'Ă©gard des auteurs de la dĂ© la convention est dĂ©noncĂ©e par la totalitĂ© des signataires employeurs ou des signataires salariĂ©s, une nouvelle nĂ©gociation doit s'engager, Ă la demande d'une des parties intĂ©ressĂ©es, dans les 3 mois qui suivent la date de dĂ©nonciation. Il en est de mĂÂȘme, Ă la demande d'une des organisations syndicales reprĂ©sentatives de salariĂ©s intĂ©ressĂ©s, en cas de dĂ©nonciation de la convention dans les conditions prĂ©vues Ă l'article L. 2261-12 du code du travail en ce qui concerne le secteur visĂ© par la dĂ©nonciation. Conventions et accords antĂ©rieurs. ĂąâŹâ Remplacement Le prĂ©sent avenant rĂ©vise et se substitue dans son intĂ©gralitĂ© aux dispositions de la convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes du 20 fĂ©vrier 1969 Ă l'exception des accords de branche et des avenants suivants ĂąâŹâ avenant nð 67 du 11 octobre 2016 relatif Ă la journĂ©e de solidaritĂ© ; ĂąâŹâ avenant nð 80 du 17 janvier 2012 relatif Ă la prĂ©voyance ; ĂąâŹâ avenant nð 85 du 18 fĂ©vrier 2016 relatif Ă la prĂ©voyance ; ĂąâŹâ avenant nð 87 du 21 fĂ©vrier 2018 relatif Ă la revalorisation des salaires minima et Ă la contrepartie au temps d'habillage et de dĂ©shabillage. Cependant, il ne peut ĂÂȘtre, en aucun cas, la cause de restrictions aux avantages particuliers acquis sur le plan d'une entreprise ou d'un Ă©tablissement antĂ©rieurement Ă sa date de signature, individuellement, par Ă©quipe ou pour l'ensemble du personnel, Ă©tant entendu que les conditions d'application et de durĂ©e de ces avantages ne subissent aucune modification du fait de la prĂ©sente convention. Toutefois, les avantages reconnus par la prĂ©sente convention ne peuvent en aucun cas s'interprĂ©ter, comme s'ajoutant Ă ceux dĂ©jĂ accordĂ©s pour le mĂÂȘme objet, dans certaines entreprises. Des accords particuliers pourront amĂ©nager les dispositions de la prĂ©sente convention conformĂ©ment aux lois nð 2004-391 du 4 mai 2004 et nð 2008-789 du 20 aoĂ»t 2008. Article 4 non en vigueur ModifiĂ© Le prĂ©sent avenant rĂ©vise et se substitue dans son intĂ©gralitĂ© aux dispositions de la convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes du 20 fĂ©vrier 1969 Ă l'exception des accords de branche et des avenants suivants ĂąâŹâ avenant nð 44 du 21 mars 1991 uniquement l'article 4 relatif au taux contractuel de cotisation du rĂ©gime de retraite complĂ©mentaire et sa rĂ©partition. ĂąâŹâ avenant nð 67 du 11 octobre 2016 [2006] relatif Ă la journĂ©e de solidaritĂ© ; ĂąâŹâ avenant nð 80 du 17 janvier 2012 relatif Ă la prĂ©voyance ; ĂąâŹâ avenant nð 85 du 18 fĂ©vrier 2016 relatif Ă la prĂ©voyance ; ĂąâŹâ avenant nð 87 du 21 fĂ©vrier 2018 relatif Ă la revalorisation des salaires minima et Ă la contrepartie au temps d'habillage et de dĂ©shabillage ;Cependant, il ne peut ĂÂȘtre, en aucun cas, la cause de restrictions aux avantages particuliers acquis sur le plan d'une entreprise ou d'un Ă©tablissement antĂ©rieurement Ă sa date de signature, individuellement, par Ă©quipe ou pour l'ensemble du personnel, Ă©tant entendu que les conditions d'application et de durĂ©e de ces avantages ne subissent aucune modification du fait de la prĂ©sente les avantages reconnus par la prĂ©sente convention ne peuvent en aucun cas s'interprĂ©ter, comme s'ajoutant Ă ceux dĂ©jĂ accordĂ©s pour le mĂÂȘme objet, dans certaines accords particuliers pourront amĂ©nager les dispositions de la prĂ©sente convention conformĂ©ment aux lois nð 2004-391 du 4 mai 2004 et nð 2008-789 du 20 aoĂ»t et accords antĂ©rieurs. ĂąâŹâ Remplacement Le prĂ©sent avenant rĂ©vise et se substitue dans son intĂ©gralitĂ© aux dispositions de la convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes du 20 fĂ©vrier 1969 Ă l'exception des accords de branche et des avenants suivants ĂąâŹâ avenant nð 67 du 11 octobre 2006 relatif Ă la journĂ©e de solidaritĂ© ; ĂąâŹâ avenant nð 80 du 17 janvier 2012 relatif Ă la prĂ©voyance ; ĂąâŹâ avenant nð 85 du 18 fĂ©vrier 2016 relatif Ă la prĂ©voyance ; ĂąâŹâ avenant nð 87 du 21 fĂ©vrier 2018 relatif Ă la revalorisation des salaires minima et Ă la contrepartie au temps d'habillage et de dĂ©shabillage ; ĂąâŹâ avenant nð 44 du 21 mars 1991 uniquement l'article 4 relatif au taux contractuel de cotisation du rĂ©gime de retraite complĂ©mentaire et sa rĂ© il ne peut ĂÂȘtre, en aucun cas, la cause de restrictions aux avantages particuliers acquis sur le plan d'une entreprise ou d'un Ă©tablissement antĂ©rieurement Ă sa date de signature, individuellement, par Ă©quipe ou pour l'ensemble du personnel, Ă©tant entendu que les conditions d'application et de durĂ©e de ces avantages ne subissent aucune modification du fait de la prĂ©sente les avantages reconnus par la prĂ©sente convention ne peuvent en aucun cas s'interprĂ©ter, comme s'ajoutant Ă ceux dĂ©jĂ accordĂ©s pour le mĂÂȘme objet, dans certaines accords particuliers pourront amĂ©nager les dispositions de la prĂ©sente convention conformĂ©ment aux lois nð 2004-391 du 4 mai 2004 et nð 2008-789 du 20 aoĂ»t 2008. DĂ©pĂÂŽt, publicitĂ©, entrĂ©e en vigueur et extension Les conventions et accords, ainsi que leurs avenants et annexes, sont dĂ©posĂ©s par la partie la plus diligente auprĂšs des services du ministre chargĂ© du dĂ©pĂÂŽt est opĂ©rĂ© en 2 exemplaires, dont une version sur support papier signĂ©e des parties et une version sur support Ă© partie la plus diligente remet Ă©galement 1 exemplaire de chaque convention ou accord au greffe du conseil de prud'hommes du lieu de prĂ©sente convention collective entrera en vigueur au 1er jour du mois suivant la parution au Journal officiel de l'arrĂÂȘtĂ© d'extension. Titre II Relations collectives de travail Sous-titre Ier Droit syndical et institutions reprĂ©sentatives du personnel Dispositions gĂ©nĂ©rales. ĂąâŹâ LibertĂ© syndicale Les parties contractantes reconnaissent le droit pour les salariĂ©s de s'associer et d'agir librement par voie syndicale pour la dĂ©fense de leurs droits ainsi que de leurs intĂ©rĂÂȘts matĂ©riels et moraux, tant collectifs qu' est interdit Ă l'employeur de prendre en considĂ©ration l'appartenance Ă un syndicat ou l'exercice d'une activitĂ© syndicale pour arrĂÂȘter ses dĂ©cisions en matiĂšre notamment de recrutement, de conduite et de rĂ©partition du travail, de formation professionnelle, d'avancement, de rĂ©munĂ©ration et d'octroi d'avantages sociaux, de mesures de discipline et de rupture du contrat de accord d'entreprise dĂ©termine les mesures Ă mettre en Ă
âuvre pour concilier la vie personnelle, la vie professionnelle et les fonctions syndicales et Ă©lectives, en veillant Ă favoriser l'Ă©gal accĂšs des femmes et des hommes. Cet accord prend en compte l'expĂ©rience acquise, dans le cadre de l'exercice de mandats, par les reprĂ©sentants du personnel dĂ©signĂ©s ou Ă©lus dans leur Ă©volution dĂ©faut d'accord d'entreprise, l'employeur dĂ©terminera ces mesures aprĂšs consultations des reprĂ©sentants du tout Ă©tat de cause, les mesures devront intĂ©grer les dispositions lĂ©gales relatives Ă la vie professionnelle des reprĂ©sentants du personnel, et notamment les dispositions prĂ©vues aux articles L. 2141-5 et L. 2141-5-1 du code du travail. Autorisations d'absence Pour faciliter l'exercice du droit syndical, des autorisations d'absence seront accordĂ©es dans les conditions ci-aprĂšs a Les salariĂ©s mandatĂ©s par leurs organisations syndicales exerçant des fonctions statutaires dans des organisations syndicales ou dans des organismes paritaires Ă caractĂšre officiel bĂ©nĂ©ficieront sur prĂ©sentation d'un justificatif Ă©manant de l'organisation syndicale, et sous rĂ©serve du respect d'un prĂ©avis d'au moins 5 jours ouvrĂ©s, d'une autorisation d'absence non rĂ©munĂ©rĂ©e pour assister aux rĂ©unions statutaires desdites Des autorisations d'absence seront Ă©galement accordĂ©es pour participer Ă©ventuellement Ă des rĂ©unions de la commission paritaire permanente de nĂ©gociation et d'interprĂ©tation CPPNI, des groupes de travail paritaires de la CPPNI ou de la commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation professionnelle CPNEFP dĂ©cidĂ©es d'un commun accord entre les organisations reprĂ©sentatives de la prĂ©sente rĂ©unions de commissions paritaires et des groupes de travail paritaires ne pourront entraĂner aucune perte de salaire pour les participants salariĂ©s. Section syndicale Les dispositions relatives Ă la constitution, aux prĂ©rogatives et aux moyens de la section syndicale d'entreprise ou d'Ă©tablissement sont celles dĂ©finies par les articles L. 2142-1 Ă L. 2142-11 du code du prĂ©judice du 1er alinĂ©a de l'article L. 2142-10 et L. 2142-11 du code du travail, les entreprises accordent 4 heures par an Ă tout le personnel pour lui permettre de participer Ă une ou plusieurs rĂ©unions d'information syndicale dans l'enceinte de l'entreprise, sous rĂ©serve que l'heure et le jour soient les mĂÂȘmes pour tous les syndicats ayant constituĂ© une section syndicale et que le choix ait Ă©tĂ© fait en accord avec la direction. Un local sera Ă cet effet mis Ă disposition par l'employeur selon les modalitĂ©s dĂ©finies d'un commun accord entre les sections syndicales et l'employeur. Ces rĂ©unions se tiennent durant le temps de ont uniquement et strictement pour objet de permettre l'information des salariĂ©s sur les discussions et dĂ©cisions prises lors des rĂ©unions paritaires de la branche. Toute autre rĂ©union n'ayant pas cet objet est soumise aux dispositions des articles L. 2142-10 et L. 2142-11 du code du sera possible de fractionner les 4 heures par rĂ©unions d'information syndicale peuvent ĂÂȘtre tenues dans les conditions fixĂ©es paritairement au niveau de l'entreprise en cas de fermeture ou de restructuration d'envergure de l'entreprise ou de l'Ă©tablissement soumises Ă la consultation des reprĂ©sentants du personnel. DĂ©lĂ©guĂ© syndical et dĂ©lĂ©guĂ© syndical central Chaque organisation syndicale reprĂ©sentative dĂ©signe un dĂ©lĂ©guĂ© syndical conformĂ©ment aux dispositions des articles L. 2143-1 Ă L. 2143-8 et L. 2143-3 du code du dĂ©lĂ©guĂ© syndical bĂ©nĂ©ficie de la protection attachĂ©e Ă son mandat conformĂ©ment aux dispositions lĂ© organisation syndicale reprĂ©sentative dans l'entreprise ayant dĂ©signĂ© un dĂ©lĂ©guĂ© syndical peut dĂ©signer un dĂ©lĂ©guĂ© syndical supplĂ©ant ayant pour mission de remplacer, en cas d'absence temporaire, le dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©lĂ©guĂ© syndical supplĂ©ant sera dĂ©signĂ© selon les mĂÂȘmes modalitĂ©s que le dĂ©lĂ©guĂ© syndical et devra remplir les conditions posĂ©es aux articles susvisĂ© temps que le dĂ©lĂ©guĂ© syndical supplĂ©ant consacre Ă son rĂÂŽle de supplĂ©ance s'impute sur le temps de dĂ©lĂ©gation dont dispose le dĂ©lĂ©guĂ© syndical de l' dispositions relatives Ă la dĂ©signation, au nombre, aux attributions, Ă l'exercice et Ă la protection du mandat de dĂ©lĂ©guĂ© syndical sont celles dĂ©finies par le code du dĂ©lĂ©guĂ© syndical central prĂ©vu Ă l'article L. 2143-5 du code du travail bĂ©nĂ©ficie, le cas Ă©chĂ©ant en sus du crĂ©dit d'heures dont il dispose en tant que dĂ©lĂ©guĂ© syndical d'Ă©tablissement, d'un crĂ©dit d'heures spĂ©cifique de 30 heures par semestre. Par ailleurs, lorsque le dĂ©lĂ©guĂ© syndical central est distinct du dĂ©lĂ©guĂ© syndical d'Ă©tablissement cela concerne les entreprises d'au moins 2 000 salariĂ©s comportant au moins 2 Ă©tablissements d'au moins 50 salariĂ©s chacun conformĂ©ment Ă l'article L. 2143-5 du code du travail, il bĂ©nĂ©ficie d'un crĂ©dit d'heures total de 24 heures par mois. Affichage syndical et local syndical Les panneaux d'affichage visĂ©s Ă l'article L. 2142-3 du code du travail sont apposĂ©s Ă l'intĂ©rieur de l'Ă©tablissement dans un endroit proche de l'entrĂ©e ou de la sortie du personnel sur support papier ou numĂ© des communications syndicales s'effectue librement sur des panneaux rĂ©servĂ©s Ă cet usage, distincts de ceux affectĂ©s aux communications des reprĂ©sentants du personnel Ă©lus comitĂ© social et Ă©conomique.Un exemplaire des communications syndicales est transmis Ă l'employeur, simultanĂ©ment Ă l'affichage. Les panneaux sont mis Ă la disposition de chaque section syndicale suivant des modalitĂ©s fixĂ©es par accord avec l' local mis Ă la disposition des sections syndicales en application de l'article L. 2142-8 du code du travail devra ĂÂȘtre Ă©quipĂ© d'une ligne permettant un accĂšs Ă internet. ComitĂ© social et Ă©conomique dispositions gĂ©nĂ©rales La mise en place et le renouvellement du comitĂ© social et Ă©conomique CSE sont gĂ©rĂ©s par les articles L. 2311-1 et suivants du code du comitĂ© social et Ă©conomique est mis en place dans les entreprises d'au moins 11 salariĂ©s. La condition d'effectif est dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment aux dispositions lĂ© accord d'entreprise conclu en application de l'article L. 2314-34 du code du travail, la durĂ©e du mandat des membres du CSE est fixĂ©e Ă 4 peut ĂÂȘtre invitĂ© Ă organiser des Ă©lections Ă la suite d'une demande Ă©manant d'un salariĂ© ou d'une organisation syndicale, lorsque l'institution n'existe pas dans l'entreprise ou l'Ă©tablissement alors qu'elle est obligatoire. Il doit, dans ce cas, engager la procĂ©dure Ă©lectorale dans le mois suivant la rĂ©ception de la l'institution n'a pas Ă©tĂ© mise en place ou renouvelĂ©e en l'absence de candidature, un procĂšs-verbal de carence est Ă©tabli par le chef d'entreprise. Celui-ci l'affiche dans l'entreprise et le transmet dans les 15 jours Ă l'inspecteur du travail qui en envoie, chaque annĂ©e, copie aux organisations syndicales de salariĂ©s du dĂ©partement concernĂ©.Le chef d'entreprise doit informer le personnel par tous moyens permettant de confĂ©rer une date certaine de l'organisation des Ă©lections en vue de l'Ă©lection des membres du CSE. Le document affichĂ© prĂ©cise la date envisagĂ©e pour le premier tour de ces Ă©lections qui doit se placer au plus tard 90 jours suivant celui de l' organisations syndicales intĂ©ressĂ©es au niveau local, rĂ©gionalĂąâŹÂŠ sont invitĂ©es par le chef d'entreprise Ă nĂ©gocier le protocole d'accord préélectoral et Ă Ă©tablir les listes de leurs candidats. Cette obligation ne concerne pas les entreprises dont l'effectif est compris entre 11 et 20 salariĂ©s, et pour lesquelles aucun candidat ne s'est prĂ©sentĂ© dans les 30 jours Ă compter de l'information de l'organisation des Ă©lections conformĂ©ment aux dispositions de l'article L. 2314-5 du code du travail. ModalitĂ©s Ă©lectorales du CSE Les modalitĂ©s Ă©lectorales du CSE sont dĂ©finies par les articles L. 2314-4 Ă L. 2314-32 du code du a lieu au scrutin secret sous peut Ă©galement avoir lieu par vote Ă©lectronique, si un accord d'entreprise ou, Ă dĂ©faut, l'employeur le dĂ© est procĂ©dĂ© Ă des votes sĂ©parĂ©s pour les membres titulaires et les membres supplĂ©ants, dans chacune des catĂ©gories professionnelles formant des collĂšges modalitĂ©s d'organisation et de dĂ©roulement des opĂ©rations Ă©lectorales font l'objet d'un accord entre l'employeur et les organisations syndicales, conclu conformĂ©ment Ă l'article L. 2314-6. Cet accord respecte les principes gĂ©nĂ©raux du droit Ă©lectoral. Attributions du CSE Les attributions du comitĂ© social et Ă©conomique sont dĂ©finies en fonction de l'effectif de l'entreprise. Attributions dans les entreprises de 11 Ă 49 salariĂ©s Les attributions du CSE dans les entreprises de 11 Ă 49 salariĂ©s sont dĂ©finies aux articles L. 2312-5 Ă L. 2312-7 du code du dĂ©lĂ©gation du personnel au comitĂ© social et Ă©conomique a pour mission de prĂ©senter Ă l'employeur les rĂ©clamations individuelles ou collectives relatives aux salaires, Ă l'application du code du travail et des autres dispositions lĂ©gales concernant notamment la protection sociale, ainsi que des conventions et accords applicables dans l' contribue Ă promouvoir la santĂ©, la sĂ©curitĂ© et les conditions de travail dans l'entreprise et rĂ©alise des enquĂÂȘtes en matiĂšre d'accidents du travail ou de maladies professionnelles ou Ă caractĂšre une entreprise en sociĂ©tĂ© anonyme, lorsque les membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© social et Ă©conomique prĂ©sentent des rĂ©clamations auxquelles il ne pourrait ĂÂȘtre donnĂ© suite qu'aprĂšs dĂ©libĂ©ration du conseil d'administration, ils sont reçus par celui-ci, sur leur demande, en prĂ©sence du directeur ou de son reprĂ©sentant ayant connaissance des rĂ©clamations prĂ©sentĂ© membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© peuvent saisir l'inspection du travail de toutes les plaintes et observations relatives Ă l'application des dispositions lĂ©gales dont elle est chargĂ©e d'assurer le contrĂÂŽ dĂ©lĂ©gation du personnel au CSE exerce aussi le droit d'alerte dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 2312-59 et L. 2312-60 du code du travail. Attributions dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus Les attributions du CSE dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus sont dĂ©finies aux articles L. 2312-8 et suivants du code du travail. Le comitĂ© social et Ă©conomique a pour mission d'assurer une expression collective des salariĂ©s permettant la prise en compte permanente de leurs intĂ©rĂÂȘts dans les dĂ©cisions relatives Ă la gestion et Ă l'Ă©volution Ă©conomique et financiĂšre de l'entreprise, Ă l'organisation du travail, Ă la formation professionnelle et aux techniques de production. Le comitĂ© est informĂ© et consultĂ© sur les questions intĂ©ressant l'organisation, la gestion et la marche gĂ©nĂ©rale de l'entreprise, notamment sur ĂąâŹâ les mesures de nature Ă affecter le volume ou la structure des effectifs ; ĂąâŹâ la modification de son organisation Ă©conomique ou juridique ; ĂąâŹâ les conditions d'emploi, de travail, notamment la durĂ©e du travail, et la formation professionnelle ; ĂąâŹâ l'introduction de nouvelles technologies, tout amĂ©nagement important modifiant les conditions de santĂ© et de sĂ©curitĂ© ou les conditions de travail ; ĂąâŹâ les mesures prises en vue de faciliter la mise, la remise ou le maintien au travail des accidentĂ©s du travail, des invalides de guerre, des invalides civils, des personnes atteintes de maladies chroniques Ă©volutives et des travailleurs handicapĂ©s, notamment sur l'amĂ©nagement des postes de travail. Le comitĂ© social et Ă©conomique mis en place dans les entreprises d'au moins 50 salariĂ©s exerce Ă©galement les attributions du comitĂ© social et Ă©conomique prĂ©vue Ă l'article de la prĂ©sente convention. Dans le champ de la santĂ©, de la sĂ©curitĂ© et des conditions de travail, le comitĂ© social et Ă©conomique ĂąâŹâ procĂšde Ă l'analyse des risques professionnels auxquels peuvent ĂÂȘtre exposĂ©s les travailleurs, notamment les femmes enceintes, ainsi que des effets de l'exposition aux facteurs de risques professionnels mentionnĂ©s Ă l'article L. 4161-1 ; ĂąâŹâ contribue notamment Ă faciliter l'accĂšs des femmes Ă tous les emplois, Ă la rĂ©solution des problĂšmes liĂ©s Ă la maternitĂ©, l'adaptation et Ă l'amĂ©nagement des postes de travail afin de faciliter l'accĂšs et le maintien des personnes handicapĂ©es Ă tous les emplois au cours de leur vie professionnelle ; ĂąâŹâ peut susciter toute initiative qu'il estime utile et proposer notamment des actions de prĂ©vention du harcĂšlement moral, du harcĂšlement sexuel et des agissements sexistes dĂ©finis Ă l'article L. 1142-2-1. Le refus de l'employeur est motivĂ©. Lors des visites de l'agent de contrĂÂŽle de l'inspection du travail mentionnĂ© Ă l'article L. 8112-1, les membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel au comitĂ© social et Ă©conomique sont informĂ©s de sa prĂ©sence par l'employeur et peuvent prĂ©senter leurs observations. L'agent de contrĂÂŽle se fait accompagner par un membre de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ©, si ce dernier le souhaite. Sauf accord d'entreprise, le comitĂ© social et Ă©conomique est consultĂ© annuellement sur ĂąâŹâ les orientations stratĂ©giques de l'entreprise ; ĂąâŹâ la situation Ă©conomique et financiĂšre de l'entreprise ; ĂąâŹâ la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et l'emploi. Article 11 non en vigueur RemplacĂ©L'employeur laisse le temps nĂ©cessaire Ă l'exercice de leurs fonctions ĂąâŹâ Ă chacun des membres titulaires constituant la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© social et Ă©conomique ; ĂąâŹâ aux reprĂ©sentants syndicaux au comitĂ© social et Ă©conomique dans les entreprises d'au moins 501 salariĂ©s ; ĂąâŹâ aux reprĂ©sentants syndicaux au comitĂ© social et Ă©conomique central d'entreprise dans les entreprises d'au moins 501 salariĂ©s dont aucun des Ă©tablissements distincts n'atteint ce nombre d'heures de dĂ©lĂ©gation des reprĂ©sentants, fixĂ© par dĂ©cret en Conseil d'Ăâ°tat en fonction Ă la fois des effectifs de l'entreprise ou de l'Ă©tablissement et du nombre de membres de la dĂ©lĂ©gation, ne peut ĂÂȘtre infĂ©rieur Ă 10 heures par mois dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s et Ă 16 heures dans les autres dĂ©rogation Ă l'alinĂ©a 2 de l'article L. 2315-7 du code du travail, le temps dont disposent pour l'exercice de leurs fonctions les reprĂ©sentants syndicaux au CSE est limitĂ© Ă une durĂ©e qui, sauf circonstances exceptionnelles, ne peut excĂ©der 10 heures par mois dans les entreprises comprenant de 150 Ă 200 salariĂ©s et 20 heures par mois dans les entreprises de plus de 200 salariĂ©s. Le temps passĂ© par les reprĂ©sentants syndicaux aux sĂ©ances du comitĂ© leur est payĂ© comme temps de travail et n'est pas dĂ©duit des 10 ou 20 heures prĂ©vues heures de dĂ©lĂ©gation sont considĂ©rĂ©es et payĂ©es comme du temps de travail temps de trajet pour se rendre aux rĂ©unions du CSE Ă l'initiative de l'employeur est rĂ©munĂ©rĂ© comme temps de travail effectif lorsqu'il est effectuĂ© sur le temps de travail, ou en dehors du temps de travail et qu'il dĂ©passe, en durĂ©e, le temps normal du dĂ©placement entre le domicile du salariĂ© et le lieu de travail. Par ailleurs les frais de dĂ©placement des membres du CSE pour se rendre aux rĂ©unions du CSE Ă l'initiative de l'employeur sont Ă la charge de ce aux dispositions lĂ©gales, l'employeur verse au comitĂ© social et Ă©conomique une subvention de fonctionnement d'un montant annuel Ă©quivalent Ă ĂąâŹâ 0,20 % de la masse salariale brute dans les entreprises de 50 Ă 2 000 salariĂ©s ; ĂąâŹâ 0,22 % de la masse salariale brute dans les entreprises de plus de 2 000 salariĂ© contribution versĂ©e chaque annĂ©e par l'employeur pour financer les activitĂ©s sociales et culturelles du CSE est au moins Ă©gale Ă 1 % de la masse salariale brute annuelle telle que dĂ©finie Ă l'article L. 2312-83 du code du conditions de fonctionnement du CSE sont dĂ©finies aux articles L. 2315-1 et suivants du code du et fonctionnement du CSE L'employeur laisse le temps nĂ©cessaire Ă l'exercice de leurs fonctions ĂąâŹâ Ă chacun des membres titulaires constituant la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© social et Ă©conomique ; ĂąâŹâ aux reprĂ©sentants syndicaux au comitĂ© social et Ă©conomique dans les entreprises d'au moins 501 salariĂ©s ; ĂąâŹâ aux reprĂ©sentants syndicaux au comitĂ© social et Ă©conomique central d'entreprise dans les entreprises d'au moins 501 salariĂ©s dont aucun des Ă©tablissements distincts n'atteint ce nombre d'heures de dĂ©lĂ©gation des reprĂ©sentants, fixĂ© par dĂ©cret en Conseil d'Ăâ°tat en fonction Ă la fois des effectifs de l'entreprise ou de l'Ă©tablissement et du nombre de membres de la dĂ©lĂ©gation, ne peut ĂÂȘtre infĂ©rieur Ă 10 heures par mois dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s et Ă 16 heures dans les autres dĂ©rogation Ă l'alinĂ©a 2 de l'article L. 2315-7 du code du travail, le temps dont disposent pour l'exercice de leurs fonctions les reprĂ©sentants syndicaux au CSE est limitĂ© Ă une durĂ©e qui, sauf circonstances exceptionnelles, ne peut excĂ©der 10 heures par mois dans les entreprises comprenant de 150 Ă 200 salariĂ©s et 20 heures par mois dans les entreprises de plus de 200 salariĂ©s. Le temps passĂ© par les reprĂ©sentants syndicaux aux sĂ©ances du comitĂ© leur est payĂ© comme temps de travail et n'est pas dĂ©duit des 10 ou 20 heures prĂ©vues heures de dĂ©lĂ©gation sont considĂ©rĂ©es et payĂ©es comme du temps de travail temps de trajet pour se rendre aux rĂ©unions du CSE Ă l'initiative de l'employeur est rĂ©munĂ©rĂ© comme temps de travail effectif lorsqu'il est effectuĂ© sur le temps de travail, ou en dehors du temps de travail et qu'il dĂ©passe, en durĂ©e, le temps normal du dĂ©placement entre le domicile du salariĂ© et le lieu de travail. Par ailleurs les frais de dĂ©placement des membres du CSE pour se rendre aux rĂ©unions du CSE Ă l'initiative de l'employeur sont Ă la charge de ce aux dispositions lĂ©gales, l'employeur verse au comitĂ© social et Ă©conomique une subvention de fonctionnement d'un montant annuel Ă©quivalent Ă ĂąâŹâ 0,20 % de la masse salariale brute dans les entreprises de 50 Ă 2 000 salariĂ©s ; ĂąâŹâ 0,22 % de la masse salariale brute dans les entreprises de plus de 2 000 salariĂ© contribution versĂ©e chaque annĂ©e par l'employeur pour financer les activitĂ©s sociales et culturelles du CSE, dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus, est au moins Ă©gale Ă 1 % de la masse salariale brute annuelle telle que dĂ©finie Ă l'article L. 2312-83 du code du conditions de fonctionnement du CSE sont dĂ©finies aux articles L. 2315-1 et suivants du code du travail. Composition du CSE Le comitĂ© social et Ă©conomique comprend l'employeur et une dĂ©lĂ©gation du personnel comportant un nombre de membres dĂ©terminĂ© par dĂ©cret en Conseil d'Ăâ°tat tenant compte de l'effectif de l' dĂ©lĂ©gation du personnel comporte un nombre Ă©gal de titulaires et de supplĂ©ants. Le supplĂ©ant assiste aux rĂ©unions en l'absence du nombre de membres et le nombre d'heures de dĂ©lĂ©gation peuvent ĂÂȘtre modifiĂ©s par accord dans les conditions prĂ©vues par l'article L. 2314-7 du code du rĂ©serve des dispositions applicables dans les entreprises de moins de 300 salariĂ©s, prĂ©vues Ă l'article L. 2143-22 du code du travail, chaque organisation syndicale reprĂ©sentative dans l'entreprise ou l'Ă©tablissement peut dĂ©signer un reprĂ©sentant syndical au comitĂ©. Il assiste aux sĂ©ances avec voix consultative. Il est choisi parmi les membres du personnel de l'entreprise et doit remplir les conditions d'Ă©ligibilitĂ© au comitĂ© social et Ă©conomique fixĂ©es Ă l'article L. 2314-19 du code du travail. ComitĂ© de groupe Un comitĂ© de groupe est constituĂ© au sein du groupe formĂ© par une entreprise appelĂ©e entreprise dominante, dont le siĂšge social est situĂ© sur le territoire français, et les entreprises qu'elle contrĂÂŽle dans les conditions dĂ©finies Ă l'article L. 233-1, aux I et II de l'article L. 233-3 et Ă l'article L. 233-16 du code de composition, les attributions et le fonctionnement du comitĂ© de groupe sont dĂ©finis par les articles L. 2331-1 Ă L. 2334-4 du code du secrĂ©taire du comitĂ© de groupe bĂ©nĂ©ficiera d'un crĂ©dit d'heures spĂ©cifique de 20 heures par semestre. Protection des reprĂ©sentants du personnel Les membres du comitĂ© social et Ă©conomique bĂ©nĂ©ficient d'une protection particuliĂšre contre les mesures de licenciement conformĂ©ment aux dispositions des articles L. 2411-1 Ă L. 2437-1 et L. 5125-4 du code du rĂšgles relatives au licenciement des membres Ă©lus du comitĂ© social et Ă©conomique et des reprĂ©sentants syndicaux au CSE sont fixĂ©es par les articles L. 2411-1 Ă L. 2411-22 et R. 2411-1 Ă R. 2422-1 du code du travail. Sous-titre II Dialogue social dans la branche Ambitions et orientations du dialogue social de branche La branche professionnelle des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes comprend de nombreuses spĂ©cificitĂ©s. Elle se caractĂ©rise notamment par une grande diversitĂ© de taille et de nature de l'activitĂ© des entreprises qui la significative du secteur et de l'organisation des entreprises qui le constituent a entraĂnĂ© l'Ă©mergence de politiques sociales spĂ©cifiques d'entreprise, voire de groupe, en accompagnement de leur stratĂ© possibilitĂ© pour les entreprises d'ĂÂȘtre confrontĂ©es Ă des situations Ă©conomiques diffĂ©rentes est devenue un paramĂštre Ă prendre en considĂ©ration dans les nĂ©gociations de ce contexte, les parties rĂ©affirment l'importance du dialogue social de branche visant la conclusion d'accords collectifs et considĂšrent qu'il convient donc de dĂ©finir ses enjeux par rapport Ă la nĂ©gociation d' ambitions du dialogue social ĂąâŹâ faire vivre les relations sociales au niveau de la branche ; ĂąâŹâ assurer un socle de rĂšgles sociales applicables Ă toutes les entreprises ; ĂąâŹâ adapter ce socle social au contexte Ă©volutif ; ĂąâŹâ Ă©tablir un dialogue social loyal, ouvert et orientations du dialogue social ĂąâŹâ adapter les dispositions de branche aux Ă©volutions lĂ©gislatives ; ĂąâŹâ favoriser la signature d'accords collectifs de branche tout en prenant en considĂ©ration la diversitĂ© d'entreprises ; ĂąâŹâ retenir, en fonction du sujet, le type d'accord le plus appropriĂ© application de maniĂšre uniforme ou accord fixant des principes communs mais laissant des marges de manĂ
âuvre au niveau local pour, par exemple, des modalitĂ©s de mise en Ă
âuvre. Article 18 1 non en vigueur RemplacĂ©La prĂ©sente convention a pour vocation de prĂ©server un socle social minimal de garanties aux salariĂ©s des entreprises des industries et commerces en gros des viandes en dĂ©terminant les thĂ©matiques sur lesquelles l'accord d'entreprise peut dĂ©roger aux conventions et accords de branche et selon quelles modalitĂ© de la compĂ©tence exclusive de la branche sur lesquelles l'accord d'entreprise ne peut supplĂ©er que de maniĂšre plus favorable Ă la branche ĂąâŹâ la durĂ©e et l'amĂ©nagement du temps de travail portant sur ĂąâŹâĂąâŹâ les Ă©quivalences ; ĂąâŹâĂąâŹâ la durĂ©e maximale de l'accord collectif portant amĂ©nagement du temps de travail 3 ans au plus ; ĂąâŹâĂąâŹâ le nombre minimal d'heures entraĂnant la qualification de travailleur de nuit ; ĂąâŹâĂąâŹâ la durĂ©e minimale de travail des salariĂ©s Ă temps partiel ; ĂąâŹâĂąâŹâ taux de majoration des heures complĂ©mentaires ; ĂąâŹâĂąâŹâ le complĂ©ment d'heures ; ĂąâŹâ les mesures relatives aux CDD et contrat de mission portant sur ĂąâŹâĂąâŹâ la durĂ©e ; ĂąâŹâĂąâŹâ le renouvellement ; ĂąâŹâĂąâŹâ le dĂ©lai de carence ; ĂąâŹâ les mesures relatives au contrat de chantier ou d'opĂ©ration ; ĂąâŹâ les conditions et le renouvellement de la pĂ©riode d'essai ; ĂąâŹâ les conditions de certaines mises Ă disposition d'un salariĂ© temporaire auprĂšs d'une entreprise utilisatrice ; ĂąâŹâ la rĂ©munĂ©ration et l'indemnitĂ© d'affaires du salariĂ© portĂ©.ThĂ©matiques de la compĂ©tence attribuĂ©e Ă la branche pour lesquelles l'accord d'entreprise peut dĂ©roger de maniĂšre plus favorable ou s'il assure des garanties au moins Ă©quivalentes ĂąâŹâ les salaires minima ; ĂąâŹâ les classifications ; ĂąâŹâ la mutualisation des fonds de financement du paritarisme ; ĂąâŹâ la mutualisation des fonds de financement de la formation professionnelle ; ĂąâŹâ les garanties collectives complĂ©mentaires ; ĂąâŹâ l'Ă©galitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes ; ĂąâŹâ les modalitĂ©s de poursuite des contrats de travail en dehors des cas prĂ©vus par l'article L. 1224-1 du code du travail ; ĂąâŹâ la prĂ©vention des effets de l'exposition aux facteurs de risques professionnels ; ĂąâŹâ l'insertion professionnelle et le maintien dans l'emploi des travailleurs handicapĂ©s ; ĂąâŹâ l'effectif Ă partir duquel les dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux peuvent ĂÂȘtre dĂ©signĂ©s, leur nombre et la valorisation de leurs parcours syndicaux ; ĂąâŹâ les primes pour travaux dangereux ou les thĂšmes relevant de la compĂ©tence attributive de la branche, l'accord d'entreprise pourra primer dĂšs lors qu'il assure des garanties au moins Ă©quivalentes, lesquelles seront apprĂ©ciĂ©es au regard de dispositions de la convention collective ayant le mĂÂȘme toutes les thĂ©matiques non listĂ©es ci-dessus, les stipulations de l'accord d'entreprise priment sur celles ayant le mĂÂȘme objet prĂ©vues par la convention collective ou l'accord de branche. En l'absence d'accord d'entreprise, les dispositions de la prĂ©sente convention s'imposeront.1 L'article 18 est Ă©tendu sous rĂ©serve du respect des dispositions des articles L. 2253-1 du code du travail. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 6 novembre 2020 - art. 1Articulation des conventions et accords de branche avec les accords d'entreprise La prĂ©sente convention a pour vocation de prĂ©server un socle social minimal de garanties aux salariĂ©s des entreprises des industries et commerces en gros des viandes, en dĂ©terminant les thĂ©matiques sur lesquelles l'accord d'entreprise peut dĂ©roger aux conventions et accords de branche et selon quelles modalitĂ© rapports entre l'accord de branche et les accords collectifs de groupe, d'entreprise ou d'Ă©tablissement sont rĂ©gis conformĂ©ment aux articles L. 2253-1, L. 2253-2 et L. 2253-3 du code du travail notamment. Article 19 non en vigueur RemplacĂ©Le dialogue social liĂ© Ă la nĂ©gociation collective au sein de la branche est organisĂ© autour des instances suivantes ĂąâŹâ la commission paritaire permanente de nĂ©gociation et d'interprĂ©tation CPPNI ; ĂąâŹâ la commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation professionnelle CPNEFP ; ĂąâŹâ le groupe de travail ailleurs, certains sujets peuvent nĂ©cessiter de crĂ©er une instance ponctuelle groupe de travail spĂ©cifique, commissionĂąâŹÂŠ. Dans ce cas, le rĂÂŽle, la composition et les attributions de cette instance sont prĂ©cisĂ©s en CPPNI de branche, avant l'engagement des rĂšglement intĂ©rieur prĂ©cisera les modalitĂ©s de fonctionnement des diverses instances de et attributions des instances du dialogue social de branche Le dialogue social liĂ© Ă la nĂ©gociation collective au sein de la branche est organisĂ© autour des instances suivantes ĂąâŹâ la commission paritaire permanente de nĂ©gociation et d'interprĂ©tation CPPNI ; ĂąâŹâ la commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation professionnelle CPNEFP ; ĂąâŹâ le groupe de travail paritaire ; ĂąâŹâ le COPIL prĂ©voyance ailleurs, certains sujets peuvent nĂ©cessiter de crĂ©er une instance ponctuelle groupe de travail spĂ©cifique, commission ĂąâŹÂŠ. Dans ce cas, le rĂÂŽle, la composition et les attributions de cette instance sont prĂ©cisĂ©s en CPPNI de branche, avant l'engagement des rĂšglement intĂ©rieur prĂ©cisera les modalitĂ©s de fonctionnement des diverses instances de branche. Article non en vigueur RemplacĂ©La CPPNI est l'unique lieu de nĂ©gociation collective dans la branche professionnelle. Elle se rĂ©unit au moins 4 fois par La CPPNI a pour missions de 1 ĂąâŹâ nĂ©gocier sur les thĂšmes obligatoires prĂ©vus par la loi, et notamment sur les salaires minima conventionnels ; ĂąâŹâ proposer, rĂ©diger et nĂ©gocier des accords et avenants Ă la convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes sur des thĂšmes de nĂ©gociation Ă©manant d'une organisation d'employeurs ou d'une organisation syndicale de salariĂ©s sans prĂ©judice des thĂšmes obligatoires prĂ©vus par la loi ; ĂąâŹâ assurer les formalitĂ©s de publicitĂ© des accords et avenants Ă la convention collective CPPNI pourra examiner ĂąâŹâ tous les diffĂ©rends constituant un problĂšme d'interprĂ©tation de la convention collective nationale ; ĂąâŹâ tous les diffĂ©rends constituant un problĂšme d'application de la convention collective 5 reprĂ©sentants par organisation syndicale de salariĂ©s et par organisation professionnelle, reprĂ©sentatives au niveau de la branche1 L'alinĂ©a 3 de l'article 19-1 est Ă©tendu sous rĂ©serve de l'application des dispositions prĂ©vues Ă l'article L. 2232-9 du code du travail. ArrĂÂȘtĂ© du 6 novembre 2020 - art. 1Commission paritaire permanente de nĂ©gociation et d'interprĂ©tation La CPPNI est l'unique lieu de nĂ©gociation collective dans la branche professionnelle. Elle se rĂ©unit au moins quatre fois par La CPPNI a pour missions principales de ĂąâŹâ nĂ©gocier sur les thĂšmes obligatoires prĂ©vus par la loi, et notamment sur les salaires minima conventionnels ; ĂąâŹâ proposer, rĂ©diger et nĂ©gocier des accords et avenants Ă la convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes sur des thĂšmes de nĂ©gociation Ă©manant d'une organisation d'employeurs ou d'une organisation syndicale de salariĂ©s sans prĂ©judice des thĂšmes obligatoires prĂ©vus par la loi ; ĂąâŹâ assurer les formalitĂ©s de publicitĂ© des accords et avenants Ă la convention collective ailleurs, conformĂ©ment aux dispositions de l'article L. 2232-9 du code du travail la commission paritaire permanente de nĂ©gociation exerce les missions d'intĂ©rĂÂȘt gĂ©nĂ©ral suivantes ĂąâŹâ elle reprĂ©sente la branche, notamment dans l'appui aux Ă©tudes et offices et vis-Ă -vis des pouvoirs publics ; ĂąâŹâ elle exerce un rĂÂŽle de veille sur les conditions de travail et l'emploi ; ĂąâŹâ elle Ă©tablit un rapport annuel d'activitĂ© qu'elle verse dans la base de donnĂ©es nationale mentionnĂ©e Ă l'article L. 2231-5-1 du code du travail. Ce rapport comprend un bilan des accords collectifs d'entreprise conclus dans le cadre du titre II, des chapitres Ier et III du titre III et des titres IV et V du livre Ier de la 3e partie du code du travail et formule, le cas Ă©chĂ©ant, des recommandations destinĂ©es Ă rĂ©pondre aux difficultĂ©s identifiĂ© CPPNI pourra examiner ĂąâŹâ tous les diffĂ©rends constituant un problĂšme d'interprĂ©tation de la convention collective nationale ; ĂąâŹâ tous les diffĂ©rends constituant un problĂšme d'application de la convention collective ĂąâŹâ cinq reprĂ©sentants par organisation syndicale de salariĂ©s reprĂ©sentative au niveau de la branche ; ĂąâŹâ cinq reprĂ©sentants et deux permanents maximum par organisation professionnelle reprĂ©sentative au niveau de la branche.1 Article Ă©tendu sous rĂ©serve du respect des dispositions du 3ð de l'article 2232-9 du code du travail, dans sa rĂ©daction issue de la loi nð 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la libertĂ© de choisir son avenir professionnel. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 23 mai 2022 - art. 1 Article non en vigueur RemplacĂ©La CPNEFP se rĂ©unit au moins 2 fois par La CPNEFP a pour mission globale de dĂ©finir les orientations prioritaires en matiĂšre de formation et d'Ă©volution 2 reprĂ©sentants par organisation syndicale et par organisation professionnelle, reprĂ©sentatives au niveau de la paritaire nationale de l'emploi et la formation professionnelle La CPNEFP se rĂ©unit au moins deux fois par La CPNEFP a pour mission globale de dĂ©finir les orientations prioritaires en matiĂšre de formation et d'Ă©volution ĂąâŹâ deux reprĂ©sentants par organisation syndicale de salariĂ©s reprĂ©sentative au niveau de la branche ; ĂąâŹâ deux reprĂ©sentants et deux permanents maximum par organisation professionnelle reprĂ©sentative au niveau de la branche. Article non en vigueur RemplacĂ©Missions Le groupe de travail paritaire est une instance paritaire technique, mise en place en amont d'une nĂ©gociation, lorsque cette derniĂšre le justifie, et dont la vocation est de prĂ©parer et faciliter la nĂ©gociation ĂąâŹâ en travaillant Ă une comprĂ©hension commune de ses diffĂ©rents aspects et objets le groupe de travail paritaire est le lieu de production et d'examen de la documentation nĂ©cessaires aux parties pour prĂ©parer la nĂ©gociation ; ĂąâŹâ en permettant aux parties d'exposer et d'affiner leurs points de vue, souhaits et 2 reprĂ©sentants par organisation syndicale et par organisation professionnelle, reprĂ©sentatives au niveau de la de travail paritaire Missions Le groupe de travail paritaire est une instance paritaire technique, mise en place en amont d'une nĂ©gociation, lorsque cette derniĂšre le justifie, et dont la vocation est de prĂ©parer et faciliter la nĂ©gociation ĂąâŹâ en travaillant Ă une comprĂ©hension commune de ses diffĂ©rents aspects et objets le groupe de travail paritaire est le lieu de production et d'examen de la documentation nĂ©cessaires aux parties pour prĂ©parer la nĂ©gociation ; ĂąâŹâ en permettant aux parties d'exposer et d'affiner leurs points de vue, souhaits et ĂąâŹâ deux reprĂ©sentants par organisation syndicale de salariĂ©s reprĂ©sentative au niveau de la branche ; ĂąâŹâ deux reprĂ©sentants et deux permanents maximum par organisation professionnelle reprĂ©sentative au niveau de la branche. Copil prĂ©voyance ICGV Mission Le comitĂ© de pilotage prĂ©voyance ICGV dit Copil prĂ©voyance ICGV a vocation notamment Ă suivre le rĂ©gime prĂ©voyance de la branche ICGV et Ă gĂ©rer le fonds de prĂ© ConformĂ©ment au rĂšglement intĂ©rieur du Copil, il est composĂ© de deux reprĂ©sentants par organisation syndicale et par organisation professionnelle, reprĂ©sentatives au niveau de la branche. Moyens de fonctionnement des rĂ©unions paritaires Il convient de faciliter la prĂ©sence des nĂ©gociateurs aux rĂ©unions paritaires de la CCN. Autorisation d'absence Les salariĂ©s d'entreprises reprĂ©sentant leur organisation syndicale appelĂ©s Ă participer aux rĂ©unions des commissions paritaires nationales ou groupes de travail bĂ©nĂ©ficient d'une autorisation d' salariĂ©s concernĂ©s sont tenus d'informer prĂ©alablement leur employeur de leur participation aux rĂ©unions paritaires. Maintien de la rĂ©munĂ©ration. ĂąâŹâ Temps de repos La rĂ©munĂ©ration des reprĂ©sentants des fĂ©dĂ©rations syndicales reprĂ©sentatives mandatĂ©s pour participer aux rĂ©unions est intĂ©gralement maintenue par l' salariĂ©s d'entreprises appelĂ©s Ă participer aux rĂ©unions paritaires doivent obligatoirement bĂ©nĂ©ficier du repos quotidien lĂ©gal des 11 heures consĂ©cutives avant de reprendre leur poste de temps de trajet pour se rendre aux rĂ©unions de la CPPNI, des groupes de travail paritaires ou de la CPNEFP est rĂ©munĂ©rĂ© comme temps de travail effectif lorsqu'il est effectuĂ© en dehors du temps de travail et qu'il dĂ©passe, en durĂ©e, le temps normal du dĂ©placement entre le domicile du salariĂ© et le lieu de point de dĂ©part du calcul des heures de repos commence Ă l'heure oĂÂč le salariĂ© arrive dans sa localitĂ©. Frais de dĂ©placement Les frais de dĂ©placement sont pris en charge dans le cadre de l'accord de branche sur le financement du paritarisme. Le temps nĂ©cessaire au dĂ©placement est considĂ©rĂ© comme du temps de effet, les employeurs relevant du champ d'application de la prĂ©sente convention sont tenus de contribuer annuellement au financement du paritarisme Ă hauteur de 0,1 % du montant des rĂ©munĂ©rations entrant dans l'assiette de cotisations de sĂ©curitĂ© sociale. Temps de prĂ©paration Il est accordĂ© par reprĂ©sentant au maximum une journĂ©e par rĂ©union dans le cadre de la prĂ©paration des rĂ©unions plĂ©niĂšres CPPNI et CPNEFP sur prĂ©sentation d'un justificatif Ă l'employeur. Ces temps de prĂ©paration sont considĂ©rĂ©s et payĂ©s comme du temps de travail effectif et pris en charge par l'employeur. Titre III HygiĂšne, sĂ©curitĂ©, prĂ©vention Les employeurs sont tenus d'appliquer les dispositions lĂ©gales et rĂ©glementaires relatives Ă l'hygiĂšne, la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail et notamment les dispositions des articles L. 4121-1 Ă L. 4511-1 et des articles R. 4121-1 Ă R. 4544-11 du code du travail. La prĂ©vention de la santĂ© et sĂ©curitĂ© au travail Les parties signataires affirment leur ferme volontĂ© de tout mettre en Ă
âuvre pour prĂ©server la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s de la branche professionnelle, par une politique de prĂ©vention durable et de la santĂ© et la sĂ©curitĂ© dans la politique de l'entreprise doit se faire le plus en amont possible, compte tenu des enjeux avant tout humains, mais Ă©galement Ă©conomiques et juridiques en prĂ© parties signataires souhaitent pour cela d'une part mettre en avant certains dispositifs indispensables Ă toute dĂ©marche de prĂ©vention, et d'autre part se doter d'outils spĂ©cifiques efficaces pour amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© et la prĂ©vention de la santĂ© au travail. L'Ă©valuation des risques L'employeur a l'obligation d'Ă©valuer les risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des travailleurs. En cas de recours Ă une entreprise prestataire de services, les dispositions relatives Ă l'analyse en commun des risques, par le plan de prĂ©vention, prĂ©vues aux articles R. 4512-6 et suivants du code du travail, devront ĂÂȘtre respectĂ© entreprises prestataires de service intervenant dans l'entreprise devront ĂÂȘtre associĂ©es Ă cette dĂ©marche, pour ce qui est des interfĂ©rences entre les activitĂ©s, installations et matĂ©riels avec l'entreprise donneuse d' Le document unique d'Ă©valuation des risquesLes rĂ©sultats de cette Ă©valuation doivent ĂÂȘtre transcrits dans un document unique d'Ă©valuation des risques, mis Ă jour dans les conditions fixĂ©es par voie rĂ©glementaire, et tenu Ă la disposition notamment des salariĂ©s et du document, obligatoire dans toutes les entreprises quel que soit leur effectif, doit ĂÂȘtre exhaustif et opĂ©rationnel, pour constituer un vĂ©ritable outil de suivi et de dĂ© L'exposition Ă certains facteurs de risques professionnels dans la brancheLes principaux facteurs identifiĂ©s dans la branche sont les suivants art. R. 4541-1 du code du travail ĂąâŹâ au titre des contraintes physiques marquĂ©es ĂąâŹâĂąâŹâ les manutentions manuelles de charges dĂ©finies Ă l'article R. 4541-2 du code du travail en particulier les risques liĂ©s aux transferts des carcasses, rolls, chariots, bacs et les risques liĂ©s aux dĂ©buts et fins de chaĂne ; ĂąâŹâĂąâŹâ les postures pĂ©nibles dĂ©finies comme positions forcĂ©es des articulations en particulier les risques liĂ©s aux positions debout prolongĂ©es, aux positions accroupies prolongĂ©es, aux postures en torsion, aux contraintes relatives au maintien des bras en l'air ; ĂąâŹâĂąâŹâ les vibrations mĂ©caniques mentionnĂ©es Ă l'article R. 4441-1 du code du travail, ĂąâŹâ au titre de l'environnement physique agressif ĂąâŹâĂąâŹâ les tempĂ©ratures extrĂÂȘmes chaudes ou froides et les variations de tempĂ©ratures ; ĂąâŹâĂąâŹâ le bruit mentionnĂ© Ă l'article R. 4431-1 du code du travail ; ĂąâŹâĂąâŹâ les agents chimiques dangereux mentionnĂ©s aux articles R. 4412-3 et R. 4412-60 du code du travail, ĂąâŹâ au titre de certains rythmes de travail ĂąâŹâĂąâŹâ le travail de nuit dans les conditions fixĂ©es aux articles L. 3122-2 et suivants du code du travail ; ĂąâŹâĂąâŹâ selon des Ă©tudes rĂ©centes, le travail de nuit peut avoir de graves consĂ©quences sur la santĂ© des salariĂ©s, notamment en termes d'augmentation des risques de cancer ; ĂąâŹâĂąâŹâ le travail rĂ©pĂ©titif caractĂ©risĂ© par la rĂ©pĂ©tition d'un ou de plusieurs gestes, Ă une cadence contrainte, imposĂ©e ou non par le dĂ©placement automatique d'une piĂšce ou par la rĂ©munĂ©ration Ă la piĂšce, avec un temps de cycle dĂ©fini ; ĂąâŹâĂąâŹâ le travail en Ă©quipes successives alternantes 2 Ăâ 7, 3 Ăâ 7,ĂąâŹÂŠ avec rotation d'une semaine sur l'autre.Enfin, les partenaires sociaux, forts du constat d'une forte sinistralitĂ© liĂ©e aux troubles musculosquelettiques TMS, souhaitent en faire une prioritĂ© en matiĂšre de prĂ© diagnostic des situations d'exposition Ă certains facteurs de risques professionnels Un diagnostic prĂ©alable des situations d'exposition Ă certains facteurs de risques professionnels doit ĂÂȘtre mis en Ă
âuvre avant tout plan de prĂ©vention, et reposer sur une analyse des situations de travail, au regard des facteurs de risques. La mise en Ă
âuvre du diagnostic est une rĂ©elle opportunitĂ© d'alimenter ou de rĂ©-impulser la dynamique pluridisciplinaire qui doit prĂ©sider Ă la politique de prĂ©vention de l'entreprise. L'objectif est de dĂ©pister les situations de travail pĂ©nalisantes puisque la clĂ© de la rĂ©ussite d'une Ă©tude de situation de travail rĂ©side dans la prise en compte des liens entre les facteurs de risques et l'organisation du mesures de prĂ©vention de l'exposition Ă certains facteurs de risques professionnels Les entreprises devront mettre en place certaines des mesures suivantes ĂąâŹâ des mesures tendant Ă la rĂ©duction des poly-expositions par exemple amĂ©lioration des transferts de produits et d'animaux, amĂ©lioration des process de dĂ©but et fin de chaĂne, amĂ©lioration des conditions de travaux postĂ©s en station debout prolongĂ©e, amĂ©lioration de l'environnement et l'organisation du travail ; ĂąâŹâ des mesures tendant Ă l'amĂ©lioration des conditions de travail des salariĂ©s par exemple prĂ©voir un temps de rĂ©veil musculaire avant la prise de poste sur le temps de travail, mener une campagne d'information et de sensibilisation auprĂšs des ateliers de production, dĂ©marches d'Ă©change avec les entreprises prestataires de servicesĂąâŹÂŠ ; ĂąâŹâ des mesures liĂ©es au dĂ©veloppement des compĂ©tences et qualifications promotion des CQP, dĂ©veloppement des compĂ©tences et accĂšs Ă la formation, accompagnement renforcĂ© des jeunes entrants, formation de rĂ©fĂ©rents Ă sĂ©curitĂ© Ă», formation des encadrants de proximitĂ© Ă la gestion d'Ă©quipe et la santĂ© au travailĂąâŹÂŠ.c L'Ă©valuation des risques psychosociaux RPSIl est communĂ©ment admis que les RPS, s'ils ne sont pas strictement dĂ©finis Ă ce jour, englobent les notions de stress, de violences internes harcĂšlement moral ou sexuel, et de violences externes exercĂ©es par des personnes extĂ©rieures Ă l'entreprise Ă l'encontre de salariĂ©s.Les RPS peuvent ĂÂȘtre liĂ©s Ă diffĂ©rents facteurs intensitĂ© du travail et temps de travail, exigences Ă©motionnelles, manque d'autonomie, mauvaise qualitĂ© des rapports sociaux, conflits de valeurs, insĂ©curitĂ© de la situation de travailĂąâŹÂŠUn certain nombre de situations entrant dans la catĂ©gorie des RPS ont Ă©tĂ© identifiĂ©es comme constituant des facteurs de risques professionnels dans la branche ĂąâŹâ une Ă©coute difficilement disponible ; ĂąâŹâ une implication Ă faire progresser ; ĂąâŹâ une insuffisance de reconnaissance ; ĂąâŹâ une ambiance et un collectif de travail dĂ©gradĂ©s ; ĂąâŹâ un modĂšle managĂ©rial individualisĂ© et descendant gestion des relations de personne Ă personne.Comme tout autre risque, les RPS doivent ĂÂȘtre Ă©valuĂ©s par l'employeur et retranscrits dans le document unique d'Ă©valuation des risques. Une fois les risques identifiĂ©s, ils doivent ĂÂȘtre suivis au moyen d'indicateurs via des questionnaires, entretiensĂąâŹÂŠ, et permettre l'Ă©tablissement de plans d'action amĂ©nagement du temps de travail, de l'organisation du travail, action sur l'Ă©quilibre entre la vie professionnelle et personnelle, sur l'Ă©volution du managementĂąâŹÂŠ. Les outils de prĂ©vention a Le suivi de l'Ă©tat de santĂ© des salariĂ©sL'employeur devra respecter les dispositions relatives aux visites mĂ©dicales obligatoires, et notamment celles prĂ©vues aux articles R. 4624-10 et suivants du code du travail visite mĂ©dicale avant l'embauche ou au plus tard avant l'expiration de la pĂ©riode d'essai.En outre, une surveillance mĂ©dicale devra ĂÂȘtre mise en place dans les cas prĂ©vus Ă l'article R. 4624-17 du code du travail, notamment en cas d'exposition Ă certains agents suivi de l'Ă©tat de santĂ© de chaque salariĂ© est en effet indispensable pour s'assurer de son aptitude au poste de Visite mĂ©dicale de conducteurs de vĂ©hicules poids lourdsPour le personnel de conduite justifiant au moins d'une annĂ©e d'anciennetĂ© dans l'entreprise, le coĂ»t des visites mĂ©dicales obligatoires en vue du renouvellement de la validitĂ© des permis de conduire des catĂ©gories C et C 1 est pris en charge par l' temps nĂ©cessitĂ© par ces visites est pris soit sur les heures de travail des salariĂ©s sans qu'il puisse pour cela ĂÂȘtre effectuĂ© une retenue de salaire, soit rĂ©munĂ©rĂ© comme temps de travail L'analyse des accidents du travail et des maladies professionnellesToute dĂ©marche de prĂ©vention doit intĂ©grer l'analyse des accidents du travail et les maladies professionnelles AT/MP en remontant aux causes les plus en amont, et en y associant les membres du cela, l'entreprise doit dĂ©finir des indicateurs prĂ©cis permettant un suivi rĂ©gulier, avec une pĂ©riodicitĂ© rĂ©guliĂšre de la sinistralitĂ© parmi lesquels figurent, au minimum ĂąâŹâ le taux de frĂ©quence des AT/MP ; ĂąâŹâ le taux de gravitĂ© des AT/MP ; ĂąâŹâ le nombre d'accidents de trajetL'entreprise pourra par ailleurs retenir d'autres de l'AT doit ĂÂȘtre faite en lien avec un membre du CSE, et dans les 48 heures suivant la survenance de l'AT. En cas de recours Ă la prestation de service, l'arbre des causes devra ĂÂȘtre Ă©tabli en coordination avec le donneur d' actions humaines, organisationnelles ou techniques devront ĂÂȘtre mises en Ă
âuvre pour Ă©viter tout nouvel Ă©vĂ©nement. Ces actions devront ĂÂȘtre systĂ©matiquement remontĂ©es aux diffĂ©rents Les procĂ©dures d'accueil et de rĂ©-accueilL'accueil et le rĂ©-accueil des salariĂ©s sont des Ă©tapes essentielles qui influent directement sur les conditions de travail. Elles doivent ĂÂȘtre formalisĂ©es et de qualitĂ©, et associer les diffĂ©rents acteurs de l'entreprise RH, encadrant, collĂšgues de travail, IRPĂąâŹÂŠ.La procĂ©dure d'accueil, tout d'abord, qui concerne les nouveaux embauchĂ©s, doit ĂÂȘtre suffisamment dĂ©veloppĂ©e de maniĂšre Ă intĂ©grer au mieux le salariĂ© lors de son arrivĂ©e dans l'entreprise. Ainsi, au minimum, les Ă©tapes suivantes devront ĂÂȘtre respectĂ©es ĂąâŹâ remise et prĂ©sentation d'un livret d'accueil ; ĂąâŹâ visite des locaux de l'entreprise ; ĂąâŹâ prĂ©sentation du poste ; ĂąâŹâ formation sĂ©curitĂ© au poste de travail ; ĂąâŹâ dĂ©signation d'un rĂ©fĂ©rent chargĂ© d'accompagner le nouvel embauchĂ© durant sa phase d'intĂ© procĂ©dure de rĂ©-accueil, nonobstant les dispositions relatives aux entretiens professionnels obligatoires, vise, elle, les salariĂ©s de retour dans l'entreprise aprĂšs une absence de longue durĂ©e supĂ©rieure Ă 1 mois, hors congĂ©s. L'objectif est de permettre la reprise du travail du salariĂ© dans les meilleures conditions physiques et psychologiques, Ă travers un accompagnement spĂ©cifique, afin, si nĂ©cessaire, de produire un plan d'actions immĂ©diat suite Ă l'analyse des causes, y compris l'amĂ©nagement du poste de Les Ă©quipements de protection individuelle EPILes Ă©quipements de protection individuelle sont dĂ©finis Ă l'article R. 4311-8 du code du travail comme des Ă dispositifs ou moyens destinĂ©s Ă ĂÂȘtre portĂ©s ou tenus par une personne en vue de la protĂ©ger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santĂ© ou sa sĂ©curitĂ© Ă».Leur utilisation dĂ©coule de l'Ă©valuation des risques menĂ©e au prĂ©alable dans l'entreprise, et doit ĂÂȘtre subsidiaire par rapport aux Ă©quipements de protection conditions de mise Ă disposition et d'utilisation des EPI sont dĂ©terminĂ©es par l'employeur aprĂšs consultation du CSE et devront respecter le cas Ă©chĂ©ant les prescriptions rĂ©glementaires existant pour certains travaux. Les employeurs s'engagent Ă veiller Ă la qualitĂ© et Ă l'efficacitĂ© du matĂ©riel de protection, et Ă rechercher, en accord avec le CSE, les moyens les plus appropriĂ©s pour assurer la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s doivent respecter les consignes prises pour la prĂ©vention des accidents et notamment celles concernant le port de matĂ©riels de protection effets de protection seront fournis pour certains postes particuliers exposant les vĂÂȘtements des ouvriers Ă une dĂ©tĂ©rioration prĂ©maturĂ©e et anormale. L'entretien des dispositifs ou des effets de protection est assurĂ© par l'employeur qui en conserve la propriĂ©tĂ©. Les ouvriers travaillant dans les chambres froides sont munis, par les soins de l'Ă©tablissement, de vĂÂȘtements appropriĂ© conditions de travail doivent permettre aux salariĂ©s d'utiliser correctement les dispositifs de sĂ©curitĂ© ou de protection mise Ă leur doit en outre ĂąâŹâ s'assurer de la conformitĂ© rĂ©glementaire des EPI ; ĂąâŹâ maintenir les EPI en Ă©tat de conformitĂ© en procĂ©dant aux vĂ©rifications nĂ©cessaires ; ĂąâŹâ informer et former les salariĂ©s Ă leur et la sensibilisation des salariĂ©s concernĂ©s en amont sont Ă©galement essentielles pour favoriser l'appropriation et l'adhĂ©sion des salariĂ©s concernĂ©s par le port des Les Ă©quipements de travailL'utilisation des Ă©quipements de travail doit prendre en compte la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s, et respecter les dispositions prĂ©vues aux articles R. 4323-1 et suivants du code du prise en compte suppose notamment ĂąâŹâ l'acquisition d'Ă©quipements conformes aux normes ; ĂąâŹâ l'information et la formation des salariĂ©s Ă l'utilisation des Ă©quipements en toute sĂ©curitĂ© ; ĂąâŹâ des vĂ©rifications pĂ©riodiques des Ă©quipements ; ĂąâŹâ des conditions de maintenance des Ă©quipements limitant les Ă©quipements font en outre l'objet de dispositions spĂ©cifiques dans le code du travail Ă©quipements de levage des charges, Ă©quipements mobiles, Ă©quipements pour l'exĂ©cution de travaux en hauteur, Ă©quipements Ă©lectriquesĂąâŹÂŠ, auxquelles il convient de se rĂ©fĂ©rer. La commission santĂ© sĂ©curitĂ© et conditions de travail et la commission d'hygiĂšne sĂ©curitĂ© et prĂ©vention Fonctionnement. ĂąâŹâ Moyens. ĂąâŹâ FormationMise en place. ĂąâŹâ Composition. ĂąâŹâ RĂÂŽle. ĂąâŹâ Missions a La commission santĂ©, sĂ©curitĂ© et conditions de travailUne commission santĂ© sĂ©curitĂ© et conditions de travail CSSCT est instaurĂ©e dans les entreprises occupant d'une façon habituelle un minimum de 300 salariĂ© commission se voit confier, par dĂ©lĂ©gation du CSE, tout ou partie des attributions du CSE relatives Ă la santĂ©, Ă la sĂ©curitĂ© et aux conditions de travail, Ă l'exception du recours Ă un expert et des attributions consultatives du fonctionnera dans les conditions prĂ©vues par la rĂ©glementation en membres de la CSSCT sont obligatoirement membres du CSSCT est prĂ©sidĂ©e par l'employeur ou son reprĂ©sentant. Elle comprend au minimum 3 membres reprĂ©sentants du personnel, dont au moins 1 reprĂ©sentant du 2nd collĂšge ou le cas Ă©chĂ©ant du 3e collĂš prestataires de services et les services vĂ©tĂ©rinaires seront invitĂ©s Ă participer aux rĂ©unions des La commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©ventionAu regard de l'attachement des partenaires sociaux aux enjeux en matiĂšre de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, une commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention est constituĂ©e dans les entreprises n'atteignant pas 300 salariĂ©s mais occupant d'une façon habituelle un minimum de 25 salariĂ© commission, aura vocation Ă prĂ©parer et communiquer les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires permettant d'aborder au mieux les questions de santĂ© et de sĂ©curitĂ© lors des ce fait, les membres de la commission sont obligatoirement membres du CSE dont maximum 1/3 de supplĂ©ants. Elle comprend au minimum 3 membres reprĂ©sentants du personnel, dont au moins 1 reprĂ©sentant du second collĂšge ou le cas Ă©chĂ©ant du 3e collĂš prestataires de services et les services vĂ©tĂ©rinaires seront invitĂ©s Ă participer aux rĂ©unions des commissions d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention. Moyens de fonctionnement Les membres de la CSSCT et de la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention disposent du temps nĂ©cessaire Ă l'exercice de leurs fonctions tant pour les rĂ©unions que pour les Ă©tudes et enquĂÂȘtes. Ce temps leur est payĂ© comme temps de travail disposent d'un crĂ©dit d'heures mensuel de dĂ©lĂ©gation qui dĂ©pend de l'effectif de l'Ă©tablissement ĂąâŹâ Ă©tablissements de 25 Ă 49 salariĂ©s 1 heure ; ĂąâŹâ Ă©tablissements de 50 Ă 149 3 heures ; ĂąâŹâ Ă©tablissements de 150 Ă 299 5 heures ; ĂąâŹâ Ă©tablissements de 300 Ă 999 7 heures ; ĂąâŹâ Ă©tablissements de 1 000 salariĂ©s et plus 10 crĂ©dit d'heures peut ĂÂȘtre utilisĂ© cumulativement dans la limite de 12 rĂšgle ne peut conduire un membre Ă disposer, dans le mois, de plus d'une fois et demie le crĂ©dit d'heures de dĂ©lĂ©gation dont il bĂ©nĂ© l'utilisation des heures ainsi cumulĂ©es, le reprĂ©sentant du CSSCT ou commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention doit informer l'employeur au plus tard 8 jours avant la date prĂ©vue. Formation des reprĂ©sentants Les membres de la CSSCT, de la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention et par extension, conformĂ©ment aux dispositions lĂ©gales, du CSE, bĂ©nĂ©ficient, dans les conditions prĂ©cisĂ©es Ă la prĂ©sente convention collective, de la formation nĂ©cessaire Ă l'exercice de leurs missions. Le reprĂ©sentant syndical Ă la CSSCT, s'il existe, devra Ă©galement bĂ©nĂ©ficier d'une BĂ©nĂ©ficiairesBĂ©nĂ©ficient de cette formation les salariĂ©s qui, n'ayant pas dĂ©jĂ suivi une formation du type de celle prĂ©vue ici, dĂ©tiennent un mandat du personnel au CSE, Ă la CSSCT ou Ă la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ© droit Ă la formation est renouvelable lorsque les reprĂ©sentants au CSSCT ou Ă la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention ont exercĂ© leur mandat pendant 4 ans consĂ©cutifs ou Nature de la formationLa formation visĂ©e ci-dessus dont bĂ©nĂ©ficient les membres du CSE, de la CSSCT ou de la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention a pour objet de dĂ©velopper leur aptitude Ă dĂ©celer et Ă mesurer les risques professionnels et Ă analyser les conditions de travail. Cette formation, qui revĂÂȘt un caractĂšre thĂ©orique et pratique, tend Ă initier ceux qui en bĂ©nĂ©ficient aux mĂ©thodes et aux procĂ©dĂ©s Ă mettre en Ă
âuvre pour prĂ©venir les risques professionnels et amĂ©liorer les conditions de travail. Elle est dispensĂ©e Ă chaque intĂ©ressĂ© selon un programme préétabli, qui tient compte des caractĂ©ristiques de la branche professionnelle Ă laquelle se rattache son Ă©tablissement. Elle rĂ©pond Ă©galement au caractĂšre spĂ©cifique de ces Ă©tablissements ainsi qu'au rĂÂŽle propre du bĂ©nĂ©ficiaire au sein de partenaires sociaux de la branche, conscients des diversitĂ©s de situations pouvant exister au sein mĂÂȘme de la branche, incitent les membres de la CSSCT et de la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention Ă suivre une formation complĂ©mentaire, en sus de la formation lĂ©gale obligatoire, lorsque nĂ©cessaire leur permettant d'apprĂ©hender les particularitĂ©s de l'entreprise en matiĂšre de santĂ©, sĂ©curitĂ© et prĂ© Conditions d'exercice du stage de formation. ĂąâŹâ DurĂ©e du stage de formationLe stage de formation est d'une durĂ©e de 5 jours est pris en 1 seule fois Ă moins que le bĂ©nĂ©ficiaire et l'employeur ne dĂ©cident d'un commun accord qu'il sera pris en 2 moment de la prise de mandat, l'employeur organisera une formation adaptĂ©e au contexte de l'entreprise auprĂšs d'un organisme de son choix dans la limite de 2 jours afin de permettre aux membres de la CSSCT et de la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention d'apprĂ©hender au mieux les conditions locales d'exercice de l'activitĂ©.d Demande de stage de formationLe membre de la CSSCT et de la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention qui entend bĂ©nĂ©ficier d'un stage de formation en fait la demande Ă son employeur. Cette demande prĂ©cise la date Ă laquelle il souhaite prendre son stage, la durĂ©e de celui-ci, son prix ainsi que le nom de l'organisme qui serait chargĂ© de l' demande de stage doit ĂÂȘtre prĂ©sentĂ©e au moins 30 jours avant le dĂ©but de l'employeur estime que l'absence du salariĂ© pourrait avoir des consĂ©quences prĂ©judiciables Ă la production et Ă la bonne marche de l'entreprise, le refus de la demande de congĂ© doit ĂÂȘtre notifiĂ© Ă l'intĂ©ressĂ© dans un dĂ©lai de 8 jours Ă compter de la rĂ©ception de la demande. Dans ce cas, il sera reportĂ© Ă une date fixĂ©e dans la limite de 6 mois par le salariĂ© en concertation avec l' rĂ©ponse de l'employeur doit ĂÂȘtre notifiĂ©e Ă l'intĂ©ressĂ© dans un dĂ©lai de 8 jours Ă compter de la rĂ©ception de la Organismes chargĂ©s d'assurer la formationLes organismes habilitĂ©s Ă dispenser la formation des membres de la CSSCT et de la commission d'hygiĂšne, sĂ©curitĂ© et prĂ©vention sont ceux visĂ©s Ă l'article R. 2315-12 du code du organismes dĂ©livrent Ă la fin du stage une attestation d'assiduitĂ© que l'intĂ©ressĂ© remet Ă son employeur lorsqu'il reprend son Prise en charge de la formation, des frais de dĂ©placement et maintien de la rĂ©munĂ©ration des intĂ©ressĂ©sL'employeur prend en charge ĂąâŹâ le maintien de la rĂ©munĂ©ration des intĂ©ressĂ©s pendant la durĂ©e du stage ; ĂąâŹâ les frais de dĂ©placement Ă concurrence du tarif de seconde classe des chemins de fer applicable au trajet le plus direct depuis le siĂšge de l'Ă©tablissement jusqu'au lieu oĂÂč est dispensĂ©e la formation ; ĂąâŹâ les frais de sĂ©jour sont pris en charge dans les conditions fixĂ©es par voie rĂ©glementaire ; ĂąâŹâ le paiement des organismes de formation se fait dans les limites fixĂ©es par voie rĂ©glementaire. L'hygiĂšne L'employeur prend toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© et protĂ©ger la santĂ© des salariĂ©s. Cette obligation est la base des principes gĂ©nĂ©raux de prĂ©vention parmi lesquels figure l'hygiĂš prĂ©judice des dispositions communautaires et nationales relatives au fonctionnement des Ă©tablissements mettant sur le marchĂ© des produits d'origine animale ou des denrĂ©es contenant des produits d'origine animale, du rĂšglement intĂ©rieur de l'entreprise ou du plan de maĂtrise sanitaire de l'entreprise, l'hygiĂšne au travail repose notamment sur ĂąâŹâ des comportements individuels ; ĂąâŹâ des locaux adaptĂ©s ; ĂąâŹâ l'entretien et le nettoyage rĂ©guliers des locaux et Ă©quipements de travail. Comportements individuels L'hygiĂšne au travail dans les entreprises du secteur de la transformation des viandes nĂ©cessite un nettoyage rĂ©gulier des personnel affectĂ© Ă l'abattage des animaux, au travail et Ă la manipulation des viandes fraĂches est tenu de se laver et de se dĂ©sinfecter les mains avant, pendant et aprĂšs les opĂ©rations de travail. Le lavage des mains se fait avec de l'eau et du savon mais la technique de lavage employĂ©e doit ĂÂȘtre adaptĂ©e aux besoins et/ou au milieu de vĂÂȘtements de travail et les Ă©quipements de protection individuelle EPI sont fournis gratuitement par l'employeur qui en assure l'entretien, la rĂ©paration ou le remplacement. L'employeur choisit des EPI appropriĂ©s aux risques Ă prĂ©venir, ainsi qu'aux conditions et caractĂ©ristiques particuliĂšres du EPI sont rĂ©servĂ©s Ă un usage personnel, sauf si la nature de l'Ă©quipement ou les circonstances exigent leur utilisation successive par plusieurs personnes casques par exemple. Dans ce cas, des mesures appropriĂ©es doivent ĂÂȘtre prises pour qu'une telle utilisation ne pose aucun problĂšme de santĂ© ou d'hygiĂšne aux diffĂ©rents utilisateurs. Locaux adaptĂ©s L'employeur met Ă la disposition des salariĂ©s les moyens d'assurer leur propretĂ© individuelle, notamment des vestiaires, des lavabos, des cabinets d'aisances, et des application de l'article R. 4225-5 du code du travail, un siĂšge appropriĂ© est mis Ă la disposition de chaque salariĂ© Ă son poste de travail ou Ă proximitĂ© de celui-ci lorsque l'exĂ©cution du travail est compatible avec la station assise, continue ou ces installations doivent ĂÂȘtre conçues de façon Ă permettre un nettoyage efficace. Elles sont maintenues en Ă©tat de propretĂ© constant et rĂ©guliĂšrement lavabos doivent ĂÂȘtre pourvus d'eau courante chaude et froide, de dispositifs pour le nettoyage et la dĂ©sinfection des mains ainsi que d'essuie-main Ă usage vestiaires collectifs sont isolĂ©s du lieu de travail mais placĂ©s Ă proximitĂ© du passage des salariĂ©s. Les armoires permettent de suspendre 2 vĂÂȘtements de ville. Elles comprennent un compartiment rĂ©servĂ© aux vĂÂȘtements de travail susceptibles d'ĂÂȘtre souillĂ©s de matiĂšres dangereuses, salissantes ou vestiaires doivent ĂÂȘtre adaptĂ©s afin de permettre notamment le sĂ©chage des vĂÂȘtements de travail dans un endroit amĂ©nagĂ© Ă cet cas de personnel mixte, les vestiaires et installations sanitaires doivent ĂÂȘtre sĂ©parĂ© les locaux fermĂ©s, l'air doit ĂÂȘtre renouvelĂ© de façon Ă maintenir un Ă©tat de puretĂ© de l'atmosphĂšre dans le but de prĂ©server la santĂ© des travailleurs et d'Ă©viter des Ă©lĂ©vations exagĂ©rĂ©es de tempĂ©rature, une humiditĂ© trop importante ou des odeurs dĂ©sagrĂ© aux dispositions du code du travail, il est interdit de manger dans les locaux de le nombre de salariĂ©s le justifie, l'employeur doit mettre Ă disposition un local spĂ©cifique permettant aux salariĂ©s de se reposer ou de se restaurer. Le local doit ĂÂȘtre clair, propre, aĂ©rĂ© et chauffĂ©. Il est Ă©quipĂ© d'un robinet d'eau potable, d'un rĂ©frigĂ©rateur et d'une installation permettant de rĂ©chauffer des plats. Le nettoyage de ce local et de ses Ă©quipements est Ă la charge de l'employeur. Les utilisateurs doivent cependant laisser aprĂšs usage un emplacement et des Ă©quipements salariĂ©s affectĂ©s Ă des postes oĂÂč sont effectuĂ©s des travaux salissants zones de bouverie, d'activitĂ© de premiĂšre transformation, 5e quartier, station d'Ă©puration, notamment dans des Ă©tablissements, notamment des abattoirs, doivent disposer de douches chaudes sur le lieu de travail. Les douches sont installĂ©es dans des cabines individuelles. Le temps passĂ© Ă la douche, sur le lieu de travail, dans la limite de 15 minutes par jour, est indemnisĂ© au taux horaire de base correspondant au niveau et Ă©chelon du salariĂ©. Il n'est pas considĂ©rĂ© comme du temps de travail effectif. Entretien et nettoyage des Ă©quipements et locaux de travail L'employeur met Ă disposition des salariĂ©s des locaux propres et en bon Ă©tat. Les locaux de travail et leurs annexes sont rĂ©guliĂšrement entretenus et nettoyĂ©s par l' les locaux, les Ă©quipements de travail outils, tenue de travail et autres Ă©quipements de protection doivent ĂÂȘtre nettoyĂ©s rĂ©guliĂšrement et entretenus rĂ©parĂ©s ou renouvelĂ©s. L'employeur met Ă disposition des salariĂ©s les facilitĂ©s nĂ©cessaires pour le maintien en bon Ă©tat du matĂ©riel et des instruments utilisĂ©s pour le travail. Article 24 non en vigueur RemplacĂ©La santĂ© et la sĂ©curitĂ© sur les lieux du travail des jeunes ouvriers font l'objet de dispositions lĂ©gales et rĂ©glementaires art. L. 4153-1 et suivants et D. 4153-1 et suivants du code du travail.En particulier les employeurs doivent se conformer aux dispositions des articles R. 4541-9, D. 4152-12 du code du travail limitant les charges qui peuvent ĂÂȘtre portĂ©es, traĂnĂ©es ou poussĂ©es par les jeunes de moins de 18 jeunes travailleurs de moins de 18 ans, ne peuvent ĂÂȘtre employĂ©s notamment ĂąâŹâ au travail de cisailles, presses de toute nature, outils tranchants, autres que ceux mus par la force de l'opĂ©rateur lui-mĂÂȘme ; ĂąâŹâ au travail d'alimentation en marche des scies, machines Ă cylindres, broyeurs, malaxeurs, mus mĂ©caniquement. 1Il est interdit d'occuper les jeunes travailleurs de moins de 18 ans aux travaux d'abattage des animaux dans les abattoirs et de les admettre de maniĂšre habituelle dans les locaux affectĂ©s Ă ces travaux. 1Par exception, des apprentis ĂÂągĂ©s de moins de 18 ans sous contrat d'apprentissage et sous certaines conditions prĂ©cisĂ©es par le code du travail, peuvent ĂÂȘtre occupĂ©s aux travaux d'abattage des animaux dans les abattoirs. Les apprentis dans leur derniĂšre annĂ©e de contrat d'apprentissage ont accĂšs aux locaux ou poste de travail spĂ©cifiquement affectĂ© Ă l'anesthĂ©sie et Ă la saignĂ©e des animaux. 11 Les stipulations de l'article 24, Ă partir de la phrase Ă Les jeunes travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent ĂÂȘtre employĂ©s notamment Ă» jusqu'Ă la fin de cet article, fondĂ©es sur des articles obsolĂštes du code du travail, dont les dispositions ont Ă©tĂ© largement modifiĂ©s par le dĂ©cret 2013-915 du 11 octobre 2013, sont exclues de l'extension pour non-conformitĂ© avec les dispositions actuellement en vigueur des articles D. 4153-28 et D. 4153-37 du code du travail. ArrĂÂȘtĂ© du 6 novembre 2020 - art. 1Dispositions particuliĂšres aux jeunes travailleurs en matiĂšre d'hygiĂšne et de sĂ©curitĂ© La santĂ© et la sĂ©curitĂ© sur les lieux du travail des jeunes ouvriers font l'objet de dispositions lĂ©gales et rĂ©glementaires art. L. 4153-1 et suivants et D. 4153-1 et suivants du code du travail.En particulier les employeurs doivent se conformer aux dispositions des articles R. 4541-9, D. 4152-12 du code du travail limitant les charges qui peuvent ĂÂȘtre portĂ©es, traĂnĂ©es ou poussĂ©es par les jeunes de moins de 18 ans. Titre IV Relations individuelles de travail ĂąâŹâ Le contrat de travail Sous-titre Ier Embauche. ĂąâŹâ ExĂ©cution du contrat de travail LibertĂ© d'opinion et non-discriminationDroits et libertĂ©s dans l'entreprise Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertĂ©s individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiĂ©es par la nature de la tĂÂąche Ă accomplir ni proportionnĂ©es au but recherchĂ© conformĂ©ment Ă l'article L. 1121-1 du code du travail. Non-discrimination au recrutement Aucune personne ne peut ĂÂȘtre Ă©cartĂ©e d'une procĂ©dure de recrutement ou de l'accĂšs Ă un stage ou Ă une pĂ©riode de formation en entreprise, aucun salariĂ© ne peut ĂÂȘtre sanctionnĂ©, licenciĂ© ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matiĂšre de rĂ©munĂ©ration, de mesures d'intĂ©ressement ou de distribution d'actions, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses mĂ
âurs, de son orientation ou identitĂ© sexuelle, de son identitĂ© de genre, de son ĂÂąge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, de la particuliĂšre vulnĂ©rabilitĂ© rĂ©sultant de sa situation Ă©conomique, apparente ou connue de son auteur, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposĂ©e, Ă une ethnie, une nation ou une prĂ©tendue origine, de ses opinions politiques, de ses activitĂ©s syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son nom de famille de son lieu de rĂ©sidence ou de sa domiciliation bancaire, ou en raison de son Ă©tat de santĂ©, de sa perte d'autonomie ou de son handicap, de sa capacitĂ© Ă s'exprimer dans une langue autre que le français visĂ© Ă l'article L. 1132-1 du code du employeurs font connaĂtre leurs besoins en main-d'Ă
âuvre aux services compĂ©tents de l'Ăâ°tat. Ils peuvent, en outre, recourir au recrutement personnel est tenu rĂ©guliĂšrement informĂ© des catĂ©gories professionnelles dans lesquelles des postes et/ou emplois sont vacants par tout moyen appropriĂ©. Le contrat Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e Le contrat Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e est la norme en matiĂšre de contrat de travail dans la branche Industries et commerces en gros des recours Ă d'autres types de contrats doit ĂÂȘtre justifiĂ© selon la rĂ©glementation en vigueur. Le contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e La durĂ©e totale du CDD pour surcroĂt d'activitĂ© ne peut pas excĂ©der 18 mois, renouvellement nombre de renouvellements possibles est portĂ© Ă 6, sous respect de la durĂ©e renouvellement devra faire l'objet d'un avenant avant le terme initialement prĂ©vu du n'existe pas de dĂ©lai de carence entre 2 dispositions ne doivent pas avoir pour objet, ni pour effet de pourvoir durablement Ă un emploi liĂ© Ă l'activitĂ© normale et permanente de l'entreprise. PĂ©riode d'essai Toute embauche Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e est prĂ©cĂ©dĂ©e d'une pĂ©riode d'essai dont les conditions et la durĂ©e sont, pour chaque catĂ©gorie de salariĂ©s indiquĂ©es durĂ©e de la pĂ©riode d'essaiĂąâŹâ 2 mois pour les ouvriers et employĂ©s ; ĂąâŹâ 3 mois pour les agents de maĂtrise et techniciens ; ĂąâŹâ 4 mois pour les de prĂ©venanceAinsi, lorsqu'il est mis fin, par l'employeur, au contrat en cours ou au terme de la pĂ©riode d'essai dĂ©finie aux articles L. 1221-19 Ă L. 1221-24 du code du travail, le salariĂ© est prĂ©venu dans un dĂ©lai qui ne peut ĂÂȘtre infĂ©rieur Ă ĂąâŹâ 24 heures en deçà de 8 jours de prĂ©sence ; ĂąâŹâ 48 heures entre 8 jours et 1 mois de prĂ©sence ; ĂąâŹâ 2 semaines aprĂšs 1 mois de prĂ©sence ; ĂąâŹâ 1 mois aprĂšs 3 mois de prĂ© ailleurs, en application de l'article L. 1221-26 du code du travail, lorsqu'il est mis fin Ă la pĂ©riode d'essai par le salariĂ©, celui-ci respecte un dĂ©lai de prĂ©venance de 48 heures. Ce dĂ©lai est ramenĂ© Ă 24 heures si la durĂ©e de prĂ©sence du salariĂ© dans l'entreprise est infĂ©rieure Ă 8 jours. Remplacements La notion de remplacement au sens du prĂ©sent article est le fait d'assurer, provisoirement, le poste du titulaire situations peuvent se prĂ©senter ĂąâŹâ le remplacement dans un poste de classification supĂ©rieure dans ce cas, le salariĂ© assurant le remplacement perçoit une indemnitĂ© compensatrice de remplacement Ă©gale Ă la diffĂ©rence entre son salaire de base et le salaire minimum du poste qu'il occupe au titre du remplacement ; ĂąâŹâ le remplacement dans un poste de classification infĂ©rieure tout salariĂ© pourra ĂÂȘtre amenĂ© Ă effectuer de maniĂšre provisoire des travaux correspondant Ă une classification infĂ©rieure dans ce cas, il n'y a aucun changement de classification, ni de diminution du salaire de les 2 situations, l'ensemble des primes affĂ©rentes attachĂ©es Ă l'emploi provisoirement occupĂ© sont accordĂ©es. En revanche, l'ensemble des primes de l'emploi habituel ne sont pas perç remplacement dans un poste diffĂ©rent implique que le salariĂ© dispose des compĂ©tences nĂ©cessaires Ă la tenue dudit poste, et en consĂ©quence d'un certain degrĂ© de polyvalence. Le salariĂ© sera formĂ© sur les postes sur lesquels il est susceptible d'effectuer des remplacements, notamment sur la partie sĂ©curitĂ©. Mutation Si, Ă la suite d'accords Ă©conomiques ou autres survenant entre 2 ou plusieurs entreprises, quelle que soit la nature de leur activitĂ©, un collaborateur d'une des entreprises accepte de passer dans une autre, son contrat de travail sera transfĂ©rĂ© conventionnellement, lequel prĂ©voira ĂąâŹâ la reprise de l'anciennetĂ© du salariĂ©, et des droits y affĂ©rents ; ĂąâŹâ le maintien des dispositions contractuelles du salariĂ©.Le transfert du contrat de travail du salariĂ© fera l'objet d'une convention tripartite de transfert, afin d'acter le consentement des salariĂ© devra bĂ©nĂ©ficier d'un dĂ©lai de rĂ©flexion de 1 dispositions ne s'appliquent pas lorsque le transfert s'effectue dans le cadre de l'application de plein droit de l'article L. 1224-1 du code du travail. Absences fortuites. ĂąâŹâ JournĂ©e dĂ©fense et citoyennetĂ©Absences fortuites Sauf en cas de maladie ou d'accident, toute absence du salariĂ©, quelle qu'en soit la durĂ©e, doit faire l'objet d'une autorisation prĂ©alable du supĂ©rieur hiĂ©rarchique ou de la cas d'absence imprĂ©vue ou pour une raison rĂ©ellement indĂ©pendante de sa volontĂ©, le salariĂ© doit aviser l'employeur dans les 48 heures par tout moyen Ă sa convenance, sauf cas de force non autorisĂ©e prĂ©alablement ou non justifiĂ©e dans les 48 heures constitue une absence irrĂ©guliĂš absences provoquĂ©es par maladie ou accident constituent une simple suspension du contrat de travail dans les limites prĂ©cisĂ©es Ă l'article 31 Ă condition qu'elles soient Ă la fois ĂąâŹâ notifiĂ©es aussitĂÂŽt que possible Ă l'employeur, sauf cas de force majeure ; ĂąâŹâ justifiĂ©es dans les 48 heures suivant l'arrĂÂȘt par un certificat mĂ©dical indiquant la durĂ©e prĂ©visible de l'indisponibilitĂ©. L'absence de prĂ©sentation du certificat mĂ©dical dans le dĂ©lai indiquĂ© ci-dessus constitue une faute qui peut entraĂner la rupture du contrat de prolongations successives d'arrĂÂȘt de travail doivent ĂÂȘtre signalĂ©es Ă l'employeur au plus tard la veille du jour prĂ©vu initialement pour la reprise, sauf Ă ĂÂȘtre considĂ©rĂ©es comme absences irrĂ©guliĂšres ; le certificat mĂ©dical justificatif doit ĂÂȘtre produit dans les 48 heures, sous peine des mĂÂȘmes sanctions que pour le certificat initial d'arrĂÂȘt de travail. Absences spĂ©cifiques liĂ©es Ă des activitĂ©s d'intĂ©rĂÂȘt gĂ©nĂ©ral ou civil a JournĂ©e dĂ©fense et citoyennetĂ©Tout jeune salariĂ© ou apprenti de 16 Ă moins de 26 ans est autorisĂ© Ă s'absenter de maniĂšre exceptionnelle pour participer Ă la journĂ©e dĂ©fense et citoyennetĂ©, dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 114-1 et suivants du code du service journĂ©e dĂ©fense et citoyennetĂ© est un cas d'absence rĂ©munĂ©rĂ© par l'employeur ; elle est assimilĂ©e Ă un jour de travail effectif pour la dĂ©termination de la durĂ©e du congĂ© annuel. Elle n'entraĂne pas de rĂ©duction de la rĂ©munĂ©ration, et ne peut pas ĂÂȘtre un motif de rupture du contrat de Autres absencesIl convient de se rĂ©fĂ©rer aux dispositions lĂ©gales en ce qui concerne les autres types d'absences spĂ©cifiquement prĂ©vues rĂ©servistes militaires, sapeur-pompier volontaire, Ă©lectionsĂąâŹÂŠ. Absences pour maladie ou accident Article non en vigueur RemplacĂ©Sauf cas de force majeure, le salariĂ© doit informer aussi tĂÂŽt que possible l'employeur des absences rĂ©sultant de maladies ou d'accidents y compris les accidents du travail. La justification des absences doit ĂÂȘtre fournie par l'intĂ©ressĂ© dans les 48 heures. a En cas d'accident du trajet, de maladie ou accident non professionnelsĂ 1La durĂ©e de garantie d'emploi est fixĂ©e Ă ĂąâŹâ 4 mois pour les salariĂ©s ayant entre 6 mois et 3 ans d'anciennetĂ© ; ĂąâŹâ 6 mois pour les salariĂ©s ayant plus de 3 ans d'anciennetĂ© ; ĂąâŹâ 12 mois pour les salariĂ©s ayant plus de 3 ans d'anciennetĂ© atteints d'une affection grave au sens de l'article L. 322-3, alinĂ©a 3 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. Dans cette hypothĂšse, le salariĂ© a Ă©tĂ© reconnu atteint d'une affection comportant un traitement prolongĂ© et une thĂ©rapeutique particuliĂšrement coĂ»teuse entraĂnant une exonĂ©ration totale du ticket modĂ©rateur. Dans tous les cas, l'anciennetĂ© s'apprĂ©cie au 1er jour de l'arrĂÂȘt de travail. Dans le cas oĂÂč un salariĂ© est absent pour cause d'accident de trajet, maladie ou accident non professionnels, 2 ou plusieurs fois au cours d'une mĂÂȘme annĂ©e civile, la garantie prĂ©vue Ă l'alinĂ©a ci-dessus reste limitĂ©e Ă la durĂ©e de la suspension correspondant Ă l'anciennetĂ© du salariĂ©. Dans le cas oĂÂč l'absence ininterrompue d'un salariĂ© se poursuit l'annĂ©e civile suivante la garantie reste Ă©galement limitĂ©e Ă la durĂ©e de la suspension correspondant Ă l'anciennetĂ© du salariĂ©, constatĂ©e au premier jour de l'arrĂÂȘt de travail. Si l'absence du salariĂ© se prolonge au-delĂ de ces durĂ©es, son contrat de travail peut ĂÂȘtre rompu dans certains cas prĂ©vus par la loi. Dans ce cas, l'employeur doit observer la procĂ©dure applicable en cas de licenciement individuel prĂ©vue Ă l'article 45 de la prĂ©sente convention collective. Le salariĂ©, dont le contrat se trouve ainsi rĂ©siliĂ©, bĂ©nĂ©ficie pendant une durĂ©e de 6 mois Ă compter de la fin de son indisponibilitĂ© d'un droit de prĂ©fĂ©rence pour occuper dans l'Ă©tablissement un autre emploi adaptĂ© Ă ses nouvelles aptitudes physiques, pour autant qu'un tel emploi existe et soit vacant. Pour bĂ©nĂ©ficier de ce droit, l'intĂ©ressĂ© doit notifier Ă la direction, dans les 15 jours suivant l'expiration de son indisponibilitĂ©, son intention de s'en prĂ©valoir. b En cas de maladie professionnelle ou d'accident du travail Sans aucune condition d'anciennetĂ©, la durĂ©e de la garantie d'emploi du salariĂ© est Ă©gale Ă la durĂ©e totale de la maladie professionnelle ou de l'accident du travail augmentĂ©e, le cas Ă©chĂ©ant, de la durĂ©e du dĂ©lai d'attente et de celle du stage de rĂ©adaptation, de rééducation ou de formation professionnelle que doit suivre l'intĂ©ressĂ©. Ă⏠l'issue de cette pĂ©riode de suspension, si le salariĂ© est dĂ©clarĂ© apte par le mĂ©decin du travail, il retrouve son emploi ou un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente. En revanche, si le salariĂ© est dĂ©clarĂ© inapte par le mĂ©decin du travail Ă reprendre l'emploi qu'il occupait prĂ©cĂ©demment, l'employeur est tenu de lui proposer, aprĂšs avis du CSE et en fonction des indications formulĂ©es par le mĂ©decin du travail, un autre emploi adaptĂ© Ă ses aptitudes physiques. Le nouvel emploi proposĂ© doit ĂÂȘtre autant que possible comparable Ă l'emploi prĂ©cĂ©demment occupĂ©. Le cas Ă©chĂ©ant, l'employeur met en Ă
âuvre des mesures telles que mutations, transformations de postes ou amĂ©nagements du temps de travail. S'il ne peut proposer un autre emploi, l'employeur est tenu de faire connaĂtre par Ă©crit les motifs qui s'opposent au reclassement. L'employeur ne peut prononcer le licenciement que s'il justifie soit de l'impossibilitĂ© oĂÂč il se trouve de proposer un emploi dans les conditions prĂ©vues ci-dessus, soit du refus par le salariĂ© de l'emploi proposĂ©. S'il est prononcĂ©, le licenciement doit ĂÂȘtre effectuĂ© suivant les rĂšgles fixĂ©es Ă l'article 45 de la prĂ©sente convention collective, et donne droit, pour le salariĂ©, Ă une indemnitĂ© compensatrice de prĂ©avis d'un montant Ă©gal Ă celui fixĂ© Ă l'article 46 de la prĂ©sente convention collective, ainsi qu'Ă une indemnitĂ© spĂ©ciale de licenciement Ă©gale au double de l'indemnitĂ© lĂ©gale sans aucune condition d'anciennetĂ©. Ces indemnitĂ©s se calculent sur la base du salaire moyen y compris les primes, gratifications et avantages de toute nature qui aurait Ă©tĂ© perçu par l'intĂ©ressĂ© au cours des 3 derniers mois ou des 12 derniers mois, selon la formule la plus avantageuse pour le salariĂ©, s'il avait continuĂ© Ă travailler au poste qu'il occupait avant son accident ou sa maladie professionnelle. Toutefois, les indemnitĂ©s ci-dessus ne sont pas dues par l'employeur qui Ă©tablit que le refus par le salariĂ© du reclassement proposĂ© est abusif.1 L'article 31-1 a est Ă©tendu sous rĂ©serve de l'application des dispositions prĂ©vues Ă l'article L. 1226-2-1 du code du travail. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 6 novembre 2020 - art. 1Garantie d'emploi Sauf cas de force majeure, le salariĂ© doit informer aussi tĂÂŽt que possible l'employeur des absences rĂ©sultant de maladies ou d'accidents y compris les accidents du travail.La justification des absences doit ĂÂȘtre fournie par l'intĂ©ressĂ© dans les 48 ĂąâŹâ En cas d'accident du trajet, de maladie ou accident non professionnelsLa durĂ©e de garantie d'emploi est fixĂ©e Ă ĂąâŹâ 4 mois pour les salariĂ©s ayant entre 6 mois et 3 ans d'anciennetĂ© ; ĂąâŹâ 6 mois pour les salariĂ©s ayant plus de 3 ans d'anciennetĂ© ; ĂąâŹâ 12 mois pour les salariĂ©s ayant plus de 3 ans d'anciennetĂ© atteints d'une affection grave au sens de l'article L. 322-3 alinĂ©a 3 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. Dans cette hypothĂšse, le salariĂ© a Ă©tĂ© reconnu atteint d'une affection comportant un traitement prolongĂ© et une thĂ©rapeutique particuliĂšrement coĂ»teuse entraĂnant une exonĂ©ration totale du ticket modĂ© tous les cas, l'anciennetĂ© s'apprĂ©cie au premier jour de l'arrĂÂȘt de le cas oĂÂč un salariĂ© est absent pour cause d'accident de trajet, maladie ou accident non professionnels, deux ou plusieurs fois au cours d'une mĂÂȘme annĂ©e civile, la garantie prĂ©vue Ă l'alinĂ©a ci-dessus reste limitĂ©e Ă la durĂ©e de la suspension correspondant Ă l'anciennetĂ© du salariĂ©.Dans le cas oĂÂč l'absence ininterrompue d'un salariĂ© se poursuit l'annĂ©e civile suivante la garantie reste Ă©galement limitĂ©e Ă la durĂ©e de la suspension correspondant Ă l'anciennetĂ© du salariĂ©, constatĂ©e au premier jour de l'arrĂÂȘt de l'absence du salariĂ© se prolonge au-delĂ de ces durĂ©es, son contrat de travail peut ĂÂȘtre rompu dans certains cas prĂ©vus par la loi. Dans ce cas, l'employeur doit observer la procĂ©dure applicable en cas de licenciement individuel prĂ©vue Ă l'article 45 de la prĂ©sente convention salariĂ©, dont le contrat se trouve ainsi rĂ©siliĂ©, bĂ©nĂ©ficie pendant une durĂ©e de 6 mois Ă compter de la fin de son indisponibilitĂ© d'un droit de prĂ©fĂ©rence pour occuper dans l'Ă©tablissement un autre emploi adaptĂ© Ă ses nouvelles aptitudes physiques, pour autant qu'un tel emploi existe et soit vacant. Pour bĂ©nĂ©ficier de ce droit, l'intĂ©ressĂ© doit notifier Ă la direction, dans les 15 jours suivant l'expiration de son indisponibilitĂ©, son intention de s'en prĂ© dispositions prĂ©citĂ©es ne trouvent pas Ă s'appliquer en cas de licenciement pour cause d'inaptitude au poste constatĂ©e par le mĂ©decin du travail, conformĂ©ment aux dispositions aux articles L. 1226-2 et suivants du code du ĂąâŹâ En cas de maladie professionnelle ou d'accident du travailSans aucune condition d'anciennetĂ©, la durĂ©e de la garantie d'emploi du salariĂ© est Ă©gale Ă la durĂ©e totale de la maladie professionnelle ou de l'accident du travail augmentĂ©e, le cas Ă©chĂ©ant, de la durĂ©e du dĂ©lai d'attente et de celle du stage de rĂ©adaptation, de rééducation ou de formation professionnelle que doit suivre l'intĂ©ressĂ©.Ă⏠l'issue de cette pĂ©riode de suspension, si le salariĂ© est dĂ©clarĂ© apte par le mĂ©decin du travail, il retrouve son emploi ou un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă© revanche, si le salariĂ© est dĂ©clarĂ© inapte par le mĂ©decin du travail Ă reprendre l'emploi qu'il occupait prĂ©cĂ©demment, l'employeur est tenu de lui proposer, aprĂšs avis du CSE et en fonction des indications formulĂ©es par le mĂ©decin du travail, un autre emploi adaptĂ© Ă ses aptitudes nouvel emploi proposĂ© doit ĂÂȘtre autant que possible comparable Ă l'emploi prĂ©cĂ©demment occupĂ©. Le cas Ă©chĂ©ant, l'employeur met en Ă
âuvre des mesures telles que mutations, transformations de postes ou amĂ©nagements du temps de ne peut proposer un autre emploi, l'employeur est tenu de faire connaĂtre par Ă©crit les motifs qui s'opposent au ne peut prononcer le licenciement que s'il justifie d'une mention expresse dans l'avis du mĂ©decin du travail le dispensant de procĂ©der Ă une recherche de reclassement, ou de l'impossibilitĂ© oĂÂč il se trouve de proposer un poste de reclassement ou enfin en cas de refus par le salariĂ© de l'emploi de reclassement proposĂ©.S'il est prononcĂ©, le licenciement doit ĂÂȘtre effectuĂ© suivant les rĂšgles fixĂ©es Ă l'article 45 de la prĂ©sente convention collective, et donne droit, pour le salariĂ©, Ă une indemnitĂ© compensatrice de prĂ©avis d'un montant Ă©gal Ă celui fixĂ© Ă l'article 46 de la prĂ©sente convention collective, ainsi qu'Ă une indemnitĂ© spĂ©ciale de licenciement Ă©gale au double de l'indemnitĂ© lĂ©gale sans aucune condition d'anciennetĂ©.Ces indemnitĂ©s se calculent sur la base du salaire moyen y compris les primes, gratifications et avantages de toute nature qui aurait Ă©tĂ© perçu par l'intĂ©ressĂ© au cours des 3 derniers mois ou des 12 derniers mois, selon la formule la plus avantageuse pour le salariĂ©, s'il avait continuĂ© Ă travailler au poste qu'il occupait avant son accident ou sa maladie les indemnitĂ©s ci-dessus ne sont pas dues par l'employeur qui Ă©tablit que le refus par le salariĂ© du reclassement proposĂ© est abusif. Indemnisation des ouvriers et employĂ©s a DurĂ©eEn cas de maladies ou d'accidents dĂ»ment constatĂ©s par certificat mĂ©dical adressĂ© Ă l'employeur dans les 48 heures, les salariĂ©s sont indemnisĂ©s selon les conditions ci-dessous ĂąâŹâ maladie, accident non professionnels 4 mois maximum, sous rĂ©serve d'une prĂ©sence continue minimale de 6 mois ; ĂąâŹâ maladie professionnelle, accident du travail, accident de trajet 5 mois maximum, sous rĂ©serve d'une prĂ©sence continue minimale de 1 prĂ©sence continue minimale du salariĂ© s'apprĂ©cie au premier jour de l'arrĂÂȘt du de chaque arrĂÂȘt de travail, les dĂ©lais d'indemnisation commencent Ă courir Ă compter ĂąâŹâ du 1er jour d'absence si celle-ci est consĂ©cutive Ă un accident du travail, Ă un accident du trajet ou Ă une maladie professionnelle, ĂąâŹâ du 6e jour d'absence si elle est consĂ©cutive Ă une maladie ou Ă un accident non professionnel sauf cas de rechute d'une mĂÂȘme maladie donnant lieu Ă suppression du dĂ©lai de carence de la sĂ©curitĂ© sociale.Lorsque la maladie ou l'accident non-professionnels excĂšde 45 jours, le dĂ©lai de carence de 5 jours est ramenĂ© Ă celui de la sĂ©curitĂ© sociale. Il en est de mĂÂȘme en cas d' cas oĂÂč plusieurs absences pour maladie ou accident interviennent au cours d'une mĂÂȘme annĂ©e civile, l'intĂ©ressĂ© est indemnisĂ© pour chacune de ces absences dans les conditions indiquĂ©es aux paragraphes ci-dessus. En tout Ă©tat de cause la durĂ©e totale d'indemnisation est limitĂ©e aux durĂ©es maximales prĂ©vues au 1er le cas oĂÂč l'absence ininterrompue d'un salariĂ© se poursuit l'annĂ©e suivante, la durĂ©e maximale d'indemnisation reste Ă©galement limitĂ©e aux durĂ©es maximales prĂ©vues au 1er paragraphe mĂÂȘme si l'absence du salariĂ© a dĂ©butĂ© l'annĂ©e prĂ©cĂ© IndemnisationL'indemnitĂ© se calcule de maniĂšre Ă maintenir au salariĂ© malade ou accidentĂ© 100 % du salaire effectif net qu'il aurait gagnĂ© s'il avait travaillĂ©, sous dĂ©duction de la CSG/CRDS sur les IJSS perçues et des indemnitĂ©s ayant le caractĂšre de remboursement de frais panier, transport, etc. et primes liĂ©es Ă la prĂ©sence effective du salariĂ© habillage, etc..La rĂ©munĂ©ration Ă prendre en considĂ©ration est celle correspondant Ă l'horaire pratiquĂ©, pendant l'absence de l'intĂ©ressĂ©, dans l'Ă©tablissement ou partie d'Ă©tablissement. Toutefois, si par suite d'absence de l'intĂ©ressĂ©, l'horaire du personnel restant au travail devait ĂÂȘtre augmentĂ©, cette augmentation ne serait pas prise en considĂ©ration pour la fixation de la rĂ©munĂ© l'indemnitĂ© ainsi calculĂ©e est dĂ©duite la valeur des prestations reprĂ©sentatives de salaire que les intĂ©ressĂ©s toucheront du fait ĂąâŹâ de la sĂ©curitĂ© sociale lorsque les indemnitĂ©s de la sĂ©curitĂ© sociale sont rĂ©duites du fait, par exemple, de l'hospitalisation ou d'une sanction de la caisse pour non-respect de son rĂšglement intĂ©rieur, elles sont rĂ©putĂ©es ĂÂȘtre servies intĂ©gralement ; ĂąâŹâ des assurances accidents, Ă l'exclusion des assurances individuelles constituĂ©es par leur seul versement ; ĂąâŹâ de tout rĂ©gime de prĂ©voyance, mais pour la seule quotitĂ© correspondant au versement de l'employeur ; ĂąâŹâ des indemnitĂ©s versĂ©es par les responsables de l'accident ou leur prestations ci-dessus devront ĂÂȘtre justifiĂ©es par les intĂ©ressĂ©s dans les meilleurs dĂ©lais sur prĂ©sentation des relevĂ©s ou bordereaux de paiement des organismes concernĂ© cas d'accident causĂ© par un tiers, les paiements seront faits Ă titre d'avance sur les indemnitĂ©s dues par le tiers responsable ou son assurance, Ă la condition que l'intĂ©ressĂ© ait engagĂ© les poursuites nĂ©cessaires. Indemnisation des techniciens et agents de maĂtrise Les appointements des agents de maĂtrise, techniciens ou assimilĂ©s dont le contrat se trouve suspendu Ă la suite de maladie ou accident dĂ»ment constatĂ©s et reconnus par certificat mĂ©dical sont, selon les cas, maintenus ou complĂ©tĂ©s afin que les ressources des intĂ©ressĂ©s atteignent les chiffres suivants ĂąâŹâ aprĂšs 6 mois de prĂ©sence dans l'entreprise et jusqu'Ă 10 ans 100 % pendant 4 mois ; ĂąâŹâ aprĂšs 10 ans de prĂ©sence dans l'entreprise 100 % pendant 4 mois, 70 % pendant les 3 mois cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle dĂ»ment constatĂ© et reconnu par la sĂ©curitĂ© sociale, la condition de prĂ©sence est ramenĂ©e Ă la durĂ©e de la pĂ©riode d'essai. L'indemnisation est assurĂ©e comme suit Ă compter du premier jour d'arrĂÂȘt de travail ĂąâŹâ 100 % pendant 5 prestations touchĂ©es par les intĂ©ressĂ©s ĂąâŹâ indemnitĂ©s journaliĂšres versĂ©es par les organismes de sĂ©curitĂ© sociale ; ĂąâŹâ indemnitĂ©s journaliĂšres Ă©ventuellement versĂ©es par un autre rĂ©gime de prĂ©voyance, mais pour la seule quotitĂ© versĂ©e par l'employeur ; ĂąâŹâ indemnitĂ©s versĂ©es par les responsables d'un accident, Ă l'exclusion de celles provenant d'une assurance individuelle contractĂ©e par les intĂ©ressĂ©s et constituĂ©e par leurs seuls versements, feront l'objet d'une dĂ©claration Ă l'employeur pour que la dĂ©duction en soit un salariĂ© agent de maĂtrise, technicien ou assimilĂ© se trouve plusieurs fois en arrĂÂȘt maladie, la durĂ©e d'indemnisation ne peut excĂ©der au total celle des pĂ©riodes fixĂ©es ci-dessus compte tenu de l'anciennetĂ© de l'intĂ©ressĂ© au dĂ©but de sa maladie. Dans le cas oĂÂč ces absences imposeraient le remplacement effectif de l'intĂ©ressĂ©, la notification du remplacement ne peut avoir effet avant l'expiration des pĂ©riodes d'indemnisation prĂ©vues ci-dessus. Cette notification devra ĂÂȘtre faite par lettre recommandĂ©e. L'intĂ©ressĂ© percevra les indemnitĂ©s de licenciement prĂ©vues Ă l'article 47 de la prĂ©sente indemnitĂ©s de maladie tiennent lieu d'indemnitĂ© de prĂ©avis. Toutefois, les intĂ©ressĂ©s auront une prioritĂ© absolue de rĂ©engagement dans un emploi similaire durant les 12 mois suivant leur licenciement. Indemnisation des cadres Les appointements des cadres, dont le contrat se trouve suspendu Ă la suite de maladie ou accident, dĂ»ment constatĂ© et reconnu par certificat mĂ©dical, sont complĂ©tĂ©s ou maintenus dans les conditions suivantes ĂąâŹâ aprĂšs 6 mois de prĂ©sence dans l'entreprise ĂąâŹâĂąâŹâ 100 % pendant 4 mois ; ĂąâŹâĂąâŹâ 70 % pendant les 2 mois suivants, ĂąâŹâ aprĂšs 3 ans de prĂ©sence dans l'entreprise ĂąâŹâĂąâŹâ 100 % pendant 4 mois ; ĂąâŹâĂąâŹâ 70 % pendant les 3 mois suivants, ĂąâŹâ au-delĂ de 8 ans de prĂ©sence dans l'entreprise ĂąâŹâĂąâŹâ 100 % pendant 4 mois ; ĂąâŹâĂąâŹâ 70 % pendant les 4 mois du travail et maladie professionnelle En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle dĂ»ment constatĂ© et reconnu par la sĂ©curitĂ© sociale, la condition de prĂ©sence est ramenĂ©e Ă la durĂ©e de la pĂ©riode d'essai. L'indemnisation est assurĂ©e comme suit Ă compter du premier jour d'arrĂÂȘt de travail ĂąâŹâ 100 % pendant 5 mois ; ĂąâŹâ 75 % pendant les 3 mois prestations touchĂ©es par les intĂ©ressĂ©s ĂąâŹâ indemnitĂ©s journaliĂšres versĂ©es par les organismes de sĂ©curitĂ© sociale ; ĂąâŹâ indemnitĂ©s journaliĂšres Ă©ventuellement versĂ©es par un autre rĂ©gime de prĂ©voyance mais pour la seule quotitĂ© versĂ©e par l'employeur ; ĂąâŹâ indemnitĂ©s versĂ©es par les responsables d'un accident, Ă l'exclusion de celles provenant d'une assurance individuelle contractĂ©e par les intĂ©ressĂ©s et constituĂ©e par leurs seuls versements, feront l'objet d'une dĂ©claration Ă l'employeur pour que la dĂ©duction en soit plusieurs congĂ©s de maladie sont accordĂ©s au cours d'une mĂÂȘme annĂ©e civile, la durĂ©e totale d'indemnisation ne peut dĂ©passer, au cours de cette mĂÂȘme annĂ©e, la durĂ©e Ă laquelle l'anciennetĂ© de l'intĂ©ressĂ© lui donnait droit au dĂ©but de sa une mĂÂȘme absence, la durĂ©e totale d'indemnisation ne peut, d'autre part, dĂ©passer la durĂ©e Ă laquelle l'anciennetĂ© de l'intĂ©ressĂ© lui donne cas de dĂ©cĂšs ou d'incapacitĂ© permanente totale rĂ©sultant d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle contractĂ©e dans l'entreprise, l'employeur garantira au cadre ou Ă ses ayants droit une somme Ă©gale Ă la rĂ©munĂ©ration perçue pendant ses 12 derniers mois d'activitĂ©, cette garantie Ă©tant accordĂ©e par lui-mĂÂȘme ou par une assurance au nom du garantie est indĂ©pendante de celle accordĂ©e pour les mĂÂȘmes objets par la sĂ©curitĂ© sociale ou le rĂ©gime de retraite des cadres en vertu de ses dispositions minima obligatoires. Toutefois, si l'employeur assume bĂ©nĂ©volement la couverture de ce risque, sous quelque forme que ce soit, il pourra en tenir compte dans le calcul de cette garantie. Remplacement en cas de maladie ou d'accident des cadres Les absences rĂ©sultant de maladie ou d'accident dĂ»ment constatĂ©es ne constituent pas une rupture du contrat de le cas oĂÂč ces absences imposeraient le remplacement dĂ©finitif de l'intĂ©ressĂ© la notification du remplacement ne peut avoir effet qu'Ă l'expiration des pĂ©riodes d'indemnisation prĂ©vues Ă l'article 31 de la prĂ©sente CCN. Cette notification doit ĂÂȘtre faite par lettre recommandĂ© employeurs s'engagent Ă ne procĂ©der Ă de tels congĂ©diements qu'en cas de nĂ©cessitĂ© s'il n'a pas Ă©tĂ© possible de recourir Ă un remplacement provisoire. L'intĂ©ressĂ© aura alors une prioritĂ© de rĂ©engagement dans son ancien emploi ou un emploi Ă©quivalent et, dans la mesure du possible, similaire durant les 2 annĂ©es suivant son prioritĂ© ainsi prĂ©vue cessera si l'intĂ©ressĂ© refuse l'offre de rĂ©engagement faite dans les conditions prĂ©vues cadre ainsi licenciĂ© recevra a Les indemnitĂ©s de maladie pendant la pĂ©riode prĂ©vue, ou jusqu'au jour de sa guĂ©rison, si celle-ci est antĂ©rieure Ă la fin de ladite pĂ©riode ; b Le montant de l'indemnitĂ© de prĂ© les absences pour accident du travail ou maladie professionnelle contractĂ©e dans l'entreprise ne pourront entraĂner rupture du contrat de travail pendant le temps oĂÂč les indemnitĂ©s journaliĂšres sont versĂ©es par la sĂ©curitĂ© sociale. Protection de la maternitĂ© naturelle et adoptive a Interdiction de licencier pendant la grossesse ou le congĂ© d'adoptionL'employeur ne peut rĂ©silier le contrat de travail d'une salariĂ©e lorsqu'elle est en Ă©tat de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e et pendant l'intĂ©gralitĂ© des pĂ©riodes de suspension du contrat de travail auxquelles elle a droit, qu'elle use ou non de ce droit, ainsi que pendant les 10 semaines qui suivent l'expiration de ces pĂ©riodes ou pendant les 10 semaines qui suivent les congĂ©s pris immĂ©diatement aprĂšs le congĂ© de maternitĂ©, conformĂ©ment aux dispositions lĂ©gales actuellement cours de cette pĂ©riode de 10 semaines, l'employeur peut toutefois notifier son licenciement au salariĂ©, s'il justifie d'une faute grave de l'intĂ©ressĂ©e, non liĂ©e Ă l'Ă©tat de grossesse, ou de l'impossibilitĂ© oĂÂč il se trouve, pour un motif Ă©tranger Ă la grossesse, Ă l'accouchement ou Ă l'adoption, de maintenir ledit protection de 10 semaines est Ă©galement Ă©tendue au pĂšre salariĂ© sauf faute grave ou impossibilitĂ© de maintenir le contrat pour un motif Ă©tranger Ă l'arrivĂ©e de l'enfant.Dans ce cas, le licenciement ne peut prendre effet ou ĂÂȘtre signifiĂ©e pendant les pĂ©riodes de suspension du contrat de travail telles que dĂ©finies au paragraphe ci-aprĂš s'il est prononcĂ© pour un des motifs justifiant, par application de l'alinĂ©a ci-dessus, le licenciement d'une salariĂ©e est annulĂ© si, dans un dĂ©lai de 15 jours Ă compter de sa notification, l'intĂ©ressĂ©e envoie Ă son employeur, par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception, soit un certificat mĂ©dical justifiant qu'elle est en Ă©tat de grossesse, soit une attestation justifiant l'arrivĂ©e au foyer, dans un dĂ©lai de 15 jours, d'un enfant placĂ© en vue de son dispositions prĂ©cĂ©dentes ne font pas obstacle Ă l'Ă©chĂ©ance du contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ© Interdiction d'emploiLes salariĂ©es ne peuvent ĂÂȘtre occupĂ©es pendant une pĂ©riode de 8 semaines au total avant et aprĂšs leur accouchement dont, au moins, 6 semaines aprĂšs PossibilitĂ© pour la femme enceinte de rompre son contrat sans prĂ©avisLa salariĂ©e en Ă©tat de grossesse apparente peut quitter le travail sans prĂ©avis et sans avoir, de ce fait, Ă payer une indemnitĂ© de rupture, conformĂ©ment aux dispositions lĂ©gales en AmĂ©nagements d'horairesSous rĂ©serve d'une attestation du mĂ©decin traitant ou de l'attestation de prise en charge de la CPAM/CARSAT au titre de la grossesse et Ă partir du 3e mois de grossesse, toute salariĂ©e est autorisĂ©e, dans la limite d'une heure par jour, Ă partir plus tĂÂŽt et/ou arriver plus tard, sans perte de Autorisations d'absence. ĂąâŹâ Examens obligatoiresLa salariĂ©e bĂ©nĂ©ficie d'une autorisation d'absence pour se rendre aux examens mĂ©dicaux obligatoires prĂ©vus dans le cadre de la surveillance mĂ©dicale de la grossesse et des suites de l'accouchement. Ces absences n'entraĂnent aucune diminution de la rĂ©munĂ©ration et sont assimilĂ©es Ă une pĂ©riode de travail effectif pour la dĂ©termination de la durĂ©e des congĂ©s payĂ©s et pour les droits liĂ©s Ă l'anciennetĂ©. CongĂ© de maternitĂ© et d'adoption a DurĂ©e du congĂ©La salariĂ©e a le droit, sur justification par certificat mĂ©dical, de suspendre son contrat de travail pendant une pĂ©riode de 16 semaines commençant 6 semaines avant la date prĂ©sumĂ©e de l'accouchement et se terminant 10 semaines aprĂšs la date de pĂ©riode est portĂ©e Ă 26 semaines commençant 8 semaines avant la date prĂ©sumĂ©e de l'accouchement et se terminant 18 semaines aprĂšs la date de celui-ci lors de la naissance d'un 3e enfant ou au-delĂ de 3 enfants ĂąâŹâ si la salariĂ©e elle-mĂÂȘme ou le mĂ©nage assume dĂ©jĂ la charge de 2 enfants au moins dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 525 Ă L. 529 du code de la sĂ©curitĂ© sociale ; ĂąâŹâ ou si la salariĂ©e a dĂ©jĂ mis au monde au moins 2 enfants nĂ©s permettre une certaine souplesse dans la rĂ©partition des congĂ©s prĂ© et postnatal, l'article L. 1225-19 du code du travail donne aux salariĂ©es concernĂ©es la possibilitĂ© de faire varier de 8 Ă 10 semaines la durĂ©e de leur congĂ© prĂ©natal, le congĂ© postnatal Ă©tant alors rĂ©duit d'autant de 18 Ă 16 semaines.En cas de naissances multiples, la pĂ©riode de suspension prĂ©vue ci-dessus, soit 16 semaines, soit 26 semaines, est prolongĂ©e dans les conditions lĂ© un Ă©tat pathologique, attestĂ© par certificat mĂ©dical comme rĂ©sultant de la grossesse ou des couches, le rend nĂ©cessaire, la pĂ©riode de suspension du contrat de travail prĂ©vue aux alinĂ©as prĂ©cĂ©dents est augmentĂ©e de la durĂ©e de cet Ă©tat pathologique, dans la limite de 2 semaines avant la date prĂ©sumĂ©e de l'accouchement et de 4 semaines aprĂšs la date de du congĂ© de maternitĂ© en cas de naissance prĂ©maturĂ©eLorsque l'accouchement intervient plus de 6 semaines avant la date prĂ©vue et exige l'hospitalisation de l'enfant aprĂšs sa naissance, la pĂ©riode de suspension du contrat de travail, telle qu'elle rĂ©sulte des dispositions lĂ©gales, est prolongĂ©e du nombre de jours courant de la date effective de l'accouchement au dĂ©but de la pĂ©riode de congĂ© prĂ© l'enfant est restĂ© hospitalisĂ© jusqu'Ă l'expiration de la 6e semaine suivant l'accouchement, la salariĂ©e peut reporter Ă la date de la fin de l'hospitalisation tout ou partie du congĂ© auquel elle peut encore prĂ© salariĂ© Ă qui un enfant est confiĂ© en vue de son adoption a le droit de suspendre son contrat de travail pendant une pĂ©riode de 10 semaines au plus Ă dater de l'arrivĂ©e de l'enfant au foyer. Ce congĂ© est portĂ© Ă 18 semaines lorsque l'adoption porte Ă 3 ou plus le nombre d'enfants dont le salariĂ© ou le foyer assume la charge, et Ă 22 semaines en cas d'adoptions Indemnisation du congĂ© de maternitĂ©Les salariĂ©es comptant une annĂ©e de service effectif dans l'entreprise auront droit, pendant toute la durĂ©e de leur congĂ© de maternitĂ© lĂ©gal ou de leur congĂ© d'adoption lĂ©gal, Ă des indemnitĂ©s complĂ©mentaires dont le montant sera calculĂ© de façon que, compte tenu des prestations journaliĂšres dues tant par la sĂ©curitĂ© sociale que par un rĂ©gime de prĂ©voyance auquel participerait l'employeur, elles ne subissent pas de perte de rĂ©munĂ© Garanties d'Ă©volution de la rĂ©munĂ©rationEn application des dispositions de l'article L. 1225-26 du code du travail, la rĂ©munĂ©ration de la salariĂ©e est majorĂ©e Ă son retour dans l'entreprise, des augmentations gĂ©nĂ©rales ainsi que de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la durĂ©e de ces congĂ©s par les salariĂ©s relevant de la mĂÂȘme catĂ©gorie professionnelle ou, Ă dĂ©faut, de la moyenne des augmentations individuelles dans l' d'autres termes, les Ă©volutions de salaire applicables aux salariĂ©s de l'entreprise ne peuvent ĂÂȘtre supprimĂ©es, rĂ©duites ou diffĂ©rĂ©es, en raison de la prise par l'intĂ©ressĂ©e d'un congĂ© de maternitĂ© ou d'adoption. Changement dĂ©finitif d'emploi En cas de demande de changement dĂ©finitif d'emploi, justifiĂ©e selon certificat mĂ©dical par les suites graves et immĂ©diates de la grossesse ou de l'accouchement, l'entreprise s'efforcera, dans toute la mesure du possible, de placer l'intĂ©ressĂ©e dans un autre emploi en rapport avec ses aptitudes du ce changement d'emploi comporte un dĂ©classement, l'intĂ©ressĂ©e bĂ©nĂ©ficiera du maintien de son salaire antĂ©rieur. Accompagnement de la salariĂ©e Ă son retour dans l'entreprise La salariĂ©e qui reprend son activitĂ© initiale Ă l'issue d'un congĂ© de maternitĂ© ou d'adoption, retrouve son prĂ©cĂ©dent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration au moins Ă©quivalente, et a droit Ă un entretien professionnel avec son employeur. L'entretien dĂ©terminera les souhaits et besoins en formation, notamment en cas de changement de techniques ou de mĂ©thodes de travail. CongĂ© de paternitĂ© Le salariĂ© peut bĂ©nĂ©ficier d'un congĂ© de paternitĂ©, quelle que soit la nature de son contrat de travail et quelle que soit son anciennetĂ©, conformĂ©ment aux articles L. 1225-35, L. 1225-36 et D. 1225-8 du code du travail et articles L. 331-8 et D. 331-4 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. Ainsi, aprĂšs la naissance de l'enfant et dans un dĂ©lai de 4 mois, sauf en cas d'hospitalisation de l'enfant ou de dĂ©cĂšs de la mĂšre, le pĂšre salariĂ© ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, le conjoint salariĂ© de la mĂšre ou la personne salariĂ©e liĂ©e Ă elle par un pacte civil de solidaritĂ© ou vivant maritalement avec elle, bĂ©nĂ©ficie d'un congĂ© de paternitĂ© et d'accueil de l'enfant de 11 jours consĂ©cutifs ou de 18 jours consĂ©cutifs en cas de naissances multiples. Le congĂ© de paternitĂ© est assimilĂ© Ă une pĂ©riode de travail effectif pour la dĂ©termination de tous les droits que le salariĂ© tient de son anciennetĂ© le congĂ© de paternitĂ© ne devant pas imputer sur le calcul de la prime d'anciennetĂ©, pour le calcul des congĂ©s payĂ©s, pour l'intĂ©ressement et la participation ainsi que pour les heures liĂ©es au compte personnel de formation. Le salariĂ© qui souhaite bĂ©nĂ©ficier du congĂ© de paternitĂ© et d'accueil de l'enfant avertit son employeur au moins 1 mois avant la date Ă laquelle il envisage de le prendre, en prĂ©cisant la date Ă laquelle il entend y mettre fin. En cas de dĂ©cĂšs de la mĂšre au cours du congĂ© de maternitĂ©, le pĂšre peut suspendre son contrat de travail pendant une pĂ©riode de 10 semaines au plus Ă compter du jour de la naissance de l'enfant. L'intĂ©ressĂ© avertit son employeur du motif de son absence et de la date Ă laquelle il entend mettre fin Ă la suspension de son contrat de travail. Le pĂšre bĂ©nĂ©ficie alors de la protection contre le licenciement prĂ©vue aux articles L. 1225-4 et L. 1225-5. La suspension du contrat de travail peut ĂÂȘtre portĂ©e Ă 18 ou 22 semaines dans les cas prĂ©vus Ă l'article L. 331-6 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. Lorsque le pĂšre de l'enfant n'exerce pas son droit, le bĂ©nĂ©fice de celui-ci est accordĂ© au conjoint salariĂ© de la mĂšre ou Ă la personne liĂ©e Ă elle par un pacte civil de solidaritĂ© ou vivant maritalement avec elle. Ă⏠l'issue du congĂ© de paternitĂ©, le salariĂ© doit retrouver son prĂ©cĂ©dent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente. Garanties d'Ă©volution de la rĂ©munĂ©ration Par extension des dispositions de l'article L. 1225-26 du code du travail, la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© est majorĂ©e Ă son retour dans l'entreprise, des augmentations gĂ©nĂ©rales ainsi que de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la durĂ©e de ces congĂ©s par les salariĂ©s relevant de la mĂÂȘme catĂ©gorie professionnelle ou, Ă dĂ©faut, de la moyenne des augmentations individuelles dans l'entreprise. En d'autres termes, les Ă©volutions de salaire applicables aux salariĂ©s de l'entreprise ne peuvent ĂÂȘtre supprimĂ©es, rĂ©duites ou diffĂ©rĂ©es, en raison de la prise par l'intĂ©ressĂ© d'un congĂ© de paternitĂ©. CongĂ© parental d'Ă©ducation Pendant la pĂ©riode qui suit l'expiration du congĂ© de maternitĂ© ou d'adoption, tout salariĂ©, homme ou femme, parent naturel ou adoptif, peut bĂ©nĂ©ficier d'un congĂ© parental d'Ă©ducation s'il justifie de 1 an d'anciennetĂ©, dans l'entreprise Ă la date de la naissance de l'enfant adoptĂ© ou confiĂ© en vue de son adoption, ou de l'arrivĂ©e au foyer d'un enfant qui n'a pas encore atteint l'ĂÂąge de la fin de l'obligation scolaire, dans les conditions dĂ©finies congĂ© parental est de droit, quel que soit l'effectif de l' congĂ© parental a une durĂ©e initiale de 1 an au peut ĂÂȘtre prolongĂ© 2 fois, sans toutefois excĂ©der la date du 3e anniversaire de l' cas d'adoption, le congĂ© ne peut dĂ©passer ĂąâŹâ une durĂ©e de 3 ans, si l'enfant Ă©tait ĂÂągĂ© de moins de 3 ans Ă son arrivĂ©e au foyer ; ĂąâŹâ une durĂ©e de 1 an, si l'enfant Ă©tait ĂÂągĂ© de plus de 3 ans et n'a pas encore atteint l'ĂÂąge de 16 ans rĂ© cas de maladie, d'accident ou de handicap graves de l'enfant, la durĂ©e du congĂ© parental ou de la pĂ©riode d'activitĂ© Ă temps partiel peut ĂÂȘtre prolongĂ©e de 1 chaque renouvellement, le la salariĂ©e peut transformer son congĂ© parental en activitĂ© Ă temps partiel, sans que cette activitĂ© puisse ĂÂȘtre infĂ©rieure Ă 16 heures hebdomadaires, ou son activitĂ© en temps partiel en congĂ© salariĂ© informe son employeur du point de dĂ©part et de la durĂ©e de la pĂ©riode pendant laquelle il entend bĂ©nĂ©ficier soit d'un congĂ© parental d'Ă©ducation, soit d'une rĂ©duction de sa durĂ©e du cette pĂ©riode suit immĂ©diatement le congĂ© de maternitĂ© ou le congĂ© d'adoption, le salariĂ© informe l'employeur au moins 1 mois avant le terme de ce congĂ©.Dans le cas contraire, l'information est donnĂ©e Ă l'employeur 2 mois au moins avant le dĂ©but du congĂ© parental d'Ă©ducation ou de l'activitĂ© Ă temps le salariĂ© entend prolonger ou modifier son congĂ© parental d'Ă©ducation ou sa pĂ©riode d'activitĂ© Ă temps partiel, il en avertit l'employeur au moins 1 mois avant le terme initialement prĂ©vu et l'informe de son intention soit de transformer le congĂ© parental en activitĂ© Ă temps partiel, soit de transformer l'activitĂ© Ă temps partiel en congĂ© pendant la pĂ©riode d'activitĂ© Ă temps partiel ou Ă l'occasion des prolongations de celle-ci, le salariĂ© ne peut pas modifier la durĂ©e du travail initialement choisie sauf accord de l'employeur ou lorsqu'une convention ou un accord collectif de travail le prĂ©voit expressĂ© congĂ© parental total est pris en compte pour moitiĂ© pour le calcul de l'anciennetĂ©.Accompagnement du salariĂ© Ă son retour dans l'entrepriseLe salariĂ© qui reprend son activitĂ© initiale Ă l'issue d'un congĂ© parental d'Ă©ducation, retrouve son prĂ©cĂ©dent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration au moins Ă©quivalente, et a droit Ă un entretien professionnel avec son employeur. L'entretien dĂ©terminera les souhaits et besoins en formation, notamment en cas de changement de techniques ou de mĂ©thodes de l'issue du congĂ© parental d'Ă©ducation, le salariĂ© reprenant son activitĂ© initiale bĂ©nĂ©ficie ĂąâŹâ d'un entretien avec son employeur relatif Ă sa reprise d'activitĂ© et Ă son orientation professionnelle ; ĂąâŹâ d'un accompagnement d'une journĂ©e dans le cadre de la procĂ©dure d'accueil de l'entreprise ; ĂąâŹâ d'un droit Ă une action de formation professionnelle ; ĂąâŹâ de la possibilitĂ© d'effectuer un bilan de compĂ©tences tel que mentionnĂ© Ă l'article L. 6313-1, dans les conditions d'anciennetĂ© prĂ©vues Ă l'article L. 1225-47 du code du travail. Ce salariĂ© bĂ©nĂ©ficiera d'une prioritĂ© d'accĂšs, le cas Ă©chĂ©ant, Ă la pĂ©riode de professionnalisation Ă l'issue du ailleurs, pour anticiper et accompagner au mieux le retour dans l'entreprise, le salariĂ© bĂ©nĂ©ficie, au moment de son dĂ©part en congĂ© parental d'Ă©ducation, d'un entretien avec son employeur afin d'exposer au salariĂ© les modalitĂ©s de ce congĂ©.Garanties d'Ă©volution de la rĂ©munĂ©rationPar extension des dispositions de l'article L. 1225-26 du code du travail, la rĂ©munĂ©ration du ou de la salariĂ©e est majorĂ©e Ă son retour dans l'entreprise, des augmentations gĂ©nĂ©rales ainsi que de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la durĂ©e de ces congĂ©s par les salariĂ©s relevant de la mĂÂȘme catĂ©gorie professionnelle ou, Ă dĂ©faut, de la moyenne des augmentations individuelles dans l' d'autres termes, les Ă©volutions de salaire applicables aux salariĂ©s de l'entreprise ne peuvent ĂÂȘtre supprimĂ©es, rĂ©duites ou diffĂ©rĂ©es, en raison de la prise par l'intĂ©ressĂ©e d'un congĂ© parental d'Ă©ducation. CongĂ© sans solde pour Ă©lever un enfant Sans prĂ©judice des dispositions de l'article L. 1225-47 du code du travail, la mĂšre ou le pĂšre de famille peut obtenir, Ă l'expiration du congĂ© de maternitĂ© ou de paternitĂ©, un congĂ© sans solde de 6 mois maximum, en vue d'Ă©lever son enfant, Ă condition d'en aviser son employeur par lettre recommandĂ©e avec demande d'avis de rĂ©ception en respectant un dĂ©lai de prĂ©venance de 1 l'issue de cette pĂ©riode de 6 mois et sous condition d'avertir son employeur au moins 1 mois Ă l'avance par lettre recommandĂ©e avec demande d'avis de rĂ©ception, le salariĂ© concernĂ© est assurĂ© de retrouver son emploi ou un emploi Ă©quivalent, sauf dans le cas oĂÂč l'employeur ne serait pas en mesure de le rĂ©intĂ©grer soit parce qu'il aurait Ă©tĂ© dans l'impossibilitĂ© d'assurer son remplacement provisoire et aurait dĂ» procĂ©der Ă son remplacement dĂ©finitif et qu'il n'existerait pas d'emploi Ă©quivalent, soit dans le cas oĂÂč il aurait Ă©tĂ© fait application Ă l'intĂ©ressĂ© des rĂšgles relatives au licenciement collectif pour raison Ă© cas de non-rĂ©intĂ©gration, les indemnitĂ©s de prĂ©avis et de licenciement sont dues et l'intĂ©ressĂ© bĂ©nĂ©ficie pendant 1 an d'une prioritĂ© de rĂ©embauchage dans l'un des emplois auxquels la qualification lui permet de prĂ©tendre avec maintien de tous les avantages qu'il avait acquis au moment de son dĂ©part en congĂ© de maternitĂ© ou de paternitĂ©. Article 36 non en vigueur RemplacĂ©Tout salariĂ© devant, sur justificatif mĂ©dical, s'absenter pour garder un enfant malade, pourra percevoir ĂąâŹâ soit la moitiĂ© de son salaire normal pendant 10 jours au maximum consĂ©cutifs ou non sur une annĂ©e civile ; ĂąâŹâ soit l'intĂ©gralitĂ© de son salaire normal pendant 5 jours au maximum consĂ©cutifs ou non sur une annĂ©e modalitĂ©s ne se cumulent pas, le salariĂ© devra faire le choix de la modalitĂ© qui lui sera appliquĂ©e Ă l'occasion de sa premiĂšre demande dans l'annĂ© justificatif mĂ©dical doit ĂÂȘtre prĂ©sentĂ© Ă l'employeur dans un dĂ©lai de 48 heures sauf hospitalisation de l'enfant ou cas de force d'un enfant malade Tout salariĂ© devant, sur justificatif mĂ©dical, s'absenter pour garder un enfant de moins de 14 ans malade, pourra percevoir ĂąâŹâ soit la moitiĂ© de son salaire normal pendant 10 jours au maximum consĂ©cutifs ou non sur 1 annĂ©e civile ; ĂąâŹâ soit l'intĂ©gralitĂ© de son salaire normal pendant 5 jours au maximum consĂ©cutifs ou non sur 1 annĂ©e modalitĂ©s ne se cumulent pas, le salariĂ© devra faire le choix de la modalitĂ© qui lui sera appliquĂ©e Ă l'occasion de sa premiĂšre demande dans l'annĂ© justificatif mĂ©dical doit ĂÂȘtre prĂ©sentĂ© Ă l'employeur dans un dĂ©lai de 48 heures sauf hospitalisation de l'enfant ou cas de force majeure. Dispositions particuliĂšres relatives aux parents d'enfants reconnus handicapĂ©s Le salariĂ© parent d'un enfant reconnu handicapĂ© Ă sa charge, au sens du code de la sĂ©curitĂ© sociale, bĂ©nĂ©ficiera ĂąâŹâ l'annĂ©e de survenance du handicap, quelle qu'en soit la cause naissance, maladie, accidentĂąâŹÂŠ, de 5 jours d'absences autorisĂ©es payĂ©es ; ĂąâŹâ l'annĂ©e de survenance du handicap puis chaque annĂ©e suivante, pour accompagner l'enfant visĂ© ci-dessus Ă des examens ou traitements mĂ©dicaux, sur la base de piĂšces justificatives, d'un crĂ©dit de 4 jours d'absences autorisĂ©es payĂ©es par an ; ĂąâŹâ d'amĂ©nagements d'horaires permettant de rĂ©partir diffĂ©remment ses heures travaillĂ©es, au besoin sur une pĂ©riode de plusieurs semaines, dans le respect de la lĂ©gislation sur la durĂ©e du travail ; ĂąâŹâ de la garantie du maintien de l'acquisition de l'intĂ©gralitĂ© de ses congĂ©s payĂ©s lorsque le parent perçoit l'allocation journaliĂšre de prĂ©sence parentale AJPP. Don de jours de repos Tout salariĂ© peut renoncer, sur sa demande et en accord avec l'employeur, Ă tout ou partie de ses jours de repos non pris dans les limites fixĂ©es par le code du travail au bĂ©nĂ©fice d'un autre salariĂ© de l'entreprise qui assume la charge ĂąâŹâ d'un enfant ĂÂągĂ© de moins de 20 ans atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particuliĂšre gravitĂ© rendant indispensables une prĂ©sence soutenue et des soins contraignants dans les conditions fixĂ©es Ă l'article L. 1225-61-1 du code du travail ; ĂąâŹâ de personnes en perte d'autonomie ou prĂ©sentant un handicap. Les modalitĂ©s pratiques seront vues au niveau de chaque entreprise. Article 39 non en vigueur RemplacĂ©Tout salariĂ© bĂ©nĂ©ficie, sur justification et Ă l'occasion de certains Ă©vĂ©nements personnels, d'une autorisation exceptionnelle d'absence, dont la durĂ©e est fonction de son anciennetĂ©.Ces autorisations d'absence exceptionnelles sont accordĂ©es dans les conditions suivantes DĂšs l'embauchage ĂąâŹâ mariage du salariĂ© 4 jours ; ĂąâŹâ conclusion d'un pacte civil de solidaritĂ© Pacs 4 jours ; ĂąâŹâ naissance d'un enfant ou arrivĂ©e d'un enfant placĂ© en vue de son adoption 3 jours ; ĂąâŹâ mariage d'un enfant 1 jour ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs d'un enfant 5 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs du conjoint, du concubin ou de la personne avec qui le salariĂ© Ă©tait liĂ© par un Pacs 3 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs du pĂšre ou de la mĂšre 3 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs d'un frĂšre, d'une sĂ
âur, du beau-pĂšre ou de la belle-mĂšre entendus au sens des parents du conjoint 3 jours ; ĂąâŹâ annonce de la survenue d'un handicap chez un enfant 5 jours, conformĂ©ment Ă l'article 37 de la prĂ©sente 1 an d'anciennetĂ© ĂąâŹâ mariage du salariĂ© 1 semaine civile ; ĂąâŹâ conclusion d'un pacte civil de solidaritĂ© Pacs 1 semaine civile ; ĂąâŹâ mariage d'un enfant 3 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs d'un beau-frĂšre, d'une belle-sĂ
âur entendus au sens du conjoint du frĂšre ou de la sĂ
âur du salariĂ© ou d'un grand-parent il s'agit des grands-parents du salariĂ© 1 le salariĂ© est dĂ©jĂ absent de l'entreprise pour quelque motif que ce soit lors de la demande, ces absences ne peuvent ĂÂȘtre reportĂ© jours d'absence exceptionnelle prĂ©vus dans le prĂ©sent article n'entraĂnent pas de rĂ©duction de la rĂ©munĂ©ration Ă condition d'ĂÂȘtre pris au moment des Ă©vĂ©nements en cause. Ils sont assimilĂ©s Ă des jours de travail effectif pour la dĂ©termination de la durĂ©e du congĂ© pour Ă©vĂ©nements familiaux Tout salariĂ© bĂ©nĂ©ficie, sur justification et Ă l'occasion de certains Ă©vĂ©nements personnels, d'une autorisation exceptionnelle d'absence, dont la durĂ©e est fonction de son anciennetĂ©. Ces congĂ©s exceptionnels sont accordĂ©s dans les conditions suivantes DĂšs l'embauchage ĂąâŹâ mariage du salariĂ© ou conclusion d'un pacte civil de solidaritĂ© Pacs 4 jours ; ĂąâŹâ naissance d'un enfant ou arrivĂ©e d'un enfant placĂ© en vue de son adoption 3 jours ; ĂąâŹâ mariage d'un enfant 1 jour ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs d'un enfant mineur 15 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs d'un enfant majeur 7 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs du conjoint, du concubin ou de la personne avec qui le salariĂ© Ă©tait liĂ© par un Pacs 4 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs du pĂšre ou de la mĂšre 3 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs d'un frĂšre, d'une sĂ
âur, du beau-pĂšre ou de la belle-mĂšre entendus au sens des parents du conjoint 3 jours ; ĂąâŹâ annonce de la survenue d'un handicap chez un enfant 5 jours. AprĂšs 1 an d'anciennetĂ© ĂąâŹâ mariage du salariĂ© ou conclusion d'un pacte civil de solidaritĂ© Pacs 1 semaine civile ; ĂąâŹâ mariage d'un enfant 3 jours ; ĂąâŹâ dĂ©cĂšs d'un beau-frĂšre, d'une belle-sĂ
âur entendus au sens du conjoint du frĂšre ou de la sĂ
âur du salariĂ© ou d'un grand-parent il s'agit des grands-parents du salariĂ© 1 jour. Si le salariĂ© est dĂ©jĂ absent de l'entreprise pour quelque motif que ce soit lors de la demande, ces absences ne peuvent ĂÂȘtre reportĂ© 1Ces jours d'absence exceptionnelle n'entraĂnent pas de rĂ©duction de la rĂ©munĂ©ration Ă condition d'ĂÂȘtre pris au moment des Ă©vĂ©nements en cause. Ils sont assimilĂ©s Ă des jours de travail effectif pour la dĂ©termination de la durĂ©e du congĂ© annuel.1 AlinĂ©a Ă©tendu sous rĂ©serve du respect de l'article L. 1225-35-1 du code du travail, qui organise le report du congĂ© de naissance. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 23 mai 2022 - art. 1 Article 40 non en vigueur RemplacĂ©Tout salariĂ© bĂ©nĂ©ficie sur justification aprĂšs 1 an d'anciennetĂ©, d'une autorisation exceptionnelle d'absence pour convenance personnelle aprĂšs autorisation de l'employeur de 1 jour ou 2 demi-journĂ©es par annĂ©e civile ne pouvant pas ĂÂȘtre accolĂ©s au congĂ© annuel payĂ©.Absence pour convenance personnelle Tout salariĂ© bĂ©nĂ©ficie sur justification aprĂšs 1 an d'anciennetĂ©, d'une autorisation exceptionnelle d'absence pour convenance personnelle aprĂšs autorisation de l'employeur de 1 jour ou 2 demi-journĂ©es par annĂ©e civile ne pouvant pas ĂÂȘtre accolĂ©s au congĂ© annuel payĂ©.Ce jour ou ces demi-journĂ©es d'absence exceptionnelle n'entraĂnent pas de rĂ©duction de la rĂ©munĂ©ration. Ils sont assimilĂ©s Ă des jours de travail effectif pour la dĂ©termination de la durĂ©e du congĂ© annuel. Article 41 1 non en vigueur RemplacĂ©Les parties signataires rappellent qu'une tenue de travail spĂ©cifique peut s'imposer, en raison de dispositions lĂ©gislatives ou rĂ©glementaires, pour les salariĂ©s des entreprises entrant dans le champ d'application de la convention collective prĂ©citĂ© parties signataires rappellent Ă©galement que les temps d'habillage et de dĂ©shabillage ne constituent pas du travail effectif, mĂÂȘme si ces opĂ©rations se dĂ©roulent dans l'entreprise ou sur le lieu de travail. En consĂ©quence, conformĂ©ment aux dispositions de l'article L. 3121-3 du code du travail, le temps nĂ©cessaire aux opĂ©rations d'habillage et de dĂ©shabillage fait l'objet d'une contrepartie soit sous forme de repos, soit financiĂšre sauf si des accords d'entreprise ou d'Ă©tablissement, des usages ou des stipulations du contrat de travail assimilent ces temps d'habillage et dĂ©shabillage Ă du temps de travail la contrepartie au temps d'habillage et de dĂ©shabillage prend la forme d'une indemnitĂ©, celle-ci est fixĂ©e Ă 20 ĂąâÂŹ par mois complet travaillĂ© pour les salariĂ©s concernĂ©s par les opĂ©rations d'habillage et de dĂ©shabillage en situation d'opĂ©ration de production, avant dĂ©compte de leur temps de travail effectif. En cas d'absence, cette indemnitĂ© est versĂ©e au prorata du temps de prĂ©sence du salariĂ©.Cette contrepartie figure sur une ligne Ă part du bulletin de ne se cumule pas avec toute autre contrepartie ayant le mĂÂȘme objet prĂ©vue au niveau de l'entreprise ou de l'Ă©tablissement ou par des usages ou stipulations du contrat de travail et ce, quelle qu'en soit leur dĂ©nomination ou leur nature.1 L'article 41 est Ă©tendu sous rĂ©serve du respect de l'article L. 3121-3 du code du travail, qui prĂ©voit des contreparties aux temps d'habillage et de dĂ©shabillage si la rĂ©glementation, un accord collectif, le rĂšglement intĂ©rieur de l'entreprise ou le contrat de travail imposent le port d'une tenue de travail et l'habillage et le dĂ©shabillage sur le lieu de travail. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 6 novembre 2020 - art. 1Contrepartie au temps d'habillage et de dĂ©shabillage ConformĂ©ment aux dispositions de l'article L. 3221-3 du code du travail, le temps nĂ©cessaire aux opĂ©rations d'habillage et de dĂ©shabillage, lorsque le port d'une tenue de travail est imposĂ© par des dispositions lĂ©gales, des stipulations conventionnelles, le rĂšglement intĂ©rieur ou le contrat de travail et que l'habillage et le dĂ©shabillage doivent ĂÂȘtre rĂ©alisĂ©s dans l'entreprise ou sur le lieu de travail, fait l'objet de contreparties. Ces contreparties sont accordĂ©es soit sous forme de repos, soit sous forme financiĂš sauf dispositions plus favorables, les parties signataires rappellent Ă©galement que les temps d'habillage et de dĂ©shabillage ne constituent pas du travail effectif, mĂÂȘme si ces opĂ©rations se dĂ©roulent dans l'entreprise ou sur le lieu de la contrepartie au temps d'habillage et de dĂ©shabillage prend la forme d'une indemnitĂ©, celle-ci est fixĂ©e Ă 30 ĂąâÂŹ par mois complet travaillĂ© pour les salariĂ©s concernĂ©s par les opĂ©rations d'habillage et de dĂ©shabillage avant dĂ©compte de leur temps de travail effectif. En cas d'absence, cette indemnitĂ© est versĂ©e au prorata du nombre de jours de prĂ©sence du salariĂ©.Cette contrepartie figure sur une ligne Ă part du bulletin de ne se cumule pas avec toute autre contrepartie ayant le mĂÂȘme objet prĂ©vue au niveau de l'entreprise ou de l'Ă©tablissement ou par des usages ou stipulations du contrat de travail et ce, quelle qu'en soit leur dĂ©nomination ou leur nature. Prime transport ĂąâŹâ 1. ĂąâŹâ SalariĂ©s bĂ©nĂ©ficiaires Une prime transport est versĂ©e aux salariĂ©s pour les frais de carburant et les frais exposĂ©s pour l'alimentation de vĂ©hicules Ă©lectriques, hybrides rechargeables ou hydrogĂšnes dans les deux cas suivants conformĂ©ment Ă l'article L. 3261-3 du code du travail ĂąâŹâ la rĂ©sidence habituelle ou le lieu de travail du salariĂ© est soit situĂ© dans une commune non desservie par un service public de transport collectif rĂ©gulier ou un service privĂ© mis en place par l'employeur, soit n'est pas inclus dans le pĂ©rimĂštre d'un plan de mobilitĂ© obligatoire ; ĂąâŹâ les horaires de travail du salariĂ© ne lui permettent pas d'utiliser un mode collectif de transport travail de nuit, horaires dĂ©calĂ©s, etc.. Elle est Ă©galement versĂ©e pour les frais engagĂ©s par les salariĂ©s se dĂ©plaçant entre leur rĂ©sidence habituelle et leur lieu de travail avec ĂąâŹâ leur vĂ©lo ou vĂ©lo Ă pĂ©dalage assistĂ© personnel ; ĂąâŹâ leur engin de dĂ©placement personnel motorisĂ© trottinettes et patinettes Ă©lectriques, gyropodes, monoroues, hoverboards, etc. ; ĂąâŹâ en tant que conducteur ou passager en covoiturage ; ĂąâŹâ Ă l'aide de services de mobilitĂ© partagĂ©e qui comprennent la location ou la mise Ă disposition de cyclomoteur, motocyclette, vĂ©lo Ă©lectrique ou non, engin de dĂ©placement personnel motorisĂ© ou non, Ă condition qu'ils soient Ă©quipĂ©s d'un moteur ou d'une assistance non thermique et les services d'autopartage Ă condition que le vĂ©hicule mis Ă disposition soit un vĂ©hicule Ă faible Ă©mission. La notion de ĂąâŹĆ rĂ©sidence habituelle ĂąâŹÂ s'entend comme la rĂ©sidence fixĂ©e Ă l'adresse dĂ©clarĂ©e Ă l'employeur. Toutefois, parmi les salariĂ©s visĂ©s ci-dessus, sont exclus du dispositif ĂąâŹâ les salariĂ©s qui bĂ©nĂ©ficient d'un vĂ©hicule mis Ă disposition permanente par l'employeur avec prise en charge par l'employeur des dĂ©penses de carburant ou d'alimentation Ă©lectrique d'un vĂ©hicule ; ĂąâŹâ les salariĂ©s logĂ©s dans des conditions telles qu'ils ne supportent aucun frais de transport pour se rendre Ă leur travail ; ĂąâŹâ les salariĂ©s dont le transport est assurĂ© gratuitement par l'employeur ; ĂąâŹâ les salariĂ©s qui bĂ©nĂ©ficient d'un remboursement par l'employeur de leurs frais de transport sous la forme d'indemnitĂ©s kilomĂ©triques ; ĂąâŹâ les salariĂ©s qui bĂ©nĂ©ficient de remboursement de frais de transports en commun prise en charge Ă hauteur de 50 % du titre de transport. ĂąâŹâ 2. ĂąâŹâ Justificatifs Pour bĂ©nĂ©ficier de cette prime, le salariĂ© devra adresser Ă son employeur de maniĂšre annuelle une attestation sur l'honneur qu'il remplit une des conditions d'Ă©ligibilitĂ© visĂ©es Ă l'article 41 bis 1 et la photocopie de la carte grise du vĂ©hicule utilisĂ©, le cas Ă©chĂ©ant. ĂąâŹâ 3. ĂąâŹâ Montant et modalitĂ©s de versement de la prime Pour chaque salariĂ© bĂ©nĂ©ficiaire, le montant de la prime transport est fixĂ© 1 euro par jour travaillĂ© dans la limite des dispositions de l'article 81 du code gĂ©nĂ©ral des impĂÂŽts 19ð ter-b. La prime est versĂ©e mensuellement. Le montant de la prime transport figurera sur le bulletin de paie et ne peut ĂÂȘtre pris en compte pour le respect des minima conventionnels. Cette prime ne se cumule pas avec toute autre contrepartie ayant le mĂÂȘme objet prĂ©vue au niveau de l'entreprise ou de l'Ă©tablissement ou par des usages ou stipulations du contrat de travail et ce, quelle qu'en soit leur dĂ©nomination ou leur nature. Le salariĂ© Ă temps partiel, employĂ© pour un nombre d'heures Ă©gal ou supĂ©rieur Ă la moitiĂ© de la durĂ©e lĂ©gale hebdomadaire, bĂ©nĂ©ficie de la prise en charge dans les mĂÂȘmes conditions qu'un salariĂ© Ă temps complet. Ă⏠dĂ©faut, la prise en charge se calcule au prorata du nombre d'heures travaillĂ©es par rapport Ă la moitiĂ© de la durĂ©e du travail Ă temps complet. Article 42 non en vigueur RemplacĂ©Une prime d'anciennetĂ© est versĂ©e aprĂšs 3 ans d'anciennetĂ©.La prime est calculĂ©e en appliquant, au barĂšme affĂ©rent au niveau et Ă©chelon de classification de l'intĂ©ressĂ©e, un taux de 3 % aprĂšs 3 ans d'anciennetĂ©, augmentĂ© de 1 % par annĂ©e d'anciennetĂ© supplĂ©mentaire dans la limite de 10 % pour 10 montant de la prime d'anciennetĂ© sera calculĂ© sur la grille du salaire de base mensuel taux applicables pour le calcul de la prime d'anciennetĂ© sont les suivants TauxAnciennetĂ©TauxAnciennetĂ©3 %3 ans7 %7 ans4 %4 ans8 %8 ans5 %5 ans9 %9 ans6 %6 ans10 %10 ans et au-delĂ Le montant de la prime d'anciennetĂ© est calculĂ© au pro rata temporis lorsque le salariĂ© est Ă temps montant de la prime d'anciennetĂ© s'ajoute au salaire rĂ©el avec mention Ă part sur le bulletin de d'anciennetĂ© Une prime d'anciennetĂ© est versĂ©e aprĂšs 3 ans d'anciennetĂ©.La prime est calculĂ©e en appliquant, au barĂšme affĂ©rent au niveau et Ă©chelon de classification de l'intĂ©ressĂ© e, un taux de 3 % aprĂšs 3 ans d'anciennetĂ©, augmentĂ© de 1 % par annĂ©e d'anciennetĂ© supplĂ©mentaire dans la limite de 10 % pour 10 montant de la prime d'anciennetĂ© sera calculĂ© sur la grille du salaire de base mensuel taux applicables pour le calcul de la prime d'anciennetĂ© sont les suivants AnciennetĂ©Taux3 ans3 %4 ans4 %5 ans5 %6 ans6 %7 ans7 %8 ans8 %9 ans9 %10 ans et au-delĂ 10 %Le montant de la prime d'anciennetĂ© est calculĂ© au pro rata temporis lorsque le salariĂ© est Ă temps montant de la prime d'anciennetĂ© s'ajoute au salaire de base avec mention Ă part sur le bulletin de rĂ©serve des dispositions de l'article L. 2253-3 du code du travail, la prime d'anciennetĂ© n'est pas due dĂšs lors que dans une entreprise ou un Ă©tablissement est versĂ©e une prime de mĂÂȘme nature et sous rĂ©serve que le montant total soit au moins Ă©quivalent.1 Article Ă©tendu sous rĂ©serve de l'application des articles L. 2253-1 Ă L. 2253-3 du code du travail tels qu'interprĂ©tĂ©s par la dĂ©cision du Conseil d'Etat du 13 dĂ©cembre 2021 nð 433232. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 23 mai 2022 - art. 1 Article 43 non en vigueur RemplacĂ©Une prime de fin d'annĂ©e est versĂ©e aux salariĂ©s titulaires d'une anciennetĂ© au moins Ă©gale Ă 1 montant de cette prime est au moins Ă©gal au salaire de base mensuel minimum affĂ©rent au niveau et Ă©chelon de classification de l'intĂ©ressĂ©. 1DĂšs lors que dans une entreprise ou un Ă©tablissement est versĂ©e une prime de mĂÂȘme nature que la prime de fin d'annĂ©e, par exemple un 13e mois, et sous rĂ©serve que le montant total soit au moins Ă©quivalent, l'obligation de versement au titre de la prime de fin d'annĂ©e est prime de fin d'annĂ©e est due en totalitĂ© dans les 3 cas suivants ĂąâŹâ chĂÂŽmage partiel ; ĂąâŹâ suspension du contrat de travail, pendant une partie de l'annĂ©e civile, rĂ©sultant d'un accident du travail, d'une maladie professionnelle ou de la maternitĂ© ; ĂąâŹâ suspension du contrat de travail, dans la limite d'une durĂ©e totale continue ou discontinue de 2 mois au cours de l'annĂ©e civile, rĂ©sultant de toute autre cause que l'accident du travail, la maladie professionnelle ou la maternitĂ©.La prime de fin d'annĂ©e est calculĂ©e pro rata temporis dans les 3 cas suivants ĂąâŹâ contrat de travail Ă temps partiel ; ĂąâŹâ suspension du contrat de travail pendant une durĂ©e totale continue ou discontinue supĂ©rieure Ă 2 mois au cours de l'annĂ©e civile, Ă l'exception des cas d'accident du travail, de maladie professionnelle ou de maternitĂ© ; ĂąâŹâ dĂ©part de l' prime de fin d'annĂ©e n'est pas due, lorsque le contrat de travail est suspendu durant toute l'annĂ©e barĂšme de la prime de fin d'annĂ©e est le minimum Ă respecter par l'ensemble des entreprises de la branche professionnelle, sous rĂ©serve des dispositions qui prĂ©cĂšdent. 1La prime de fin d'annĂ©e est versĂ©e au plus tard en fin d'annĂ©e montant de la prime de fin d'annĂ©e, ou de toute prime de mĂÂȘme nature, versĂ© en 1 ou 2 fois doit ĂÂȘtre identifiĂ© en tant que tel sur le bulletin de paie et ne peut pas ĂÂȘtre pris en compte pour le respect de minima conventionnels.1 Les alinĂ©as 2 et 7 de l'article 43 sont Ă©tendus sous rĂ©serve de l'application de l'article L. 2253-3 du code du travail. ArrĂÂȘtĂ© du 6 novembre 2020 - art. 1Prime de fin d'annĂ©e Une prime de fin d'annĂ©e est versĂ©e aux salariĂ©s titulaires d'une anciennetĂ© au moins Ă©gale Ă 1 montant de cette prime est Ă©gal au salaire de base mensuel minimum affĂ©rent au niveau et Ă©chelon de classification de l'intĂ©ressĂ©.Sous rĂ©serve des dispositions de l'article L. 2253-3 du code du travail, dĂšs lors que dans une entreprise ou un Ă©tablissement est versĂ©e une prime de mĂÂȘme nature que la prime de fin d'annĂ©e, par exemple un 13e mois, et sous rĂ©serve que le montant total soit au moins Ă©quivalent, l'obligation de versement au titre de la prime de fin d'annĂ©e est prime de fin d'annĂ©e est due en totalitĂ© dans les trois cas suivants ĂąâŹâ activitĂ© partielle ; ĂąâŹâ suspension du contrat de travail, pendant une partie de l'annĂ©e civile, rĂ©sultant d'un accident du travail, d'une maladie professionnelle, de la maternitĂ© ou paternitĂ© ; ĂąâŹâ suspension du contrat de travail, dans la limite d'une durĂ©e totale continue ou discontinue de 2 mois au cours de l'annĂ©e civile, rĂ©sultant de toute autre cause que l'accident du travail, la maladie professionnelle ou la maternitĂ©.La prime de fin d'annĂ©e est calculĂ©e pro rata temporis dans les trois cas suivants ĂąâŹâ contrat de travail Ă temps partiel en cas de passage en cours d'annĂ©e du travail Ă temps partiel au travail Ă temps complet, ou inversement, la prime de fin d'annĂ©e est calculĂ©e proportionnellement au nombre de mois travaillĂ©s Ă temps partiel et Ă temps complet ; ĂąâŹâ suspension du contrat de travail pendant une durĂ©e totale continue ou discontinue supĂ©rieure Ă 2 mois au cours de l'annĂ©e civile, Ă l'exception des cas d'accident du travail, de maladie professionnelle ou de maternitĂ© ; ĂąâŹâ dĂ©part de l' prime de fin d'annĂ©e n'est pas due, lorsque le contrat de travail est suspendu durant toute l'annĂ©e prime de fin d'annĂ©e est versĂ©e au plus tard en fin d'annĂ©e montant de la prime de fin d'annĂ©e, ou de toute prime de mĂÂȘme nature, versĂ© en une ou deux fois doit ĂÂȘtre identifiĂ© en tant que tel sur le bulletin de paie et ne peut pas ĂÂȘtre pris en compte pour le respect de minima conventionnels.1 Article 43 Ă©tendu sous rĂ©serve de l'application des articles L. 2253-1 Ă L. 2253-3 du code du travail tels qu'interprĂ©tĂ©s par la dĂ©cision du Conseil d'Etat du 13 dĂ©cembre 2021 nð 433232. Ă ArrĂÂȘtĂ© du 23 mai 2022 - art. 1 Repos pour le travail en grand froid et le portage Sont considĂ©rĂ©s comme pĂ©nibles, Ă condition d'ĂÂȘtre effectuĂ©s de façon rĂ©guliĂšre et permanente, les travaux accomplis par les salariĂ©s ĂąâŹâ affectĂ©s au portage Ă dos des quartiers de carcasse ; ĂąâŹâ travaillant en grand froid Ă partir de ĂąâŹâ 15 ðC.Afin de compenser la pĂ©nibilitĂ© de ces travaux, il est attribuĂ© aux salariĂ©s concernĂ©s un repos compensateur de 1 jour par semestre travaillĂ©.Les modalitĂ©s d'application de ce repos compensateur seront dĂ©finies au niveau de l'entreprise, Ă©tant entendu que ce repos n'ayant pas pour objet d'allonger la durĂ©e totale des congĂ©s payĂ©s ne devra ĂÂȘtre accolĂ© ni au congĂ© principal, ni Ă la fraction de ce congĂ© prise en dehors de la pĂ©riode lĂ©gale. Sous-titre II Cessation du contrat de travail Les principaux cas de rupture du contrat de travail Les diffĂ©rents cas de rupture du contrat de travail Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e traitĂ©s dans le prĂ©sent sous-titre sont les suivants ĂąâŹâ dĂ©mission ; ĂąâŹâ licenciement pour motif Ă©conomique ; ĂąâŹâ licenciement pour motif personnel ; ĂąâŹâ rupture conventionnelle ; ĂąâŹâ dispositions spĂ©cifiques, dĂ©taillĂ©es Ă l'article 49, sont par ailleurs prĂ©vues pour la rupture anticipĂ©e du contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e et pour la rupture de certains contrats en alternance. DĂ©mission Le salariĂ© peut dĂ©cider Ă tout moment de rompre unilatĂ©ralement son contrat de travail, en exprimant cette volontĂ© de maniĂšre claire et non Ă© mode de rupture ne nĂ©cessite aucune motivation de la part du salariĂ©. ConformĂ©ment Ă l'article 49, le salariĂ© devra notifier sa dĂ©mission Ă l'employeur par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception ou par lettre remise en mains propres contre dĂ©charge, et respecter le prĂ©avis auquel il est tenu. Licenciement pour motif Ă©conomique Aux termes de l'article L. 1233-3 du code du travail, constitue un licenciement pour motif Ă©conomique le licenciement effectuĂ© par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhĂ©rents Ă la personne du salariĂ© rĂ©sultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification, refusĂ©e par le salariĂ©, d'un Ă©lĂ©ment essentiel du contrat de travail, consĂ©cutives notamment 1ð- Ă⏠des difficultĂ©s Ă©conomiques caractĂ©risĂ©es soit par l'Ă©volution significative d'au moins 1 indicateur Ă©conomique tel qu'une baisse des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation ou une dĂ©gradation de la trĂ©sorerie ou de l'excĂ©dent brut d'exploitation, soit par tout autre Ă©lĂ©ment de nature Ă justifier de ces difficultĂ© baisse significative des commandes ou du chiffre d'affaires est constituĂ©e dĂšs lors que la durĂ©e de cette baisse est, en comparaison avec la mĂÂȘme pĂ©riode de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, au moins Ă©gale Ă a 1 trimestre pour une entreprise de moins de 11 salariĂ©s ; b 2 trimestres consĂ©cutifs pour une entreprise d'au moins 11 salariĂ©s et de moins de 50 salariĂ©s ; c 3 trimestres consĂ©cutifs pour une entreprise d'au moins 50 salariĂ©s et de moins de 300 salariĂ©s ; d 4 trimestres consĂ©cutifs pour une entreprise de 300 salariĂ©s et plus ;2ð- Ă⏠des mutations technologiques ;3ð- Ă⏠une rĂ©organisation de l'entreprise nĂ©cessaire Ă la sauvegarde de sa compĂ©titivitĂ© ;4ð- Ă⏠la cessation d'activitĂ© de l' matĂ©rialitĂ© de la suppression, de la transformation d'emploi ou de la modification d'un Ă©lĂ©ment essentiel du contrat de travail s'apprĂ©cie au niveau de l' difficultĂ©s Ă©conomiques, les mutations technologiques ou la nĂ©cessitĂ© de sauvegarder la compĂ©titivitĂ© de l'entreprise s'apprĂ©cient au niveau de cette entreprise si elle n'appartient pas Ă un groupe et, dans le cas contraire, au niveau du secteur d'activitĂ© commun Ă cette entreprise et aux entreprises du groupe auquel elle appartient, Ă©tablies sur le territoire national, sauf l'application du prĂ©sent article, la notion de groupe dĂ©signe le groupe formĂ© par une entreprise appelĂ©e entreprise dominante et les entreprises qu'elle contrĂÂŽle dans les conditions dĂ©finies Ă l'article L. 233-1, aux I et II de l'article L. 233-3 et Ă l'article L. 233-16 du code de secteur d'activitĂ© permettant d'apprĂ©cier la cause Ă©conomique du licenciement est caractĂ©risĂ©, notamment, par la nature des produits, biens ou services dĂ©livrĂ©s, la clientĂšle ciblĂ©e, ainsi que les rĂ©seaux et modes de distribution, se rapportant Ă un mĂÂȘme marchĂ©.a Licenciement collectif pour motif Ă©conomiqueRalentissement de l'activitĂ©DĂšs que la direction prĂ©voit une diminution de l'activitĂ© de l'entreprise qui risque d'entraĂner la nĂ©cessitĂ© ultĂ©rieure de licenciement de personnel, elle doit en informer le comitĂ© Ă©conomique et social central ou le comitĂ© Ă©conomique et social, et le consulter sur les mesures Ă prendre pour Ă©viter cette Ă©ventualitĂ© par exemple la rĂ©duction de l'horaire de travail et notamment la rĂ©organisation du travail entre les services, le repos par roulement, le chĂÂŽmage partiel, la fermeture temporaire de tout ou partie de l'Ă©tablissement.Modification structurelle de l'entrepriseLorsque la direction dĂ©cide une modification des structures de l'entreprise dans le cadre d'une modernisation, d'une restructuration, d'une fusion, d'une concentration, d'une dĂ©centralisation, d'un transfert d'activitĂ© ĂąâŹÂŠ, etc., elle doit, dĂšs qu'elle est en mesure de prĂ©voir les consĂ©quences de cette modification dans le domaine de l'emploi, en informer le CSE, le consulter et Ă©tudier avec lui les conditions de mise en Ă
âuvre de ces prĂ© malgrĂ© l'application de ces dispositions, et aprĂšs mise en Ă
âuvre des obligations d'adaptation, de formation et de reclassement, l'employeur se voit contraint d'envisager le licenciement de plusieurs salariĂ©s, il devra dĂ©finir les critĂšres d'ordre des licenciements, et respecter la procĂ©dure de licenciement individuel ou collectif pour motif Ă©conomique de licenciement collectif pour motif Ă©conomiqueSi l'employeur envisage de licencier de 2 Ă 9 salariĂ©s dans une mĂÂȘme pĂ©riode de 30 jours, il devra respecter les dispositions prĂ©vues aux articles L. 1233-8 et suivants du code du l'employeur envisage de licencier au moins 10 salariĂ©s une mĂÂȘme pĂ©riode de 30 jours, il devra respecter les dispositions prĂ©vues aux articles L. 1233-21 et suivants et R. 1233-3-1 et suivants du code du Licenciement individuel pour motif Ă©conomiqueEn cas de licenciement individuel pour motif Ă©conomique, l'employeur devra respecter les dispositions prĂ©vues aux articles L. 1233-11 et suivants du code du Reclassement. ĂąâŹâ PrioritĂ© de rĂ©embaucheL'employeur recherche avec les reprĂ©sentants du personnel et les services administratifs compĂ©tents les possibilitĂ©s de reclassement soit dans la profession, soit hors de la profession, susceptibles de convenir aux salariĂ©s dont le licenciement a dĂ» ĂÂȘtre dĂ©cidĂ© ainsi que les moyens de formation et de reconversion qui peuvent ĂÂȘtre utilisĂ©s pour salariĂ©s licenciĂ©s dans le cadre d'un licenciement collectif pour raison Ă©conomique d'ordre structurel et qui ont trouvĂ© un nouvel emploi en cours de prĂ©avis peuvent quitter l'entreprise sans avoir Ă payer l'indemnitĂ© de prĂ©avis correspondant Ă la partie non exĂ©cutĂ©e de leur prĂ©avis et en conservant le bĂ©nĂ©fice de leur indemnitĂ© de licenciement calculĂ©e suivant le barĂšme prĂ©vu par l'article 47 de la prĂ©sente convention salariĂ©s concernĂ©s par un licenciement collectif d'ordre Ă©conomique bĂ©nĂ©ficient d'une prioritĂ© de rĂ©embauchage durant un dĂ©lai de 1 an Ă compter de la date de leur licenciement, s'ils manifestent le dĂ©sir d'user de cette prioritĂ© au cours de ce mĂÂȘme dĂ©lai. La lettre de licenciement mentionne la prioritĂ© de rĂ©embauchage ainsi que ses conditions de mise en Ă
âuvre. Licenciement pour motif personnel En dehors de tout motif Ă©conomique, l'employeur, dans le cadre de son pouvoir de direction, peut procĂ©der au licenciement d'un salariĂ© pour un motif personnel, dĂšs lors que cette mesure est motivĂ©e par une cause rĂ©elle et sĂ© devra respecter la procĂ©dure suivante, dans le respect des dispositions lĂ©gales art. L. 1232-1 et suivants du code du travail ĂąâŹâ convocation Ă l'entretien prĂ©alable ; ĂąâŹâ entretien prĂ©alable ; ĂąâŹâ notification du ailleurs, il conviendra de respecter, selon le cas, les dispositions lĂ©gales spĂ©cifiques applicables en cas de licenciement pour motif disciplinaire. Rupture conventionnelle La rupture conventionnelle est un mode de rupture du contrat de travail d'un commun accord entre l'employeur et le salariĂ©.Soumise Ă un rĂ©gime juridique spĂ©cifique, sa mise en Ă
âuvre doit respecter les dispositions lĂ©gales prĂ©vues aux articles L. 1237-11 et suivants du code du travail. Retraite Le dĂ©part Ă la retraite vise la situation d'un salariĂ© qui quitte volontairement l'entreprise pour bĂ©nĂ©ficier du droit Ă une pension de vieillesse. Ce mode de rupture du contrat de travail n'est possible que si le salariĂ© est en droit de faire liquider sa retraite, et remplit donc les conditions d'ĂÂąge dĂ©part Ă la mise Ă la retraite vise la situation oĂÂč l'employeur prend l'initiative de la rupture du contrat de travail, soit parce que le salariĂ© a atteint l'ĂÂąge d'attribution d'une retraite Ă taux plein, auquel cas il devra obtenir son accord, soit parce que le salariĂ© a atteint l'ĂÂąge de 70 ans, auquel cas il pourra le mettre d'office Ă la dĂ©part anticipĂ© Ă la retraite Ă l'initiative du salariĂ©, avant l'ĂÂąge de 60 ans, est subordonnĂ© Ă l'application de l'article L. 351-1-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale carriĂšres longues et/ou assurĂ©s handicapĂ©s. PrĂ©avis En cas de rupture du contrat de travail Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e d'un salariĂ© ayant effectuĂ© l'intĂ©gralitĂ© de sa pĂ©riode d'essai, un prĂ©avis est dĂ» par la partie qui prend l'initiative de la rupture. Ce prĂ©avis est fixĂ© en fonction du mode de rupture du contrat de travail, dans les conditions dĂ©finies de ruptureDurĂ©e du prĂ©avisLicenciementOuvriers et employĂ©s ĂąâŹâ 1 mois en cas d'anciennetĂ© infĂ©rieure Ă 2 ansĂąâŹâ 2 mois en cas d'anciennetĂ© supĂ©rieure ou Ă©gale Ă 2 ansTechniciens et agents de maĂtrise 2 moisCadres 3 moisDes dispositions lĂ©gales spĂ©cifiques sont prĂ©vues en cas de licenciement d'un salariĂ© bĂ©nĂ©ficiaire de l'obligation d'emploi des personnes handicapĂ© et employĂ©s ĂąâŹâ 1 mois en cas d'anciennetĂ© infĂ©rieure Ă 2 ansĂąâŹâ 2 mois en cas d'anciennetĂ© supĂ©rieure ou Ă©gale Ă 2 ansTechniciens et agents de maĂtrise 2 moisCadres 3 moisRupture conventionnellePas de prĂ©avis. La date de rupture du contrat est fixĂ©e d'un commun accord entre le salariĂ© et l' Ă la retraiteArticle L. 1237-10 du code du travailMise Ă la retraiteOuvriers et EmployĂ©s ĂąâŹâ 1 mois en cas d'anciennetĂ© infĂ©rieure Ă 2 ansĂąâŹâ 2 mois en cas d'anciennetĂ© supĂ©rieure ou Ă©gale Ă 2 ansTechniciens et Agents de maĂtrise 3 moisCadres 6 moisLa notification de la rupture du contrat de travail intervenant Ă l'initiative de l'employeur licenciement ou mise Ă la retraite doit ĂÂȘtre faite par lettre recommandĂ©e avec demande d'avis de rĂ©ception ; la date de 1re prĂ©sentation de la lettre recommandĂ©e fixe le point de dĂ©part du dĂ©lai-congĂ©.Si la rupture du contrat de travail intervient Ă l'initiative de l'employĂ© dĂ©mission ou dĂ©part Ă la retraite, celui-ci peut la notifier Ă l'employeur soit par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception, soit par lettre remise en mains propres contre dĂ© spĂ©cifiques au licenciement et Ă la dĂ©missionEn cas d'inobservation du prĂ©avis, non provoquĂ©e par une faute grave du salariĂ©, la partie dĂ©faillante doit Ă l'autre une indemnitĂ© Ă©gale au montant de la rĂ©munĂ©ration totale correspondant Ă la durĂ©e du prĂ©avis restant Ă indemnitĂ© ne se confond ni avec l'indemnitĂ© de licenciement ni avec celles Ă©ventuellement dues pour non-respect de la procĂ©dure lĂ©gale de licenciement ou pour rupture sans cause rĂ©elle et sĂ© du prĂ©avis n'a pas pour consĂ©quence, sauf faute grave du salariĂ©, d'avancer la date Ă laquelle le contrat prend fin. La dispense par l'employeur de l'exĂ©cution du travail pendant le prĂ©avis ne doit entraĂner, jusqu'Ă l'expiration de ce dĂ©lai, aucune diminution des salaires et avantages que le salariĂ© aurait reçus s'il avait continuĂ© Ă le salariĂ© congĂ©diĂ© trouve un nouvel emploi avant la fin du prĂ©avis, il peut demander l'autorisation de quitter son poste avant la fin de la pĂ©riode restant Ă courir, sans devoir l'indemnitĂ© de prĂ©avis correspondant Ă la partie non exĂ©cutĂ©e de son prĂ©avis, tout en conservant le bĂ©nĂ©fice de l'indemnitĂ© de licenciement due Ă la date Ă laquelle il quitte effectivement l' mĂÂȘme, l'employeur d'un salariĂ© dĂ©missionnaire peut le dispenser d'accomplir son temps de prĂ©avis si ce dernier lui en fait la demande5Ă©eri2t, i>Code du travail - art. L1233-3Licen>IARTnnu-1-7">nĂ© Ă ed="fclass="astft'e ep>Palign='left'>1ð-l/article/KALIARTI00003inkKALIARTI000037eDe mĂÂȘme, l'employeuail - 10Ă lariĂ© dĂ©mpour motif Ă©conomique ; ĂąâŹâ licenciement pour motif personnel ; ĂąâŹâ rupture conventionnelle eri2t, i>Licen>IARTnnu-1-7">nĂ© Ă ed="fclass="astft'e ep>Palign='Mise Ă la retraiteOuvriers et EmployĂ©s ĂąâŹâ 1 mois en cas d'anciennetĂ© infĂ©rieure Ă 2 ansSi le salariĂ© congĂ©diĂ© trouve un nouvel emploi avant la fin dail - 10'is, il peut demander l'autorisation de quitter son poste avant la fin de la pĂ©riode restant Ă courir, sans devoir l'indemnitĂ© de prĂ©avis correspondant Ă la partie non exĂ©cutĂ©e de son prĂ©avis, tout en conservant le bĂ©nĂ©fice de 5urel et qui ont trouvĂ© 95il - 11Ă la date Ă laquelle il quitte effectivement l'5treprise sans avoir 5urel et'>De mĂÂȘme, l'employeu5il - 11Ă lariĂ© dĂ©m la partie non exĂ©cutĂ©e de leur prĂ©avis et en conservant le bĂ©nĂ©fice de leur indemnitĂ© de licencieri2t, i>
Toutefois l'expiration du dĂ©lai de rĂ©siliation peut aussi tomber sur un jour aprĂšs la fin du temps d'essai. Le dĂ©lai de rĂ©siliation particulier durant le temps d'essai peut ĂȘtre raccourci, exclu ou prolongĂ© par accord Ă©crit, CTT ou CCT. RĂ©siliation aprĂšs le temps d'essai. La loi (art. 335c CO) prĂ©voit les dĂ©lais de rĂ©siliation suivants : aprĂšs le temps d'essai pendant la
Peut-on tomber enceinte un mois et demi aprĂšs un rapport sexuel non protĂ©gĂ© ?Elodie, 30 ansLa rĂ©ponse de l'expertOn peut mettre en route une grossesse plusieurs jours aprĂšs un rapport sexuel non protĂ©gĂ©. En effet, les spermatozoĂŻdes peuvent attendre plusieurs jours que l'ovulation se produise, jusqu'Ă 5 ou 7 jours, maximum dĂ©crit. Pour savoir si l'on est enceinte aprĂšs un rapport sexuel, il faut faire un test de grossesse au plus tĂŽt 3 semaines aprĂšs le rapport sexuel Ă risque. Plus tĂŽt, le test ne serait pas fiable. Catherine SolanoMĂ©decinSes convictions Chacun doit ĂȘtre encouragĂ© Ă prendre en charge sa santĂ© physique et mentale car la mĂ©decine et les mĂ©decins ne peuvent pas tout, loin de lĂ . Et si tout le monde le faisait, les systĂšmes dâassurance maladie feraient du bĂ©nĂ©fice !ConformĂ©ment Ă nos conditions dâutilisation, les mĂ©decins ne sont pas habilitĂ©s Ă porter de diagnostic en ligne. Leur rĂŽle est dâĂ©clairer et de proposer des pistes de rĂ©flexion Ă lâinternaute ainsi que des Ă©lĂ©ments dâinformation sans pour autant poser de diagnostic prĂ©cis. Leurs rĂ©ponses sont gĂ©nĂ©rales et ne doivent en aucun cas, remplacer une visite chez votre mĂ©decin. Recevez chaque jour des conseils d'experts pour prendre soin de thĂ©matiques Le Mag SantĂ© Naturelle SantĂ© Pratique Nutrition Minceur Psychologie Bien-ĂȘtre *Votre adresse email sera utilisĂ©e par M6 Digital Services pour vous envoyer votre newsletter contenant des offres commerciales personnalisĂ©es. Elle pourra Ă©galement ĂȘtre transfĂ©rĂ©e Ă certains de nos partenaires, sous forme pseudonymisĂ©e, si vous avez acceptĂ© dans notre bandeau cookies que vos donnĂ©es personnelles soient collectĂ©es via des traceurs et utilisĂ©es Ă des fins de publicitĂ© personnalisĂ©e. A tout moment, vous pourrez vous dĂ©sinscrire en utilisant le lien de dĂ©sabonnement intĂ©grĂ© dans la newsletter et/ou refuser lâutilisation de traceurs via le lien PrĂ©fĂ©rences Cookies » figurant sur notre service. Pour en savoir plus et exercer vos droits , prenez connaissance de notre Charte de ConfidentialitĂ©.
Etque celles qui veulent avoir un enfant doivent songer Ă le faire avant 35 ans si elles ne veulent pas connaĂźtre les dĂ©convenues de lâinfertilitĂ©. Selon ces experts, le nombre
Vous venez dâeffectuer un test de grossesse qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre positif. Pour le confirmer, vous pouvez vous rendre chez votre mĂ©decin traitant. Il va vous prescrire une prise de sang, remboursĂ©e par lâAssurance Maladie. Si les rĂ©sultats sont positifs, place aux dĂ©marches du 1er trimestre de grossesse et Ă ses examens. Ă©galement, Quand faire prise de sang aprĂšs test de grossesse positif ? ConcrĂštement, cela signifie quâil faut attendre le dĂ©lai nĂ©cessaire de 12 â 14 jours entre lâovulation et lâimplantation en cas de grossesse pour analyser le sang de la femme peut-ĂȘtre enceinte. En revanche, cela signifie aussi que lâhormone HCG est dĂ©tectable dĂšs le premier jour de retard des rĂšgles prĂ©vues. Quand consulter le gynĂ©co suite Ă un test de grossesse positif ? Au cours des 2 premiers mois de grossesse un premier bilan gynĂ©cologique. Si le premier rendez-vous prĂ©natal obligatoire du suivi de grossesse est prĂ©conisĂ© vers 15 SA, il nâest pas rare de faire un premier bilan avec son gynĂ©cologue ou son mĂ©decin traitant dans les jours suivants le test de grossesse positif. ensuite Quand Avez-vous testĂ© positif grossesse ? Le meilleur moment pour passer un test de grossesse est 1 Ă 2 semaines aprĂšs la date prĂ©vue des menstruations. Si vous obtenez un rĂ©sultat positif, il est presque certain que vous ĂȘtes enceinte. Ainsi que Quelle dĂ©marche une fois enceinte ? Quelles dĂ©marches pendant la grossesse ? Sâinscrire Ă la maternitĂ© Faire sa dĂ©claration de grossesse. Se renseigner sur les remboursements des dĂ©penses de santĂ© et les examens mĂ©dicaux obligatoires. Se renseigner sur la reconnaissance de lâenfant par le pĂšre. Penser au nom de famille de lâenfant. Quand la dĂ©claration de grossesse ?Quand dĂ©clarer la grossesse Ă lâemployeur ?Comment savoir si ma dĂ©claration de grossesse a Ă©tĂ© prise en compte ?Comment dĂ©clarer la grossesse Ă lâemployeur ?Quel document fournir Ă lâemployeur pour le congĂ© maternitĂ© ?Quand Doit-on annoncer quâon va ĂȘtre pĂšre Ă son employeur ?OĂč trouver dĂ©claration de grossesse sur ameli ?Qui dĂ©clare une grossesse ?Quel est le premier examen prĂ©natal ?Qui prend en charge le salaire de la salariĂ©e pendant son congĂ© maternitĂ© ?OĂč trouver mon attestation de congĂ© maternitĂ© ?Comment dĂ©clarer le dĂ©but de mon congĂ© maternitĂ© ?Comment obtenir une attestation de congĂ© maternitĂ© ?Quand annoncer sa grossesse Ă son employeur fonction publique ?Comment faire une dĂ©claration de grossesse en ligne ?Qui dĂ©clare la grossesse la Caf ?Pourquoi dĂ©clarer sa grossesse Ă la Caf ?Comment se passe le 1er RDV avec la sage-femme ?Comment se dĂ©roule la CPN ?Comment se passe le premier RDV grossesse ?Qui verse le salaire pendant le congĂ© parental ?Qui paie les indemnitĂ©s journaliĂšres ?OĂč trouver les dates de mon congĂ© maternitĂ© sur ameli ?Comment rĂ©diger une attestation de congĂ© ?Aller plus loin Quand la dĂ©claration de grossesse ? DĂ©claration en ligne Vous devez dĂ©clarer votre grossesse avant la fin du 3e mois de grossesse pour bĂ©nĂ©ficier au plus vite de la prise en charge de votre grossesse par lâassurance maternitĂ©. Si vous ĂȘtes suivie pour votre grossesse vous nâavez rien Ă faire. Quand dĂ©clarer la grossesse Ă lâemployeur ? Si vous ĂȘtes salariĂ©e, vous nâĂȘtes donc pas tenue de rĂ©vĂ©ler votre Ă©tat de grossesse. Ni au moment de votre embauche mĂȘme pour un CDD , ni pendant lâexĂ©cution de votre contrat de travail. Vous pouvez prĂ©venir votre employeur de votre grossesse au moment oĂč vous le souhaitez, par Ă©crit ou verbalement. Comment savoir si ma dĂ©claration de grossesse a Ă©tĂ© prise en compte ? Pour votre information, sachez que vous pouvez vous rendre sur votre compte ameli afin dâaccĂ©der Ă lâespace prĂ©vention Vous attendez un enfant ». Vous y trouverez votre calendrier de suivi. Comment dĂ©clarer la grossesse Ă lâemployeur ? Comment prĂ©venir son employeur de sa grossesse ? Envoyer une lettre de dĂ©claration de grossesse Ă lâ employeur , en recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception. Remettre le courrier en main propre, contre dĂ©charge. Quel document fournir Ă lâemployeur pour le congĂ© maternitĂ© ? Lâemployeur peut Ă©tablir cette attestation de salaire Par courrier, en envoyant le formulaire cerfa n° 11135*04 Attestation de salaire pour le paiement des indemnitĂ©s journaliĂšres», Ă la caisse dâAssurance maladie dont dĂ©pend lâassurĂ©e. Quand Doit-on annoncer quâon va ĂȘtre pĂšre Ă son employeur ? Lettre annonce grossesse employeur pour le papa Pour en bĂ©nĂ©ficier, il faut prĂ©venir son employeur au moins 1 mois avant la date prĂ©sumĂ©e du dĂ©but du congĂ©. Tout comme pour la futur maman, il est recommandĂ© dâenvoyer la lettre dâannonce de grossesse Ă lâemployeur en recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception. OĂč trouver dĂ©claration de grossesse sur ameli ? Bonjour Lapitie, Je vous prĂ©cise quâil nâest pas possible dâobtenir la copie de la dĂ©claration de grossesse depuis les services du compte ameli. Cependant, vous pouvez adresser votre demande Ă votre caisse depuis la messagerie du compte ameli. Qui dĂ©clare une grossesse ? Directement en ligne, votre mĂ©decin ou votre sage-femme remplit la dĂ©claration de votre grossesse et la tĂ©lĂ©transmet Ă votre caisse dâAssurance Maladie et Ă votre caisse dâallocations familiales Caf. Quel est le premier examen prĂ©natal ? LâOBJECTIF DU PREMIER EXAMEN PRĂNATAL Elle doit avoir lieu au cours du premier trimestre, avant la fin de la 16e semaine dâamĂ©norrhĂ©e câest-Ă -dire dâabsence de rĂšgles et peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e, au choix, par un mĂ©decin, une sage-femme ou un gynĂ©cologue. Qui prend en charge le salaire de la salariĂ©e pendant son congĂ© maternitĂ© ? Les indemnitĂ©s journaliĂšres lors du congĂ© maternitĂ© Câest la SĂ©curitĂ© sociale qui prend le relai et rĂšgle des indemnitĂ©s journaliĂšres. Ces derniĂšres sont versĂ©es toutes les deux semaines et leur montant est calculĂ© en fonction du salaire perçu au cours des mois prĂ©cĂ©dant le congĂ© maternitĂ©. OĂč trouver mon attestation de congĂ© maternitĂ© ? Bonjour, cela se trouve dans le guide de votre grossesse accessible depuis lâespace prĂ©vention de votre compte vous ne le retrouvez pas, vous pouvez envoyer un mail pour demander un justificatif Ă la CPAM. Comment dĂ©clarer le dĂ©but de mon congĂ© maternitĂ© ? Les obligations de la salariĂ©e Elle doit annoncer les dates prĂ©sumĂ©es du dĂ©but et de fin de son congĂ© ; dĂ©clarer sa grossesse Ă sa caisse primaire dâassurance maladie CPAM et Ă sa caisse dâallocations familiales CAF avant la fin de la 14e semaine de grossesse. Comment obtenir une attestation de congĂ© maternitĂ© ? Afin dâavoir cette attestation, je vous invite Ă en faire la demande auprĂšs de votre caisse via la messagerie de votre compte ameli. Quand annoncer sa grossesse Ă son employeur fonction publique ? Dans la fonction publique, par contre, la dĂ©claration de grossesse Ă lâemployeur est davantage encadrĂ©e. En effet, vous devez rĂ©vĂ©ler que vous ĂȘtes enceinte avant la fin de votre 14Ăšme semaine de grossesse[3]. Comment faire une dĂ©claration de grossesse en ligne ? Si votre mĂ©decin ne dĂ©clare pas votre grossesse directement, vous devez alors faire cette dĂ©claration en ligne sur votre espace Mon compte du puis nous transmettre votre certificat de premier examen. Cette dĂ©claration nous permettra de calculer vos droits Ă la Prestation dâaccueil du jeune enfant Paje. Qui dĂ©clare la grossesse la Caf ? Je suis allocataire Votre mĂ©decin peut dĂ©clarer directement votre grossesse auprĂšs des organismes. Vous devez alors lui prĂ©senter votre carte vitale et lui donner votre accord pour quâil utilise le service en ligne. Pourquoi dĂ©clarer sa grossesse Ă la Caf ? La dĂ©claration de grossesse permet de recevoir les futures prestations familiales connues sous le libellĂ© prestation dâaccueil du jeune enfant» Paje. Il est nĂ©cessaire de vĂ©rifier auprĂšs de la caisse dâAllocations familiales quelles sont les prestations qui peuvent ĂȘtre versĂ©es en fonction des revenus. Comment se passe le 1er RDV avec la sage-femme ? Lâexamen prĂ©natal dĂ©bute par un entretien au cours duquel le praticien nous demande si on souffre de nausĂ©es, de douleurs rĂ©centes, si on a une maladie chronique, des antĂ©cĂ©dents familiaux ou mĂ©dicaux cicatrice utĂ©rine, grossesse gĂ©mellaire, IVG, naissances prĂ©maturĂ©es, incompatibilitĂ© sanguine rhĂ©sus ou plaquettes ⊠Comment se dĂ©roule la CPN ? Lors de ces consultations prĂ©natales, votre mĂ©decin vous informe des rĂ©sultats de vos prĂ©cĂ©dents examens et pratique, chaque fois, un nouvel examen gynĂ©cologique complet prise de vos constantes, tests sanguins, toucher vaginal, mouvements et bruits du cĆur du fĆtus, etc.. Comment se passe le premier RDV grossesse ? Cette premiĂšre consultation prĂ©natale comportera un interrogatoire mĂ©dical dĂ©taillĂ© votre mĂ©decin vous questionnera sur vos antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux et votre Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral. un examen clinique gĂ©nĂ©ral votre mĂ©decin notera votre poids et votre tension artĂ©rielle. Qui verse le salaire pendant le congĂ© parental ? Le congĂ© parental nâest pas rĂ©munĂ©rĂ© par lâemployeur, mais sous certaines conditions, il peut donner lieu Ă une rĂ©munĂ©ration via le versement dâune allocation par la Caisse dâallocations familiales CAF ou la MutualitĂ© sociale agricole MSA. Qui paie les indemnitĂ©s journaliĂšres ? Votre organisme de SĂ©curitĂ© sociale CPAM , MSA vous verse les IJ tous les 14 jours. Il vous adresse en mĂȘme temps un relevĂ©. Vous pouvez Ă©galement le tĂ©lĂ©charger. OĂč trouver les dates de mon congĂ© maternitĂ© sur ameli ? Vous pouvez vĂ©rifier les dates de votre congĂ© maternitĂ© enregistrĂ©es dans votre dossier en contactant votre caisse dâassurance maladie par le biais de la messagerie de votre compte ameli. Vous obtiendrez plus dâinformations sur la durĂ©e du congĂ© maternitĂ© depuis notre site internet. Comment rĂ©diger une attestation de congĂ© ? Madame / Monsieur sera en congĂ© annuels pour la pĂ©riode du inclus. La reprise du travail est fixĂ©e au Ă 09h00. En foi de quoi, la prĂ©sente attestation lui est dĂ©livrĂ©e pour servir et valoir ce que de droit. Aller plus loin RĂ©fĂ©rence 1 RĂ©fĂ©rence 2 RĂ©fĂ©rence 3 RĂ©fĂ©rence 4 Reference 5
. 448 327 435 463 239 226 414 313
delai raisonnable pour tomber enceinte apres embauche